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Enquête sur la population active, novembre 2020

Diffusion : 2020-12-04

Les résultats de l'Enquête sur la population active (EPA) de novembre rendent compte de la situation sur le marché du travail pendant la semaine allant du 8 au 14 novembre.

En septembre et en octobre, un grand nombre de provinces ont commencé à imposer des mesures de santé publique ciblées en réponse à l'augmentation des cas de COVID-19. Au début de novembre, les restrictions liées aux salles à manger intérieures et aux centres de conditionnement physique ont été assouplies en Ontario, tandis qu'au Manitoba, de nouvelles mesures touchant les restaurants, les installations récréatives et les établissements du commerce de détail sont entrées en vigueur. La majeure partie du Québec est demeurée au niveau d'alerte « rouge » en novembre, ce qui a entraîné la fermeture prolongée des salles à manger intérieures et de nombreuses installations récréatives et culturelles.

Faits saillants

La croissance de l'emploi continue de ralentir

L'emploi a progressé de 0,3 % en novembre, après avoir enregistré une hausse de 0,5 % en octobre. De mai à septembre, l'emploi a connu une augmentation moyenne de 2,7 % par mois.

L'emploi à temps plein a augmenté de 99 000 en novembre, tandis que l'emploi à temps partiel a peu varié.

Parmi les personnes qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, 4,6 millions ont travaillé à partir de leur domicile en novembre.

La croissance du nombre de travailleurs autonomes a stagné en novembre, et comparativement aux employés dans le secteur public et dans le secteur privé, l'emploi dans ce groupe est demeuré le plus éloigné du niveau observé en février avant la COVID-19 (-4,7 %; -136 000).

Le total des heures travaillées a augmenté de 1,2 % en novembre. Depuis mai, le total des heures travaillées a constamment progressé, l'arrêt initial généralisé de l'activité économique lié à la COVID-19 ayant été remplacé par des mesures de santé publique plus ciblées et plus limitées.

Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai

Le taux de chômage a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 8,5 % en novembre, poursuivant sa baisse constante amorcée après le taux record de 13,7 % atteint en mai.

Environ 317 000 Canadiens qui étaient au chômage en octobre ont quitté la population active en novembre. Un nombre plus élevé de Canadiens (372 000) ont quitté une situation de chômage pour commencer un emploi.

Le nombre de personnes qui avaient été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché s'est établi à 253 000, ce qui représente une baisse de 78,9 % par rapport à avril.

Après avoir augmenté de 79 000 (+36,2 %) en septembre et de 151 000 (+50,7 %) en octobre, le chômage de longue durée est demeuré stable en novembre. Un total de 443 000 Canadiens, ou le quart (25,6 %) de tous les chômeurs, ont été continuellement sans emploi pendant 27 semaines ou plus.

Après avoir enregistré une hausse marquée à la suite de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 qui l'a fait passer de 11,2 % en février à 36,1 % en avril, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a diminué tous les mois depuis mai, et il a enregistré une baisse de 0,3 point de pourcentage en novembre pour s'établir à 16,9 %.

Les conditions du marché du travail varient selon la province et le secteur

L'emploi a augmenté dans six provinces : en Ontario, en Colombie-Britannique et dans les quatre provinces de l'Atlantique.

Le Manitoba a enregistré sa première baisse de l'emploi depuis avril, tandis que le nombre de personnes ayant un emploi ou une entreprise est demeuré stable au Québec, en Saskatchewan et en Alberta.

En novembre, les niveaux d'emploi à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick étaient revenus à leurs niveaux observés avant la COVID-19.

Après avoir peu varié en octobre, la croissance de l'emploi a repris dans les secteurs des biens (+44 000; +1,2 %) en novembre, et la majeure partie de la hausse a été enregistrée dans la construction.

Pour la première fois depuis le début de la reprise en mai, l'emploi dans les secteurs des services a connu peu de variation.

L'emploi dans l'information, la culture et les loisirs a diminué de 26 000 (-3,5 %), ce qui représente la première baisse notable dans ce secteur depuis avril.

L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a reculé pour un deuxième mois consécutif, en baisse de 24 000 (-2,4 %) en novembre.

L'emploi dans la construction a progressé de 26 000 (+1,9 %). Il s'agit de la première augmentation depuis juillet.

Après avoir fait une pause en octobre, la croissance de l'emploi a repris dans le transport et l'entreposage (+20 000; +2,1 %).

Dans les ressources naturelles, l'emploi a progressé pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 3,1 % (+10 000) pour revenir à son niveau observé avant la COVID-19.

La croissance de l'emploi varie également d'un groupe démographique à l'autre

L'emploi chez les femmes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) était inchangé en novembre après avoir enregistré six mois consécutifs de croissance.

L'emploi chez les hommes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) a augmenté de 23 000 (+0,4 %).

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, l'emploi a augmenté de 0,9 % (+20 000), tandis que leur taux de chômage a diminué de 1,4 point de pourcentage pour s'établir à 17,4 %. L'emploi a augmenté chez les jeunes hommes et il a peu varié chez les jeunes femmes.

L'emploi chez les travailleurs âgés de 55 ans et plus a augmenté de 23 000 (+0,6 %) en novembre après être resté stable en octobre.

L'emploi chez les Autochtones vivant hors réserve a peu varié par rapport à octobre.

Chez les personnes âgées de 15 à 69 ans, le taux de chômage des personnes appartenant à un groupe désigné comme minorité visible a diminué de 1,5 point de pourcentage pour s'établir à 10,2 % en novembre. Environ la moitié de la baisse du chômage observée chez les personnes appartenant à un groupe désigné comme minorité visible est attribuable aux Canadiens sud-asiatiques (données non désaisonnalisées).

La croissance de l'emploi continue de ralentir

L'emploi a progressé de 62 000 (+0,3 %) en novembre, après avoir enregistré une hausse de 84 000 (+0,5 %) en octobre. De mai à septembre, l'emploi a connu une augmentation moyenne de 2,7 % par mois.

