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Comptes économiques provinciaux et territoriaux, 2019

Diffusion : 2020-11-09

Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté dans toutes les provinces et tous les territoires, à l'exception de la Saskatchewan et des Territoires du Nord-Ouest. À l'échelle nationale, la croissance du PIB réel a ralenti, pour passer de 2,4 % en 2018 à 1,9 % en 2019, ce qui rend compte du ralentissement de la croissance dans la plupart des régions. La croissance du PIB réel est attribuable à la hausse des dépenses des ménages en biens semi-durables (+2,3 %) et en services (+2,1 %), de même qu'à l'augmentation des exportations (+1,3 %) qui a été plus élevée que celle des importations (+0,4 %) en 2019.

Graphique 1  Graphique 1: Produit intérieur brut réel, 2019
Produit intérieur brut réel, 2019

La croissance économique du Canada a été freinée par un certain nombre de facteurs. L'investissement des entreprises en produits de la propriété intellectuelle a fléchi de 1,9 % et l'investissement en logements a affiché un léger recul de 0,2 %, après avoir diminué de 1,7 % en 2018. L'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels a ralenti, pour passer de 2,7 % à 1,1 % en 2019. De même, l'investissement des entreprises en machines et en matériel a diminué pour passer de 3,7 % à 1,0 %, ce qui a coïncidé avec le ralentissement des importations. L'investissement des administrations publiques générales a ralenti, pour passer de 4,3 % à 0,3 % en 2019. Les dépenses des ménages en biens durables se sont quant à elles maintenues à un niveau stable, en grande partie en raison de la baisse des achats de voitures neuves.

Terre-Neuve-et-Labrador

La croissance du PIB réel de Terre-Neuve-et-Labrador a repris pour atteindre 4,0 %, après avoir diminué de 3,5 % en 2018.

La croissance du PIB réel s'explique essentiellement par l'investissement des entreprises en machines et en matériel (+9,8 %) et en ouvrages non résidentiels (+4,4 %), qui est en grande partie attribuable à la construction du projet West White Rose à la plateforme pétrolière extracôtière Hebron. La croissance a été atténuée par un recul de 6,0 % de l'investissement en logements, qui avait baissé de 5,0 % en 2018. Les exportations ont progressé de 4,2 %, principalement sous l'effet des exportations de pétrole et de minerais de fer. Les importations ont légèrement diminué de 0,3 %, après avoir augmenté de 2,9 % en 2018.

Île-du-Prince-Édouard

La croissance de l'économie de l'Île-du-Prince-Édouard s'est accélérée pour atteindre 5,1 %, ce qui représente la plus forte augmentation parmi les provinces, après avoir progressé de 2,5 % en 2018.

La croissance découle surtout d'une augmentation de 21,4 % de l'investissement en logements, laquelle a coïncidé avec un afflux d'immigrants au cours des dernières années. Parallèlement à l'investissement en logements, les dépenses des ménages en biens durables (+4,1 %) et en services (+3,5 %) ont augmenté. Ces augmentations ont été atténuées par la baisse de l'investissement des entreprises en machines et en matériel (-1,7 %) ainsi qu'en produits de la propriété intellectuelle (-1,8 %). Les exportations ont augmenté de 3,2 % et les importations, de 2,1 %.

Nouvelle-Écosse

L'économie de la Nouvelle-Écosse a affiché une croissance de 2,4 %, après avoir progressé de 1,9 % en 2018.

La croissance s'explique surtout par une hausse de l'investissement en bâtiments résidentiels (+10,8 %), laquelle est attribuable à une augmentation marquée de la population. La croissance a été freinée par une baisse prononcée de l'investissement des entreprises en produits de la propriété intellectuelle (-37,1 %), laquelle découle d'un repli des activités pétrolières et gazières et d'exploration minière, l'année 2019 ayant marqué la fin des activités pétrolières et gazières extracôtières qui avaient commencé en 1999. Les dépenses des ménages ont augmenté de 1,4 %, des hausses ayant été enregistrées tant au chapitre des biens (+0,8 %) que des services (+1,9 %). La croissance des exportations s'est accélérée pour se situer à 3,4 %, tandis que la croissance des importations a ralenti pour se situer à 1,0 % en 2019 par rapport à 2,9 % en 2018.

