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Enquête sur la population active, octobre 2020

Diffusion : 2020-11-06

La croissance de l'emploi ralentit au moment où de nouvelles restrictions liées à la COVID-19 entrent en vigueur

Les résultats de l'Enquête sur la population active (EPA) d'octobre rendent compte de la situation sur le marché du travail pendant la semaine allant du 11 au 17 octobre. À ce moment-là, plusieurs provinces avaient resserré les mesures de santé publique en réponse à la hausse des cas de COVID-19. Contrairement à l'arrêt généralisé de l'activité économique imposé en mars et en avril, ces mesures ont ciblé des commerces et établissements où le risque de propagation de la COVID-19 est jugé plus élevé, y compris les restaurants et les bars intérieurs ainsi que les installations de loisirs.

L'emploi a progressé de 84 000 (+0,5 %) en octobre, après avoir enregistré une croissance moyenne de 2,7 % par mois depuis mai. Le taux de chômage s'est établi à 8,9 %, ce qui est presque inchangé par rapport à septembre.

Les augmentations de l'emploi observées dans plusieurs secteurs ont été partiellement contrebalancées par la baisse de 48 000 enregistrée dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, en grande partie au Québec.

En avril, le nombre de travailleurs directement touchés par la crise économique liée à la COVID-19 a atteint un sommet de 5,5 millions, et comprenait une baisse de l'emploi de 3,0 millions ainsi qu'une augmentation de 2,5 millions des absences du travail. En octobre, le chiffre correspondant s'est établi à 1,1 million, et comprenait une baisse de l'emploi de 636 000 (-3,3 %) ainsi qu'une hausse de 433 000 (+53,7 %) du nombre de Canadiens qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles.

Graphique 1  Graphique 1: La croissance de l'emploi est atténuée par la deuxième vague en octobre
La croissance de l'emploi est atténuée par la deuxième vague en octobre

Faits saillants

La croissance de l'emploi ralentit au moment où de nouvelles restrictions liées à la COVID-19 entrent en vigueur

L'emploi a progressé de 84 000 (+0,5 %) en octobre. La majeure partie de la hausse de l'emploi observée en octobre a été enregistrée dans le travail à temps plein (+69 000).

Le travail autonome a enregistré une hausse pour la première fois (+1,2 %; +33 000) depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Parmi les personnes qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, le nombre de personnes ayant travaillé à partir de leur domicile a augmenté de 150 000.

Le taux de chômage demeure stable

Le taux de chômage s'est établi à 8,9 % en octobre, un taux presque inchangé par rapport à septembre.

Les chômeurs de longue durée ont augmenté de 79 000 (+36,2 %) en septembre et de 151 000 (+50,7 %) en octobre.

Plus de la moitié (53,3 %) des chômeurs de longue durée vivaient dans un ménage ayant de la difficulté à assumer ses dépenses nécessaires.

En octobre, 540 000 Canadiens voulaient travailler mais n'ont pas cherché d'emploi, en baisse de 39 000 par rapport à septembre.

Le taux de chômage a peu varié parmi six des sept grands groupes désignés comme minorités visibles, tandis qu'il a augmenté de 1,4 point de pourcentage pour atteindre 13,8 % chez les Canadiens sud-asiatiques.

La croissance de l'emploi est inégale d'un secteur à l'autre et d'une province à l'autre

L'emploi a progressé dans cinq provinces (Ontario, Colombie-Britannique, Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard).

Les niveaux d'emploi les plus près des niveaux observés avant la COVID-19 ont été enregistrés à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,5 %), au Manitoba (-2,1 %) et au Nouveau-Brunswick (-2,3 %).

L'emploi a fait du surplace dans le transport et l'entreposage et dans la construction, tandis qu'il a progressé dans le commerce de détail.

L'emploi s'est situé à un niveau supérieur à celui observé avant la COVID-19 dans le commerce de gros, dans les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans les services d'enseignement.

La croissance de l'emploi se poursuit chez les femmes du principal groupe d'âge actif

L'emploi chez les femmes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) a augmenté pour un sixième mois consécutif en octobre (+40 000; +0,7 %), et les hausses se sont concentrées dans le travail à temps plein. Le taux de chômage des femmes du principal groupe d'âge actif a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 6,6 %, ce qui correspond au taux le plus faible parmi les principaux groupes démographiques.