Le taux de chômage s'est établi à 8,5 % en novembre, en baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à un mois plus tôt.

La croissance de l'emploi a continué de varier d'un secteur à l'autre en novembre. L'emploi a reculé dans les secteurs les plus directement touchés par les restrictions en matière de santé publique, plus particulièrement dans les services d'hébergement et de restauration. Par ailleurs, l'emploi a continué de se rapprocher des niveaux observés avant la COVID-19, ou de les dépasser, dans les secteurs où il est plus facile de travailler à partir du domicile ou de respecter les mesures de distanciation physique, comme dans les services professionnels, scientifiques et techniques.

En avril, l'arrêt initial généralisé de l'activité économique lié à la COVID-19 a touché directement 5,5 millions de travailleurs canadiens, y compris 3,0 millions de personnes qui ont perdu leur emploi et 2,5 millions de personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui se sont absentées du travail en raison de la COVID-19. En novembre, le chiffre correspondant s'est établi à 1,0 million, et comprenait une baisse de l'emploi de 574 000 (-3,0 %) depuis février et une augmentation de 448 000 (+55,5 %) depuis février du nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles.

Graphique 1  Graphique 1: La cadence de la reprise de l'emploi ralentit
La cadence de la reprise de l'emploi ralentit

L'emploi à temps plein enregistre une hausse

L'emploi à temps plein a augmenté de 99 000 (+0,7 %) en novembre, tandis que l'emploi à temps partiel a peu varié. Par rapport aux niveaux observés en février avant la COVID-19, l'emploi à temps plein a diminué de 2,9 %, alors que l'emploi à temps partiel a reculé de 3,3 %.

Parmi les personnes qui ont travaillé à temps partiel en novembre, plus du cinquième (22,6 %; 808 000) voulait trouver un emploi à temps plein (30 heures ou plus par semaine), mais était incapable d'en trouver un. Il s'agit d'une hausse de 5,2 points de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt. Des augmentations supérieures à la moyenne ont été enregistrées chez les hommes âgés de 25 à 54 ans (en hausse de 13,2 points de pourcentage pour atteindre 46,4 %) (données non désaisonnalisées).

Le nombre de Canadiens travaillant à domicile augmente pour un deuxième mois consécutif

Parmi les personnes qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, 4,6 millions ont travaillé à partir de leur domicile en novembre, ce qui représente une hausse d'environ 250 000 par rapport à octobre. Ce nombre comprend 2,5 millions de personnes qui ne travaillent normalement pas à partir de leur domicile. Dans ce même groupe, le nombre de personnes travaillant à partir d'un endroit autre que leur domicile a diminué d'environ 100 000 pour s'établir à 12,2 millions.

Les hôpitaux et les écoles sont à l'origine de la croissance de l'emploi dans le secteur public

Le nombre d'employés du secteur public a augmenté de 32 000 (+0,8 %) en novembre et a dépassé de 1,5 % son niveau observé en février avant la COVID-19. Par rapport à un an plus tôt, le nombre de travailleurs du secteur public a progressé de 61 000 (+1,6 %), principalement en raison des hausses enregistrées dans les hôpitaux ainsi que dans les écoles primaires et secondaires (données non désaisonnalisées).

Le nombre d'employés du secteur privé a peu varié en novembre, mais il a diminué de 411 000 (-3,3 %) par rapport à 12 mois plus tôt. Cette baisse a été la plus prononcée dans les services d'hébergement et de restauration, tandis que l'emploi dans les services professionnels, scientifiques et techniques a augmenté.

La croissance du nombre de travailleurs autonomes a stagné en novembre et ce groupe est demeuré le plus éloigné du niveau observé en novembre 2019 (-4,5 %; -131 000) et en février avant la COVID-19 (-4,7 %; -136 000).

Graphique 2  Graphique 2: La hausse de l'emploi dans les hôpitaux et les écoles porte l'emploi dans le secteur public à un niveau supérieur à celui observé avant la COVID-19
La hausse de l'emploi dans les hôpitaux et les écoles porte l'emploi dans le secteur public à un niveau supérieur à celui observé avant la COVID-19

Le nombre total d'heures travaillées continue d'augmenter

Tout comme l'emploi, le total des heures travaillées dans l'ensemble des secteurs est un indicateur de base de l'état du marché du travail. En général, un certain nombre de facteurs peuvent influer sur le total des heures travaillées, comme la croissance de l'emploi, les variations de la composition de l'emploi par secteur et par profession, ainsi que les changements observés dans les absences du travail.

De février à avril, les baisses de l'emploi et les absences du travail liées à la COVID-19 ont contribué à la baisse de plus du quart (-27,7 %) du nombre total d'heures travaillées dans l'ensemble des secteurs. Depuis mai, le total des heures travaillées a constamment progressé, l'arrêt initial généralisé de l'activité économique lié à la COVID-19 ayant été remplacé par des mesures de santé publique plus ciblées et plus limitées.

D'octobre à novembre, le total des heures travaillées a augmenté de 1,2 %, poursuivant ainsi la tendance récente. Malgré cette hausse observée au cours du mois, le total des heures travaillées était 5,0 % inférieur à celui de février, et environ le quart (27,1 %) du déficit net a été enregistré dans les services d'hébergement et de restauration. La construction, le transport et l'entreposage ainsi que le commerce de gros et de détail ont aussi contribué de manière notable au recul observé de février à novembre.

Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai

Le taux de chômage a reculé de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 8,5 % en novembre, poursuivant sa baisse constante amorcée après le taux record de 13,7 % atteint en mai. En février, juste avant la crise économique liée à la COVID-19, le taux de chômage s'est établi à 5,6 %.