Nouveau-Brunswick

Le PIB réel du Nouveau-Brunswick a augmenté de 1,2 %, après avoir enregistré une légère hausse de 0,5 % en 2018.

Cette croissance est principalement attribuable à l'investissement en logements (+4,5 %) et à une diminution des importations (-2,5 %). L'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels (-11,1 %) et en machines et en matériel (-12,1 %) a diminué tout comme l'investissement des administrations publiques générales (-17,2 %), principalement en raison de la diminution de l'investissement du gouvernement provincial dans la construction non résidentielle. Les dépenses des ménages ont augmenté de 1,0 %, en hausse tant au chapitre des biens (+1,2 %) que des services (+0,8 %). Les exportations ont diminué de 0,8 %, en partie en raison d'une baisse des exportations de minéraux à la suite d'une grève des travailleurs à la Fonderie Brunswick de Belledune.

Québec

L'économie du Québec a enregistré une croissance de 2,7 % après avoir progressé de 2,9 % en 2018.

La croissance s'explique surtout par les investissements des entreprises en machines et en matériel (+7,3 %) ainsi qu'en ouvrages non résidentiels (+6,3 %), stimulés par les structures des industries de la fabrication, des transports et de l'entreposage. L'investissement en logements a augmenté de 3,7 %, après s'être accru de 3,9 % en 2018. Les dépenses des ménages ont augmenté de 2,1 %, en hausse tant au chapitre des biens (+2,1 %) que des services (+2,1 %). Les exportations ont progressé de 1,7 % et les importations, de 1,9 %.

Ontario

L'économie de l'Ontario a progressé de 2,1 %, après avoir affiché une hausse de 2,8 % en 2018.

La croissance est surtout attribuable à une augmentation des dépenses des ménages en services (+2,3 %), laquelle a découlé en grande partie d'une hausse des dépenses en logements, en eau, en électricité et en gaz ainsi qu'en assurance et en services financiers, et des exportations de services vers d'autres pays (+2,2 %) et d'autres provinces (+3,1 %). Ces hausses ont été contrebalancées en partie par les baisses de l'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels (-4,3 %) et en produits de la propriété intellectuelle (-1,1 %). L'investissement en logements a augmenté légèrement de 0,5 %, après avoir reculé de 3,6 % en 2018. En raison d'une baisse prononcée des achats de voitures neuves, la croissance des dépenses des ménages en biens durables a ralenti, pour passer de 3,8 % à 0,2 %.

Manitoba

La croissance du PIB réel du Manitoba a ralenti pour s'établir à 0,6 %, après avoir augmenté de 1,5 % en 2018.

La croissance découle principalement des hausses de l'investissement en logements (+3,5 %), des dépenses des ménages en services (+1,5 %) et des exportations de services vers d'autres pays (+4,9 %). Ces hausses ont été atténuées par une baisse de l'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels (-2,1 %) et des baisses des exportations de biens vers d'autres pays (-2,9 %) et d'autres provinces (-5,7 %). Les exportations totales de biens et de services ont fléchi de 2,3 % et les importations ont enregistré une légère baisse de 0,2 %. Les dépenses des ménages en biens durables se sont repliées de 0,7 %, tandis que leurs dépenses en biens semi-durables (+1,9 %) et en biens non durables (+0,9 %) ont augmenté.

Saskatchewan

Le PIB réel de la Saskatchewan a diminué de 0,7 %, après avoir augmenté de 1,2 % en 2018.