L'emploi chez les hommes du principal groupe d'âge actif a augmenté de 25 000 (+0,4 %), sous l'effet d'une hausse du travail à temps plein. Leur taux de chômage n'a pas varié, s'établissant à 7,6 %.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l'emploi a peu varié par rapport à septembre, les hausses enregistrées par les jeunes hommes (+16 000; +1,4 %) ayant été contrebalancées par les baisses enregistrées par les jeunes femmes (-14 000; -1,2 %).

L'emploi chez les jeunes est resté le plus éloigné d'une reprise complète par rapport aux autres grands groupes d'âge, l'emploi chez les jeunes femmes (-11,5 %) et les jeunes hommes (-8,9 %) étant demeuré nettement en deçà des niveaux observés avant la pandémie.

La croissance de l'emploi se concentre dans le travail à temps plein

La majeure partie de la hausse de l'emploi observée en octobre a été enregistrée dans le travail à temps plein (+69 000; +0,5 %), et le nombre de personnes travaillant à temps partiel a été essentiellement inchangé. Par rapport à un an plus tôt, le travail à temps plein a reculé de 3,1 %, tandis que le travail à temps partiel a diminué de 3,4 %.

Plus d'un travailleur à temps partiel sur cinq (23,0 %; 826 000) voulait trouver un emploi à temps plein, mais était incapable d'en trouver un, en hausse de 5,6 points de pourcentage par rapport à 12 mois plus tôt (données non désaisonnalisées). L'augmentation sur 12 mois de la proportion de travailleurs à temps partiel qui occupaient ce genre d'emploi de façon involontaire a été la plus élevée chez les hommes âgés de 25 à 54 ans (en hausse de 13,3 points de pourcentage pour s'élever à 46,0 %) (données non désaisonnalisées). À l'échelle des secteurs, les hausses les plus marquées sur 12 mois ont été enregistrées dans la construction, dans la finance, les assurances, les services immobiliers, les services de location et de location à bail, ainsi que dans les « autres services ».

Le travail autonome enregistre une hausse pour la première fois depuis le début de la crise économique liée à la COVID-19

Le travail autonome a augmenté de 33 000 (+1,2 %) en octobre. Il s'agit de la première hausse depuis le début de la crise économique liée à la COVID-19 en mars. De février à avril, les baisses d'emplois ont été moins prononcées chez les travailleurs autonomes (-79 000; -2,7 %) que chez les employés (-2,9 millions; -18,0 %). Toutefois, bien que le nombre d'employés ait progressé d'avril à septembre, le nombre de travailleurs autonomes est resté inchangé.

Graphique 2  Graphique 2: Le travail autonome progresse pour la première fois depuis le début de la crise économique liée à la COVID-19 en mars
Le travail autonome progresse pour la première fois depuis le début de la crise économique liée à la COVID-19 en mars

La croissance du nombre d'heures travaillées dépasse la croissance de l'emploi observée au cours du mois

Étant donné que le travail à temps plein a progressé et qu'un moins grand nombre de personnes en emploi ont travaillé des heures réduites, le nombre total d'heures travaillées a augmenté de 0,8 % en octobre, ce qui a dépassé la croissance totale de l'emploi (+0,5 %).

Comparativement à 12 mois plus tôt, le nombre total d'heures travaillées a diminué de 5,3 % en octobre, tandis que le nombre de Canadiens en emploi a reculé de 3,1 %. La baisse sur 12 mois des heures travaillées est presque entièrement attribuable aux travailleurs autonomes, dont les heures travaillées ont diminué de 12,7 %, comparativement aux employés qui ont enregistré une baisse de 0,1 % (données non désaisonnalisées).

Un plus grand nombre de Canadiens travaillent à partir de leur domicile

Parmi les personnes qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, le nombre de Canadiens ayant travaillé à partir de leur domicile a augmenté d'environ 150 000 en octobre, tandis que le nombre de Canadiens ayant travaillé à un endroit autre que leur domicile a peu varié. Le travail à domicile a continué d'être une adaptation importante pour mitiger les risques pour la santé liés à la COVID-19, et 2,4 millions de Canadiens qui ne travaillent normalement pas à partir de leur domicile l'ont fait en octobre.