Le nombre total de chômeurs a diminué de 4,5 % pour s'établir à 1,7 million en novembre (-82 000), poursuivant aussi la tendance à la baisse amorcée à la suite du sommet atteint en mai. Environ 317 000 Canadiens qui étaient au chômage en octobre ont quitté la population active en novembre. Un nombre plus élevé de Canadiens (372 000) ont quitté une situation de chômage pour commencer un emploi.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai
Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai

Le taux de chômage chez les minorités visibles diminue en novembre

Chez les personnes âgées de 15 à 69 ans, le taux de chômage des personnes appartenant à un groupe désigné comme minorité visible a diminué de 1,5 point de pourcentage pour s'établir à 10,2 % en novembre (données non désaisonnalisées). En revanche, le taux de chômage des personnes qui ne s'identifiaient pas comme Autochtones et qui n'appartenaient pas à un groupe désigné comme minorité visible a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 6,9 % (données non désaisonnalisées).

Environ la moitié de la baisse du chômage observée chez les personnes appartenant à un groupe désigné comme minorité visible est attribuable aux Canadiens sud-asiatiques, dont le taux de chômage a reculé de 3,3 points de pourcentage pour s'établir à 10,5 %. Parallèlement, les Canadiens sud-asiatiques ont aussi connu une hausse de l'emploi. La grande majorité (87 %) de l'augmentation a été observée dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Toronto, et plus de la moitié (57,9 %) a été enregistrée dans les professions de la vente et des services (données non désaisonnalisées).

Le taux de chômage a aussi diminué chez les Canadiens asiatiques du Sud-Est en novembre (-3,8 points de pourcentage pour s'établir à 8,7 %), tandis qu'il a peu varié parmi les cinq autres grands groupes de population désignés comme minorités visibles (données non désaisonnalisées).

Les mises à pied temporaires demeurent élevées dans certains secteurs

L'augmentation marquée du chômage découlant de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 a été attribuable en partie à la hausse sans précédent du nombre de personnes mises à pied temporairement. Ce nombre a atteint un sommet de 1,2 million en avril, avant de connaître une baisse continue pendant l'été et au début de l'automne, sous l'effet de l'assouplissement des mesures de santé publique. En novembre, le nombre de personnes qui avaient été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché s'est établi à 253 000, ce qui représente une baisse de 78,9 % par rapport à avril.

Environ le quart (26,6 %) des personnes mises à pied temporairement en novembre avait travaillé pour la dernière fois dans le secteur des services d'hébergement et de restauration (données non désaisonnalisées), ce qui reflète les difficultés persistantes auxquelles est confronté ce secteur qui doit s'adapter aux mesures de santé publique nouvelles et existantes. Les secteurs du commerce de gros et de détail (11,8 %) et de la fabrication (11,6 %) ont aussi été à l'origine d'une part importante des personnes mises à pied temporairement. Dans l'ensemble des secteurs, les hommes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans ont représenté près de trois personnes (28,0 %; 71 000) mises à pied temporairement sur dix.

Les stratégies de recherche d'emploi changent étant donné qu'un grand nombre de Canadiens continuent de chercher un emploi

Puisque le nombre de personnes mises à pied temporairement a diminué pendant l'été et au début de l'automne, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi a augmenté et a représenté une part croissante de l'ensemble des chômeurs. Malgré la baisse observée au cours du mois (-39 000; -2,6 %), 1,5 million de personnes ont été à la recherche d'un emploi en novembre, environ un demi-million de plus qu'en février (+448 000; +43,3 %).

Près d'une personne à la recherche d'un emploi sur trois en novembre (432 000; 29,1 %) était un homme du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans. Les professions les plus courantes des personnes à la recherche d'un emploi qui avaient travaillé au cours des 12 derniers mois comprenaient les professions de la vente et des services (36,6 %), et les professions liées aux métiers, au transport et à la machinerie (19,5 %) (données non désaisonnalisées).

La majeure partie de la hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi observée de février à novembre a été enregistrée parmi les personnes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans. Au total, 135 000 (+45,3 %) hommes de plus et 105 000 (+39,6 %) femmes de plus ont cherché un emploi. En novembre, 154 000 (+56,3 %) jeunes de plus ont cherché un emploi par rapport à février, et la hausse s'est répartie entre les jeunes hommes et les jeunes femmes.

L'augmentation importante du nombre de personnes à la recherche d'un emploi depuis l'été met en évidence l'importance des diverses stratégies utilisées par les chômeurs pour retourner à l'emploi. En novembre, près de huit personnes sur dix à la recherche d'un emploi (77,5 %) ont lu les offres d'emploi, en hausse de 11,4 points de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt (données non désaisonnalisées). La proportion de personnes à la recherche d'un emploi qui ont eu recours à des agences de placement publiques ou privées a diminué de 2,3 points de pourcentage par rapport à un an plus tôt pour s'établir à 19,0 %, tandis que la proportion de personnes qui ont fait appel à des amis ou à des membres de leur famille pour trouver des perspectives d'emploi a augmenté de 6,6 points de pourcentage pour atteindre 32,4 %.

Les chômeurs de longue durée présentent un risque plus élevé d'éprouver des difficultés financières

Après avoir augmenté de 79 000 (+36,2 %) en septembre et de 151 000 (+50,7 %) en octobre, le chômage de longue durée est demeuré stable en novembre. Un total de 443 000 Canadiens, ou le quart (25,6 %) de tous les chômeurs, ont été continuellement sans emploi pendant 27 semaines ou plus.

Les travailleurs qui sont devenus chômeurs à la suite des ralentissements économiques antérieurs ont subi un éventail de conséquences à long terme, y compris une diminution à long terme de leurs revenus. Les personnes qui ont récemment commencé une période sans emploi prolongée au cours des derniers mois reflètent directement les pertes d'emplois sans précédent découlant de l'arrêt de l'activité économique lié à la COVID-19 de mars et d'avril, et elles pourraient devoir faire face à un ensemble unique de défis à court et à long terme.

En novembre, plus de la moitié (53,3 %) des chômeurs de longue durée vivaient au sein d'un ménage ayant déclaré avoir de la difficulté à assumer ses dépenses nécessaires (données non désaisonnalisées). Cette proportion était plus élevée que la proportion de personnes ayant vécu une période sans emploi plus courte (41,4 %) et nettement supérieure (19,3 %) à celle des personnes en emploi ou des personnes inactives (données non désaisonnalisées).