Plusieurs facteurs ont contribué à ce recul. L'investissement en logements a continué de diminuer (-11,7 %), après avoir reculé de 10,6 % en 2018; l'investissement des entreprises en produits de la propriété intellectuelle s'est replié de 6,7 %, et les exportations ont régressé de 2,4 % en raison de la baisse de la demande internationale de potasse et d'autres minerais métalliques. Les baisses ont été en partie contrebalancées par la hausse des dépenses des ménages en biens (+1,3 %). Les dépenses des ménages en services ont enregistré une légère hausse de 0,5 %. Les importations ont diminué de 1,6 %, après avoir augmenté légèrement de 0,2 % en 2018.

Alberta

La croissance de l'économie de l'Alberta a ralenti pour s'établir à 0,1 % après avoir atteint 1,9 % en 2018.

Le ralentissement s'explique par une baisse marquée de l'investissement en logements (-8,4 %), qui avait reculé de 3,5 % en 2018. L'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels a diminué de 9,0 % en raison des baisses dans l'exploitation minière, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz. L'investissement des entreprises en produits de la propriété intellectuelle a également diminué, en baisse de 3,2 %, sous l'effet de la baisse des activités d'exploration et de mise en valeur. Néanmoins, une hausse de 1,0 % des exportations et une baisse de 1,2 % des importations, de même qu'une hausse des dépenses des ménages en services (+1,2 %), ont stimulé la croissance, qui est devenue positive.

Colombie-Britannique

Le PIB réel de la Colombie-Britannique a augmenté de 2,7 %, suivant le même rythme de croissance qu'en 2018.

La croissance est attribuable à une augmentation marquée (+35,3 %) de l'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels, laquelle découle en grande partie de la progression de projets de gaz naturel, y compris le projet de gazoduc de Coastal GasLink. La croissance a été ralentie par une baisse de l'investissement en logements (-1,4 %), laquelle a coïncidé avec un recul des dépenses des ménages en biens durables de 2,3 %. Les dépenses des ménages en services se sont accrues de 3,0 %, après avoir augmenté de façon similaire en 2018. Les exportations ont augmenté de 0,9 % et les importations, de 2,7 %.

Yukon

La croissance du PIB réel du Yukon a ralenti pour s'établir à 0,8 %, par rapport à 3,8 % en 2018.

Cette baisse découle du ralentissement de l'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels (-30,9 %) ainsi qu'en machines et en matériel (-58,4 %), lequel est en grande partie attribuable à l'achèvement d'un grand projet minier en 2018. Les exportations se sont repliées de 4,3 % et les importations, de 2,7 %. Les hausses des dépenses de consommation finale des administrations publiques générales (+2,7 %) et de l'investissement des administrations publiques générales (+38,0 %), associées à l'augmentation des dépenses des ménages (+2,0 %) et à une accumulation totale de l'investissement des entreprises dans les stocks totalisant 15,0 millions de dollars, ont stimulé la croissance, qui est devenue positive.

Territoires du Nord-Ouest

Le PIB réel des Territoires du Nord-Ouest a reculé de 8,0 %. Il s'agit de la baisse la plus prononcée enregistrée depuis 2011 à ce chapitre, laquelle est survenue après une hausse de 0,8 % en 2018.

Les baisses ont été généralisées. L'investissement en logements s'est replié de 14,1 % après avoir diminué de 5,3 % en 2018. En raison d'un recul sans précédent de l'activité des mines de diamants, l'investissement des entreprises en ouvrages non résidentiels a diminué de façon marquée (-50,6 %). Les exportations ont diminué de 13,2 %, après avoir augmenté de 2,7 % en 2018. Ces baisses ont été en partie contrebalancées par les augmentations des dépenses des ménages en biens durables (+2,3 %) et de l'investissement des administrations publiques générales (+24,3 %). Les importations ont diminué de 2,8 % après avoir fléchi de 0,4 % en 2018.

Nunavut

Le PIB réel du Nunavut a progressé de 6,5 %, après avoir augmenté de 5,2 % en 2018.