Le taux de chômage demeure stable

Le taux de chômage s'est établi à 8,9 % en octobre, un taux presque inchangé par rapport à septembre. Le nombre de Canadiens au chômage (1,8 million) est demeuré stable au cours du mois et a augmenté de 683 000 (+60,2 %) par rapport au niveau observé en février avant la COVID-19.

Il existe trois catégories de chômeurs : les personnes à la recherche d'un emploi, les personnes qui sont mises à pied temporairement d'un emploi existant et les personnes qui ont une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché. Après avoir diminué en septembre, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi a augmenté en octobre (+52 000; +3,5 %). Le nombre de personnes mises à pied temporairement ou qui ont une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché, qui a atteint un sommet en avril, a diminué de 68 000 (-18,7 %) au cours du mois.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai
Le taux de chômage continue de baisser après avoir atteint un sommet en mai

En plus des chômeurs, 540 000 Canadiens voulaient travailler en octobre, mais n'ont pas cherché d'emploi, ce qui représente une diminution de 39 000 par rapport à septembre et qui poursuit la tendance à la baisse amorcée à la suite du sommet de 1,5 million atteint en avril. Si les personnes de ce groupe avaient été comptées parmi les chômeurs, le taux de chômage ajusté se serait établi à 11,3 % en octobre.

Hausse notable du chômage de longue durée

Depuis mars, un certain nombre d'indicateurs de l'Enquête sur la population active ont permis de rendre compte fidèlement des répercussions de la crise économique liée à la COVID-19 sur le marché du travail et de la relance subséquente de l'économie. À mesure que les conditions du marché du travail continueront d'évoluer, le chômage de longue durée deviendra un indicateur clé de la capacité des travailleurs canadiens à s'adapter aux nouvelles conditions du marché du travail et à se trouver du travail.

Les chômeurs de longue durée — définis comme étant les personnes au chômage qui ont cherché du travail ou qui ont été mises à pied temporairement pendant 27 semaines ou plus — ont augmenté de 79 000 (+36,2 %) en septembre et de 151 000 (+50,7 %) en octobre, ce qui reflète l'entrée dans cette catégorie des personnes qui ont perdu leur emploi en mars et en avril et qui sont au chômage depuis. En octobre, on comptait 448 000 chômeurs de longue durée, ce qui représente le quart (24,6 %) de tous les chômeurs.

Les hausses du chômage de longue durée enregistrées en septembre et en octobre sont de loin les augmentations les plus marquées observées depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. En octobre, le nombre de chômeurs de longue durée, et leur proportion du chômage total, avaient déjà dépassé les sommets atteints pendant le ralentissement économique de 2008-2009, mais ils étaient inférieurs aux sommets atteints pendant les récessions qui ont eu lieu au début des années 1980 et des années 1990.

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: L'arrêt soudain de l'activité économique de mars 2020 a entraîné une plus forte hausse du chômage de longue durée que celles observées lors des ralentissements économiques précédents
L'arrêt soudain de l'activité économique de mars 2020 a entraîné une plus forte hausse du chômage de longue durée que celles observées lors des ralentissements économiques précédents

Le taux de chômage augmente chez les Canadiens sud-asiatiques en octobre

Les Canadiens qui appartenaient à des groupes de population désignés comme minorités visibles ont continué d'enregistrer un taux de chômage plus élevé en octobre (11,7 % combinés) que celui des Canadiens qui n'appartenaient pas à un groupe de population désigné comme minorité visible et qui ne s'identifiaient pas comme Autochtones (6,7 %) (données non désaisonnalisées).

Bien que le taux de chômage des Canadiens qui n'appartenaient pas à un groupe désigné comme minorité visible ait diminué de 0,3 point de pourcentage en octobre, le taux de chômage des Canadiens sud-asiatiques a augmenté de 1,4 point de pourcentage pour atteindre 13,8 % et celui des six autres grands groupes de population désignés comme minorités visibles a peu varié (données non désaisonnalisées).