Même si les personnes du principal groupe d'âge actif représentaient la plus grande part (53,9 %) des chômeurs de longue durée en novembre, leur part a reculé de 4,7 points de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt. Les personnes âgées de 55 ans et plus, par ailleurs, ont représenté une plus grande proportion des chômeurs de longue durée par rapport à un an plus tôt — 26,2 %, en hausse de 5,3 points de pourcentage — ce qui laisse entendre que certains travailleurs plus âgés pourraient être confrontés à des obstacles particuliers liés à leur retour à l'emploi. Les jeunes ont représenté le cinquième (20,0 %) des chômeurs de longue durée, en baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt.

La sous-utilisation de la main-d'œuvre continue de baisser, mais demeure supérieure au niveau observé avant la COVID-19

Depuis mars, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre — qui reflète la proportion de personnes au sein de la population active potentielle qui sont au chômage, ou qui veulent travailler, mais qui n'ont pas cherché de travail, ou qui sont en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 — a été utilisé comme indicateur global des répercussions de la COVID-19 sur les conditions du marché du travail. Après avoir enregistré une hausse marquée à la suite de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 qui l'a fait passer de 11,2 % en février à 36,1 % en avril, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a diminué tous les mois depuis mai, et il a enregistré une baisse de 0,3 point de pourcentage en novembre pour s'établir à 16,9 %.

En novembre, les personnes à la recherche d'un emploi ont été à l'origine de 42,0 % de la sous-utilisation de la main-d'œuvre, tandis que les personnes qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui ont été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché ont représenté 15,4 % et 7,1 % du total, respectivement. La proportion restante de 35,5 % de la sous-utilisation de la main-d'œuvre est attribuable aux personnes en emploi qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles en novembre.

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: La sous-utilisation de la main-d'œuvre reste élevée puisque plus de Canadiens sont à la recherche d'un emploi ou travaillent des heures réduites
La sous-utilisation de la main-d'œuvre reste élevée puisque plus de Canadiens sont à la recherche d'un emploi ou travaillent des heures réduites

Les conditions du marché du travail varient selon la province

Puisque les secteurs de compétence ont ajusté leurs restrictions en matière de santé publique en réponse à l'augmentation des cas de COVID-19, les conditions du marché du travail ont varié d'une région à l'autre au Canada au cours de la semaine allant du 8 au 14 novembre. L'emploi a augmenté dans six provinces : en Ontario, en Colombie-Britannique et dans les quatre provinces de l'Atlantique. Le Manitoba a enregistré sa première baisse de l'emploi depuis avril, tandis que le nombre de personnes ayant un emploi ou une entreprise est demeuré stable au Québec, en Saskatchewan et en Alberta.

En novembre, les niveaux d'emploi à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick étaient revenus à leurs niveaux observés avant la COVID-19. L'emploi était le plus près des niveaux observés en février en Colombie-Britannique (-1,5 %) en novembre, et le plus éloigné, au Manitoba (-4,8 %) et en Alberta (-4,9 %).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit «L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive».

Infographie 2  Vignette de l'infographie 2: L'Alberta et le Manitoba enregistrent les niveaux d'emploi les plus éloignés des niveaux observés avant la COVID-19
L'Alberta et le Manitoba enregistrent les niveaux d'emploi les plus éloignés des niveaux observés avant la COVID-1

La croissance de l'emploi continue de ralentir dans le centre du Canada

Après avoir enregistré une hausse mensuelle moyenne de l'emploi de 3,1 % de juin à septembre, l'Ontario a connu un ralentissement de la croissance en octobre. Ce ralentissement s'est poursuivi en novembre, et l'emploi a augmenté de 37 000 (+0,5 %), principalement dans le travail à temps plein. L'emploi dans la RMR de Toronto a stagné en novembre après avoir progressé pendant cinq mois consécutifs. Le taux de chômage en Ontario a reculé de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 9,1 %.

La hausse de l'emploi la plus marquée a été enregistrée dans la construction, un secteur qui n'a pas été touché par les récentes restrictions, tandis que des baisses ont été observées dans les services d'hébergement et de restauration dans le contexte du resserrement des mesures de santé publique à Toronto et à Peel.

Au Québec, l'emploi a peu varié pour un deuxième mois consécutif. Dans la RMR de Montréal, l'emploi a été stable pour un deuxième mois consécutif après avoir enregistré une hausse mensuelle moyenne de 3,8 % de mai à septembre. Le taux de chômage au Québec a diminué de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 7,2 %, en raison de la baisse du nombre de personnes mises à pied temporairement.

L'emploi a diminué dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans l'information, la culture et les loisirs, et la baisse a coïncidé avec la mise en place de mesures de santé publique ciblées depuis octobre. L'emploi a progressé dans les services professionnels, scientifiques et techniques.

La croissance de l'emploi se poursuit en Colombie-Britannique

Juste avant le début de la semaine de référence de l'EPA, qui s'est déroulée du 8 au 14 novembre, la région sociosanitaire de Vancouver Coastal et la région sociosanitaire de Fraser ont imposé de nouvelles restrictions relatives aux rassemblements sociaux, aux voyages ainsi qu'aux gymnases et aux installations sportives intérieures, de même que de nouvelles exigences en matière de sécurité au travail liées à la COVID-19.

Malgré ces nouvelles restrictions, l'emploi en Colombie-Britannique a progressé de 24 000 (+1,0 %) en novembre. Cette hausse s'est ajoutée aux augmentations observées au cours des six mois précédents (+335 000). La croissance enregistrée dans l'emploi à temps plein a été contrebalancée en partie par la diminution observée dans l'emploi à temps partiel. Plusieurs secteurs ont enregistré des hausses, y compris les services d'hébergement et de restauration, le transport et l'entreposage, le commerce de gros et de détail, ainsi que la construction. Le taux de chômage a reculé de 0,9 point de pourcentage pour s'établir à 7,1 %.