La croissance découle principalement d'une reprise de l'investissement en logements (+37,8 %) et d'une augmentation des exportations (+13,8 %), essentiellement au chapitre des minerais d'or, d'argent et de fer, combinées à une baisse des importations (-1,9 %). Ces augmentations ont été en partie contrebalancées par des baisses de l'investissement des entreprises en machines et en matériel (-31,1 %) et en produits de la propriété intellectuelle (-26,4 %). Les dépenses des ménages ont augmenté de 1,4 %, sous l'effet de hausses tant au chapitre des biens (+1,6 %) que des services (+0,9 %).

Répercussions de la pandémie de COVID-19

Au premier semestre de 2020, les activités économiques du Canada (dépenses des ménages, investissements des entreprises, commerce) ont affiché un recul prononcé, essentiellement en raison de la pandémie de COVID-19, ce qui a entraîné des baisses du produit intérieur brut (PIB) réel de 2,1 % au premier trimestre et de 11,5 % au deuxième trimestre. Les baisses ont été particulièrement prononcées dans les industries du tourisme, du transport et du pétrole, ce qui indique que le recul du PIB réel varierait d'une région à l'autre, tout comme la hausse prévue du PIB réel au cours du deuxième semestre de l'année.

Les données du présent communiqué constitueront la base de référence pour les comparaisons avec 2020 et pour les évaluations des répercussions de la pandémie de COVID-19 sur le PIB provincial et territorial.

  Note aux lecteurs

La présente diffusion comprend les révisions des comptes économiques provinciaux et territoriaux pour 2017 et 2018 et les estimations de 2019. Les estimations sur le produit intérieur brut par industrie à l'échelle provinciale et territoriale sont également révisées pour la période allant de 2017 à 2019. Ces deux ensembles intègrent les nouveaux tableaux repères des ressources et des emplois provinciaux et territoriaux pour 2017, de même que les données sources provinciales et territoriales révisées pour les années 2018 et 2019.

La présente diffusion comprend également les données repères du feuillet T4 pour 2018 et les estimations provisoires pour 2019, ainsi que les données sources révisées provenant d'enquêtes, dont l'Enquête sur les marchandises vendues au détail, l'Enquête sur le commerce international de services et l'Enquête annuelle sur les dépenses en immobilisations et réparations de 2018.

Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux dépenses (comme les dépenses de consommation finale des ménages, la formation brute de capital fixe, les exportations et les importations) sont calculées à partir de mesures en volume, qui sont corrigées en fonction des variations de prix. Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux revenus (comme la rémunération des salariés et les excédents d'exploitation nets des sociétés) sont calculées à partir de mesures nominales, ce qui signifie qu'elles ne sont pas corrigées en fonction des variations de prix.

Pour obtenir plus de renseignements sur le PIB, vous pouvez regarder la vidéo intitulée « Qu'est-ce que le produit intérieur brut (PIB)? ».

Produits

Comptes provinciaux et territoriaux du produit intérieur brut en termes de revenus et de dépenses

Les comptes provinciaux et territoriaux du PIB en termes de revenus et de dépenses comprennent des estimations du PIB en termes de revenus et de dépenses, des estimations du PIB réel, des contributions à la variation en pourcentage du PIB réel, des indices implicites de prix, les comptes courants des ménages, les estimations du revenu de la propriété des ménages et d'autres indicateurs sélectionnés par rapport au secteur des ménages.

Le produit de visualisation de données « Comptes économiques provinciaux et territoriaux : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X), est maintenant accessible.

Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (Numéro au catalogue13-605-X) est accessible.

Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-606-G) est accessible.

Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-607-X) est accessible.

Produit intérieur brut par industrie – Provinces et territoires (annuel)

La présente diffusion contient des données révisées du produit intérieur brut (PIB) provincial-territorial par industrie pour la période allant de 2017 à 2019.

Le produit de visualisation des données : « Produit intérieur brut (PIB) par industries, provinces et territoires : Outil interactif » a également été mis à jour pour la période de 2017 à 2019. Cet outil vise à faciliter l'interaction des utilisateurs avec les données du PIB et fait partie de la vision corporative de Statistique Canada de rendre plus accessible les données de façon utile.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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