De multiples sources, y compris l'étude Répercussions économiques de la COVID-19 chez les groupes de minorité visible, ont montré que les répercussions de la COVID-19 ne sont pas ressenties de la même façon par tous les Canadiens. Pour fournir une indication des différentes répercussions de la COVID-19 sur les conditions du marché du travail de divers groupes au Canada, des estimations expérimentales des variations sur 12 mois du taux de chômage ont été établies. Ces estimations expérimentales indiquent que comparativement à un an plus tôt, le taux de chômage a augmenté dans une plus grande mesure en octobre chez les Canadiens chinois (+5,9 points de pourcentage), noirs (+3,8), sud-asiatiques (+3,4), et d'origine philippine (+3,3) que chez les personnes qui ne s'identifiaient pas comme Autochtones et qui n'appartenaient pas à un groupe désigné comme minorité visible (+2,6).

Sept mois après le début de la crise économique, la sous-utilisation de la main-d'œuvre poursuit une tendance à la baisse

Depuis mars, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre — qui reflète la proportion de personnes au sein de la population active potentielle qui sont au chômage et veulent travailler, mais qui n'ont pas cherché de travail, ou qui sont en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 — a été utilisé comme indicateur global des conditions du marché du travail dans la foulée de la crise économique liée à la COVID-19. Après avoir augmenté soudainement pour passer de 11,2 % en février à 36,1 % en avril, le taux a diminué chaque mois depuis mai, et a enregistré une baisse de 1,1 point de pourcentage en octobre pour s'établir à 17,2 %.

La diminution de la sous-utilisation de la main-d'œuvre observée depuis mai est attribuable aux baisses enregistrées dans trois groupes de travailleurs, qui ont connu des hausses marquées à la suite de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 : les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles, les personnes qui ont été mises à pied temporairement et les personnes qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché un emploi, sans doute en raison des perturbations immédiates du marché du travail causées par l'arrêt de l'activité économique. Au cours de la même période, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi a augmenté et, en octobre, ce groupe a contribué le plus à la sous-utilisation de la main-d'œuvre.

Infographie 2  Vignette de l'infographie 2: La sous-utilisation de la main-d'œuvre diminue par rapport au sommet atteint en avril
La sous-utilisation de la main-d'œuvre diminue par rapport au sommet atteint en avril

Le portrait de l'emploi varie d'une province à l'autre et d'un secteur à l'autre

En septembre et en octobre, au moment où l'économie canadienne continuait de se rétablir de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 et où de nouvelles restrictions en matière de santé publique ont été imposées dans certaines régions, les conditions du marché du travail ont varié considérablement d'une province à l'autre et d'un secteur à l'autre au cours de la semaine allant du 11 au 17 octobre.

L'emploi a progressé dans cinq provinces en octobre — en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta, à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard — et il est demeuré stable dans les autres provinces. En raison de l'imposition de nouvelles restrictions liées à la COVID-19 dans de nombreuses régions du centre du Canada, le rythme de la croissance de l'emploi a ralenti en Ontario, tandis qu'aucune hausse n'a été enregistrée au Québec.

En octobre, les niveaux d'emploi les plus près des niveaux observés en février avant la COVID-19 ont été enregistrés à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,5 %), au Manitoba (-2,1 %) et au Nouveau-Brunswick (-2,3 %). Parmi les quatre provinces les plus peuplées, l'emploi était le plus près de son niveau observé en février en Colombie-Britannique (-2,4 %) et au Québec (-2,9 %), et le plus éloigné, en Ontario (-3,8 %) et en Alberta (-4,4 %).

Les services d'hébergement et de restauration ont été les plus directement touchés par le récent resserrement des mesures de santé publique et, en octobre, l'emploi a reculé dans ce secteur pour la première fois depuis avril. L'emploi n'a ni progressé ni reculé dans un certain nombre de secteurs qui n'ont pas encore atteint leurs niveaux observés avant la COVID-19, y compris dans la construction ainsi que dans le transport et l'entreposage. Parallèlement, dans un certain nombre de secteurs, y compris les services professionnels, scientifiques et techniques, le commerce de gros ainsi que les services d'enseignement, l'emploi a dépassé les niveaux observés en février.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

La croissance de l'emploi ralentit dans le centre du Canada

En Ontario, l'emploi a progressé (+31 000; +0,4 %) en octobre, et toute la croissance a été enregistrée dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Toronto (+41 000; +1,2 %). Le rythme de croissance a été plus lent qu'au cours des derniers mois, tant dans la province qu'à Toronto. De nouvelles limites de la capacité ont été imposées pour les restaurants et certains autres commerces et établissements à Toronto, à Peel et à Ottawa le 2 octobre. Ces régions sont ensuite passées à l'« étape 2 modifiée » le 10 octobre, ce qui a forcé certains établissements à fermer, y compris de nombreuses installations récréatives et culturelles, ainsi que les salles à manger intérieures.