L'emploi a progressé (+1,2 %) dans la RMR de Vancouver, bien qu'à un rythme plus lent qu'au cours des deux mois précédents.

Un plus grand nombre de personnes sont en emploi dans les provinces de l'Atlantique

Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ont tous enregistré des hausses de l'emploi en novembre.

La Nouvelle-Écosse a enregistré la plus forte augmentation de l'emploi parmi les provinces de l'Atlantique, en hausse de 10 000 (+2,2 %), poursuivant la tendance à la hausse observée depuis avril. La croissance de novembre est principalement attribuable au travail à temps plein. Le taux de chômage a diminué de 2,3 points de pourcentage pour s'établir à 6,4 %, le taux le plus faible depuis mars 2019 et le plus faible parmi les provinces.

Le Nouveau-Brunswick a connu sa première hausse importante de l'emploi (+4 200; +1,2 %) depuis les augmentations marquées enregistrées en mai et en juin. La hausse de novembre est presque entièrement survenue dans le travail à temps plein et le taux de chômage a reculé de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 9,6 %.

À Terre-Neuve-et-Labrador, l'emploi a augmenté pour un septième mois consécutif, en hausse de 2 300 (+1,0 %) en novembre, et il a récupéré toutes les baisses enregistrées depuis février. Le taux de chômage a peu varié en novembre, s'établissant à 12,2 %. Les secteurs ayant connu des baisses de l'emploi au début de la pandémie, comme les ressources naturelles, la construction et la fabrication, ont enregistré de faibles augmentations au cours des mois suivants, et celles-ci ont contrebalancé les baisses enregistrées en mars et en avril. D'autres secteurs, comme les soins de santé et l'assistance sociale et les administrations publiques ont continué d'enregistrer des hausses de l'emploi au cours des derniers mois, ce qui leur a permis de dépasser leurs niveaux d'emploi de février.

Le nombre de personnes en emploi a aussi augmenté à l'Île-du-Prince-Édouard en novembre (+1 000; +1,3 %), et le taux de chômage s'y est établi à 10,2 %.

Le Manitoba enregistre une baisse de l'emploi

L'emploi au Manitoba a reculé de 18 000 en novembre, et presque toute la baisse a été enregistrée dans le travail à temps partiel. Il s'agit de la première diminution notable observée depuis avril et elle coïncide avec les mesures de santé publique plus sévères qui sont entrées en vigueur au début de novembre pour la région métropolitaine de Winnipeg et au moment de la semaine de référence de l'EPA pour le reste de la province. La plus forte diminution de l'emploi a été observée dans les services d'hébergement et de restauration. Le taux de chômage a peu varié en novembre, s'établissant à 7,4 %, en raison de la baisse du nombre de Manitobains actifs sur le marché du travail.

L'emploi a peu varié en novembre en Saskatchewan et en Alberta. Au moment de la semaine de référence de l'EPA allant du 8 au 14 novembre, les deux provinces avaient largement évité de mettre en place des mesures de santé publique plus sévères. Le taux de chômage en Saskatchewan a augmenté de 0,5 point de pourcentage pour atteindre 6,9 %, en raison du plus grand nombre de personnes à la recherche de travail, tandis que le taux de chômage en Alberta a peu varié et s'est établi à 11,1 %.

La croissance de l'emploi continue de varier d'un secteur à l'autre

Après avoir peu varié en octobre, la croissance de l'emploi a repris dans les secteurs des biens (+44 000; +1,2 %) en novembre, et la majeure partie de la hausse a été enregistrée dans la construction.

Pour la première fois depuis le début de la reprise en mai, l'emploi dans les secteurs des services a connu peu de variation en novembre. L'emploi a reculé dans deux secteurs, l'information, la culture et les loisirs ainsi que les services d'hébergement et de restauration, ceux-ci ayant continué de subir les effets négatifs des mesures de santé publique nouvelles et existantes. Ces baisses ont été contrebalancées par les hausses enregistrées dans les secteurs moins directement touchés par les restrictions en place au moment de la semaine de référence de l'EPA, y compris le commerce de détail, le transport et l'entreposage ainsi que la finance, les assurances, les services immobiliers, et les services de location et de location à bail.

L'emploi recule dans l'information, la culture et les loisirs ainsi que dans les services d'hébergement et de restauration

En novembre, l'emploi dans l'information, la culture et les loisirs a diminué de 26 000 (-3,5 %), ce qui représente la première baisse notable dans ce secteur depuis avril. L'emploi a reculé pour un deuxième mois consécutif au Québec, où les restrictions relatives aux rassemblements publics avaient été resserrées de façon notable au moment de la semaine de référence de l'EPA. À l'échelle nationale, l'emploi dans l'information, la culture et les loisirs était 10,5 % plus faible en novembre qu'il ne l'était en février.

Graphique 4  Graphique 4: Les baisses enregistrées dans l'information, la culture et les loisirs ainsi que dans les services d'hébergement et de restauration atténuent la hausse globale de l'emploi
Les baisses enregistrées dans l'information, la culture et les loisirs ainsi que dans les services d'hébergement et de restauration atténuent la hausse globale de l'emploi

L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a reculé pour un deuxième mois consécutif, en baisse de 24 000 (-2,4 %) en novembre, et la diminution s'est répartie entre l'Ontario, le Manitoba et le Québec. Dans les services d'hébergement et de restauration, près d'un employé sur dix (8,9 %) a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles en novembre — la troisième proportion en importance parmi l'ensemble des secteurs, derrière les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (10,3 %) et le transport et l'entreposage (9,2 %) (données non désaisonnalisées).

Infographie 3  Vignette de l'infographie 3: Le secteur des services d'hébergement et de restauration est le plus éloigné d'une reprise de l'emploi
Le secteur des services d'hébergement et de restauration est le plus éloigné d'une reprise de l'emploi

Face aux mesures de santé publique nouvelles et existantes en vigueur pour contrôler la propagation de la COVID-19, les employeurs des services d'hébergement et de restauration continueront vraisemblablement d'être confrontés à un certain nombre de défis. De la mi-septembre à la fin du mois d'octobre, Statistique Canada a mené l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises pour recueillir des renseignements sur les perspectives d'avenir des entreprises. Près du quart des entreprises des services d'hébergement et de restauration (22,5 %) s'attendaient à une réduction de leur nombre d'employés au cours des trois prochains mois, plus du double de la moyenne enregistrée à l'échelle des entreprises (10,4 %).

Le commerce de détail enregistre une deuxième hausse consécutive de l'emploi

Dans le commerce de détail, l'emploi a progressé pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 1,5 % en novembre (+32 000), et la majeure partie de l'augmentation d'un mois à l'autre a été enregistrée en Ontario. Des mesures visant à cesser le magasinage en personne chez les détaillants non essentiels sont entrées en vigueur dans les régions de Toronto et de Peel le 23 novembre, après la semaine de référence de l'EPA, et celles-ci pourraient se refléter dans les résultats de l'EPA de décembre. Les résultats de décembre pourraient également permettre de mieux comprendre les effets des restrictions plus sévères imposées dans d'autres provinces, comme au Manitoba et en Alberta.

À l'échelle nationale, la hausse de l'emploi enregistrée en novembre a porté le commerce de détail à 3,7 % de son niveau d'emploi observé avant la COVID-19.

La croissance de l'emploi reprend dans la construction ainsi que dans le transport et l'entreposage

L'emploi dans la construction a progressé de 26 000 (+1,9 %) en novembre. Il s'agit de la première augmentation depuis juillet et elle est principalement attribuable à la hausse de 5,5 % (+28 000) enregistrée en Ontario. À l'échelle nationale, l'emploi dans la construction s'est situé 5,7 % en deçà de son niveau de février.

Après avoir fait une pause en octobre, la croissance de l'emploi a repris dans le transport et l'entreposage en novembre (+20 000; +2,1 %). La hausse est en grande partie attribuable aux augmentations enregistrées en Ontario et en Colombie-Britannique et a ramené l'emploi dans ce secteur à 6,4 % de son niveau observé avant la COVID-19.

Les niveaux d'emploi dans la finance, les assurances, les services immobiliers, et les services de location et de location à bail sont maintenant supérieurs à ceux observés avant la COVID-19

L'emploi a augmenté pour un troisième mois consécutif dans la finance, les assurances, les services immobiliers, et les services de location et de location à bail, en hausse de 15 000 (+1,2 %). La récente croissance de l'emploi enregistrée dans ce secteur lui a permis de se redresser complètement, celui-ci ayant dépassé de 2,3 % son niveau observé en février.

L'emploi augmente dans les ressources naturelles pour un deuxième mois consécutif

Dans les ressources naturelles, l'emploi a progressé pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 3,1 % en novembre (+10 000) pour revenir à son niveau observé avant la COVID-19. La croissance d'un mois à l'autre s'est répartie presque également entre l'Alberta et la Colombie-Britannique. Les données relatives à ce secteur qui seront recueillies au cours des prochains mois pourraient permettre de mieux comprendre les effets qu'aura la décision de l'Alberta de cesser de limiter sa production pétrolière en décembre, étant donné que cela permettra aux producteurs d'utiliser la capacité des oléoducs à leur disposition et d'augmenter l'emploi.

La croissance de l'emploi des femmes du principal groupe d'âge actif stagne

L'emploi total chez les femmes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) n'a pas connu de variation en novembre après avoir enregistré six mois consécutifs de croissance. Les hausses observées dans le travail à temps plein (+49 000; +1,0 %) ont été contrebalancées par les baisses enregistrées dans le travail à temps partiel (-52 000, -5,0 %). Malgré l'absence de croissance observée au cours du mois, l'emploi s'est situé plus près de son niveau observé en février avant la COVID-19 parmi les femmes du principal groupe d'âge actif (-1,5 %) que parmi tous les autres principaux groupes démographiques.

Les baisses sur 12 mois de l'emploi par secteur, qui tiennent compte des variations saisonnières typiques, ont été les plus prononcées dans les services d'hébergement et de restauration, dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien ainsi que dans les « autres services ». Ces diminutions ont été partiellement contrebalancées par les hausses sur 12 mois enregistrées dans la finance, les assurances, et les services immobiliers et les services de location et de location à bail ainsi que dans les services d'enseignement (données non désaisonnalisées).

Le taux de chômage des femmes du principal groupe d'âge actif a peu varié en novembre, s'établissant à 6,8 %, en hausse de 2,2 points de pourcentage par rapport à février.

Après être revenu à son niveau observé avant la COVID-19 en septembre, le taux d'activité des femmes du principal groupe d'âge actif est demeuré stable en novembre, s'établissant à 83,8 %, ce qui est nettement supérieur au récent creux de 77,8 % enregistré en avril.

Les hommes du principal groupe d'âge actif enregistrent une augmentation de l'emploi à temps partiel

L'emploi chez les hommes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) a augmenté de 23 000 (+0,4 %) en novembre, entièrement en raison d'une hausse de l'emploi à temps partiel et a ramené l'emploi dans ce groupe démographique à 1,7 % de son niveau observé avant la COVID-19.

Comparativement à un an plus tôt, la majeure partie du recul de l'emploi observé chez les hommes du principal groupe d'âge actif a été enregistrée dans la construction, dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans le transport et l'entreposage.

Le taux de chômage des hommes du principal groupe d'âge actif s'est établi à 7,3 % en novembre, ce qui représente une baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à octobre, mais tout de même une hausse par rapport au taux de 4,8 % enregistré en février avant la pandémie. Après être revenu à son taux observé avant la COVID-19 en septembre, le taux d'activité des hommes du principal groupe d'âge actif n'a pas connu de variation par rapport à octobre et s'est établi à 91,6 %.

Les mères continuent d'enregistrer des baisses du nombre d'heures travaillées, même si leur emploi est revenu aux niveaux observés avant la crise économique

Au moment où les enfants sont retournés à l'école en août et en septembre, l'attention s'est tournée sur la façon dont les parents s'adaptaient pour concilier les responsabilités liées au travail et aux soins des enfants avec les nouvelles routines de la rentrée scolaire, que ce soit l'apprentissage en ligne à la maison ou le retour en salle de classe. Pour bien comprendre ces répercussions, il faut utiliser un éventail d'indicateurs du travail de l'Enquête sur la population active — particulièrement l'emploi et les absences du travail — ainsi que des indicateurs non liés au travail obtenus d'autres sources.

En septembre, l'emploi est revenu aux niveaux observés avant la pandémie tant chez les mères que chez les pères du principal groupe d'âge actif ayant des enfants de moins de 18 ans. Cette situation est demeurée la même en novembre, chacun des groupes ayant connu peu de variation de l'emploi par rapport à un an plus tôt.

Les tendances relatives aux absences du travail, toutefois, indiquent que les mères peuvent être confrontées à des difficultés différentes de celles éprouvées par les pères, particulièrement chez les parents dont le plus jeune enfant est âgé de moins de 13 ans. Par rapport à un an plus tôt, ce groupe comportait 54,9 % plus de mères qui travaillaient moins de la moitié de leurs heures habituelles en novembre, comparativement à 41,3 % plus de pères (données non désaisonnalisées). Ces absences comprennent celles liées à des circonstances personnelles, comme les soins aux enfants, et celles liées à la situation au travail, comme une réduction des quarts de travail.

Dans le cadre de l'EPA de novembre, on a demandé aux répondants s'ils avaient des préoccupations concernant les soins des enfants ou d'autres membres de la famille dans le contexte de la pandémie actuelle. La nature et les effets particuliers de ces préoccupations pourraient varier en fonction de la réalité particulière de chaque famille pour ce qui est des soins des enfants, de la scolarité et de la situation d'emploi. Chez les parents du principal groupe d'âge actif dont le plus jeune enfant était âgé de moins de 13 ans, la proportion qui a mentionné des préoccupations liées aux soins des enfants était plus élevée parmi les personnes à la recherche d'un emploi (41,7 %) que parmi les personnes occupées (32,9 %). Les mères (35,3 %) étaient un peu plus susceptibles que les pères (30,0 %) de mentionner des inquiétudes liées aux soins des enfants ou de personnes à charge.

L'emploi est plus éloigné des niveaux observés avant la COVID-19 chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, l'emploi a augmenté de 0,9 % (+20 000) en novembre, tandis que leur taux de chômage a diminué de 1,4 point de pourcentage pour s'établir à 17,4 %. Un moins grand nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans faisaient partie de la population active en novembre, puisque leur taux d'activité a reculé de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 63,6 %, et la baisse a été entièrement enregistrée chez les jeunes femmes (-1,2 point de pourcentage). La proportion de jeunes fréquentant l'école a augmenté de 1,8 point de pourcentage (de 62,1 % à 63,9 %) par rapport à 12 mois plus tôt (données non désaisonnalisées).

L'emploi a augmenté chez les jeunes hommes (+14 000; +1,2 %) en novembre; les hausses enregistrées dans l'emploi à temps plein (+34 000; +5,1 %) n'ont été que partiellement contrebalancées par les pertes observées dans l'emploi à temps partiel (-19 000; -3,8 %). Chez les jeunes femmes, en revanche, l'emploi a peu varié au cours du mois.

Les répercussions de la COVID-19 sur le marché du travail ont été particulièrement difficiles pour les jeunes femmes, qui ont enregistré de plus fortes baisses initiales de l'emploi liées à la COVID-19 en mars et en avril. En novembre, l'emploi dans ce groupe est demeuré le plus éloigné (-11,0 %) des niveaux observés en février avant la pandémie que tous les autres principaux groupes démographiques. De même, bien que le taux de chômage des jeunes hommes (18,2 %) soit demeuré plus élevé que celui enregistré parmi tous les principaux groupes démographiques en novembre, la hausse sur 12 mois du taux de chômage a été plus élevée pour les jeunes femmes (+6,6 points de pourcentage) que pour les jeunes hommes (+5,1 points de pourcentage).

Graphique 5  Graphique 5: L'emploi est plus éloigné des niveaux observés avant la COVID-19 chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes
L'emploi est plus éloigné des niveaux observés avant la COVID-19 chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes

Comparativement à un an plus tôt, l'emploi chez les jeunes a reculé du tiers (-33,0 %) dans l'information, la culture et les loisirs et du quart (-25,8 %) dans les services d'hébergement et de restauration en novembre (données non désaisonnalisées). Les baisses de l'emploi sur 12 mois observées dans ces deux secteurs, qui représentent habituellement environ le quart de l'emploi chez les jeunes (25,4 % en 2019), ont été contrebalancées en partie par les hausses enregistrées dans le secteur de la construction, où l'emploi a augmenté par rapport à un an plus tôt.

Graphique 6  Graphique 6: Le taux de chômage chez les jeunes demeure élevé en novembre
Le taux de chômage chez les jeunes demeure élevé en novembre

L'emploi augmente chez les Canadiens âgés de 55 ans et plus

L'emploi chez les travailleurs âgés de 55 ans et plus a augmenté de 23 000 (+0,6 %) en novembre après être resté stable en octobre. Les hausses sont survenues surtout chez les femmes plus âgées, et l'emploi a peu varié chez les hommes de ce groupe d'âge. Néanmoins, l'emploi chez les travailleurs plus âgés est demeuré 3,2 % en deçà des niveaux observés en février, et l'emploi chez les hommes plus âgés (-2,5 %) s'est situé plus près des niveaux enregistrés avant la pandémie que l'emploi chez les femmes plus âgées (-4,1 %).

Selon le secteur, les baisses de l'emploi les plus prononcées sur 12 mois chez les hommes plus âgés ont été enregistrées chez ceux qui ont travaillé dans le commerce de détail ainsi que dans la construction. Chez les femmes, les baisses ont été les plus marquées dans les secteurs des soins de santé et de l'assistance sociale et des « autres services » (données non désaisonnalisées).

Le taux de chômage des travailleurs âgés de 55 ans et plus a reculé de 0,8 point de pourcentage pour s'établir à 7,1 % en novembre.

Le taux d'emploi des immigrants très récents reste le plus près du niveau observé en février

En novembre, le taux d'emploi des immigrants reçus au Canada il y a plus de cinq ans (58,1 %) était 1,2 point de pourcentage en deçà de son niveau observé en février avant la COVID-19, ce qui est plus près que le taux enregistré pour les personnes nées au Canada (59,7 %), qui a diminué de 1,7 points de pourcentage (données non désaisonnalisées). Pour obtenir plus de renseignements sur les répercussions de la pandémie sur l'emploi des immigrants, veuillez consulter Transitions entre périodes d'emploi et de chômage vécues par les immigrants pendant la période de confinement obligatoire en raison de la COVID-19 et la période de reprise des activités.

Le taux d'emploi des immigrants très récents — ceux qui ont été reçus au Canada il y a cinq ans ou moins — s'est établi à 65,6 % en novembre, un taux presque inchangé par rapport à son niveau observé en février avant la COVID-19 (données non désaisonnalisées). Les restrictions relatives aux voyages internationaux imposées en raison de la COVID-19, qui ont entraîné une baisse soudaine du nombre de nouveaux immigrants s'établissant au Canada, ont une eu incidence sur la situation de ce groupe sur le marché du travail. Pour obtenir plus de renseignements sur les récents changements au chapitre de la migration internationale qui ont été provoqués par les mesures de santé publique liées à la COVID-19, veuillez consulter l'article Estimations de la population du Canada : âge et sexe, 1er juillet 2020.

La reprise de l'emploi stagne chez les Autochtones

L'emploi chez les Autochtones vivant hors réserve a peu varié par rapport à octobre. L'emploi est demeuré plus éloigné des niveaux observés en février chez les Autochtones (-5,5 %) que chez les Canadiens non autochtones (-1,6 %). Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez Les répercussions de la COVID-19 sur le marché du travail des Autochtones : mars à août 2020.

Regard vers l'avenir

Au moment où la réponse mondiale à la pandémie de COVID-19 franchit une nouvelle étape en raison de l'augmentation du nombre de cas de COVID-19 et de la saison des Fêtes qui approche, Statistique Canada demeure déterminé à informer les Canadiens du large éventail de défis liés au marché du travail auxquels sont confrontés les employeurs, les travailleurs et les familles.













Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de novembre sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 8 au 14 novembre.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article «Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. Comme pour tous les mois depuis juin, environ 40 000 interviews ont été réalisées en novembre.

La répartition des interviews de l'EPA de novembre 2020 comparativement à octobre 2020 se présente comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

• Octobre 2020 : 67,8 %

• Novembre 2020 : 67,5 %

Interviews en ligne

• Octobre 2020 : 32,2 %

• Novembre 2020 : 32,5 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de novembre 2020

Pour continuer à rendre compte des effets de la COVID-19 sur le marché du travail, les indicateurs supplémentaires utilisés en mars et en avril ont été légèrement adaptés. Par conséquent, les indicateurs supplémentaires utilisés de mai à novembre ne sont pas directement comparables aux indicateurs supplémentaires publiés en avril et en mars 2020.

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Le taux de sous-emploi temporel combine les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures habituelles de travail en proportion de la population en emploi.

Renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le groupe de population auquel ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2016, comprennent :

• Blanc

• Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)

• Chinois

• Noir

• Philippin

• Arabe

• Latino-Américain

• Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)

• Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)

• Coréen

• Japonais

• Autre

Pour les enregistrements d'interviews de l'EPA d'avant juillet, les caractéristiques des groupes de population ont été attribuées au moyen d'une méthode expérimentale d'intégration des données basée sur l'appariement d'échantillons, qui comporte l'EPA et le Recensement de la population. Ces données historiques complètent les données sur les groupes de population recueillies directement dans le cadre de l'EPA en comparant les variations du taux de chômage d'une année à l'autre.

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les données des personnes qui s'identifient comme Autochtones sont analysées séparément. La catégorie restante est décrite comme les « personnes qui ne sont pas désignées comme des minorités visibles » ou les « personnes n'appartenant pas à une minorité visible ».

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Pour faire en sorte que l'Enquête sur la population active rende compte le plus exactement possible des conditions actuelles du marché du travail, les données sont révisées après chaque recensement pour refléter les estimations de population les plus récentes et pour correspondre aux limites actuelles de la Classification géographique type. Ce processus de révision standard donne lieu à des changements mineurs dans les données récentes et historiques de l'EPA et a peu d'incidence sur les indicateurs clés du marché du travail, comme les taux d'emploi, de chômage et d'activité.

Les modifications apportées aux produits d'information et aux tableaux de l'Entrepôt commun de données de sortie de l'EPA à la suite de cette révision historique seront annoncées dans Le Quotidien le 25 janvier 2021.

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 8 janvier 2021.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur. Des données historiques remontant à cinq ans sont également comprises pour les variations mensuelles de l'emploi et du taux de chômage. L'application interactive permet aux utilisateurs de parcourir et de personnaliser rapidement et facilement l'information présentée. Ils peuvent même combiner plusieurs provinces, sexes et groupes d'âge pour créer leurs propres domaines d'intérêt relatifs au marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès facile et personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail. Les utilisateurs peuvent maintenant créer une carte et un graphique interactifs qui leur permettront de visualiser les caractéristiques de la population active à l'échelle nationale ou provinciale, ou selon la région métropolitaine de recensement.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail de Statistique Canada pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques, et permet aux utilisateurs d'obtenir un aperçu des indicateurs clés du marché du travail, de consulter le classement géographique pour chaque indicateur en utilisant une carte et un tableau interactifs ainsi que d'insérer facilement des données dans d'autres programmes.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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