L'emploi a augmenté dans les secteurs du commerce de gros et du commerce de détail en Ontario, deux secteurs peu touchés par les nouvelles restrictions liées à la COVID-19. Après avoir enregistré des hausses totalisant 154 000 pendant cinq mois, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration en Ontario est resté essentiellement inchangé au cours du mois et est demeuré 15,7 % en deçà du niveau observé en février avant la COVID-19. L'emploi a reculé dans le transport et l'entreposage.

Après avoir progressé pendant cinq mois consécutifs, l'emploi a peu varié au Québec en octobre, et le taux de chômage dans cette province a légèrement augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 7,7 %. Les hausses de l'emploi, qui ont été réparties entre plusieurs industries du secteur des services, ont été en partie contrebalancées par la baisse de 42 000 enregistrée dans le secteur des services d'hébergement et de restauration. Le niveau d'alerte de santé publique a été rehaussé dans les villes de Montréal et de Québec pour le faire passer à « rouge » le 1er octobre, ce qui a entraîné la fermeture des restaurants intérieurs et de nombreuses installations culturelles. Les déplacements entre les régions de la province ont été déconseillés. Au cours des deux semaines subséquentes, plusieurs autres régions du Québec sont passées à ce niveau d'alerte (rouge) et des mesures supplémentaires sont entrées en vigueur.

L'emploi connaît une hausse en Alberta et en Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, l'emploi a augmenté de 34 000 (+1,4 %) en octobre, après avoir progressé au cours des cinq mois précédents (+302 000). Le taux de chômage a diminué pour un cinquième mois consécutif, en baisse de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 8,0 % en octobre. Dans la RMR de Vancouver, l'emploi a augmenté de 52 000 (+3,8 %) et s'est situé à 4,3 % de son niveau observé avant la COVID-19.

En Alberta, l'emploi a progressé de 23 000 (+1,1 %), ce qui représente la cinquième hausse en six mois. Après avoir enregistré de fortes baisses d'emplois plus tôt cette année, la RMR de Calgary a connu quatre mois consécutifs d'augmentations depuis l'été, et les hausses se sont élevées à 101 000 (+13,6 %) pendant cette période. Les augmentations récentes de l'emploi observées à Edmonton ont été plus modestes, en hausse de 60 000 (+9,0 %) depuis l'été.

Les hausses de l'emploi observées en Alberta en octobre ont été réparties entre plusieurs secteurs, y compris les soins de santé et l'assistance sociale, le transport et l'entreposage, ainsi que le commerce de gros et commerce de détail. L'emploi dans les ressources naturelles a augmenté légèrement au cours du mois, mais il a reculé de 5,2 % par rapport à un an plus tôt.

L'emploi progresse à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard

À Terre-Neuve-et-Labrador, l'emploi a augmenté (+5 900) en octobre, tandis que le taux de chômage a diminué de 2,0 points de pourcentage pour s'établir à 12,8 %. L'emploi a également augmenté à l'Île-du-Prince-Édouard (+900), tandis que le taux de chômage y était essentiellement inchangé, s'établissant à 10,0 %.

L'emploi recule dans les services d'hébergement et de restauration pour la première fois depuis avril

Après avoir progressé pendant cinq mois consécutifs, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a diminué de 48 000 (-4,6 %) en octobre, et presque toute la baisse a été enregistrée au Québec (-42 000) à la suite de l'imposition de nouvelles mesures de santé publique dans cette province. En Ontario, l'emploi dans le secteur fait du surplace après avoir progressé de 154 000 (+34,3 %) d'avril à septembre.

À l'échelle nationale, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a été près d'un cinquième (-19,2 %; -236 000) en deçà du niveau observé en février avant la COVID-19. Avant l'imposition de nouvelles restrictions en septembre et en octobre, le secteur peinait à se remettre des répercussions de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19. En août, par exemple, les ventes dans le sous-secteur des services de restauration et des débits de boissons ont diminué de près du quart (-22,1 %) par rapport à août 2019.

Des baisses d'emplois sont enregistrées dans trois provinces dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs

Même si l'emploi total a peu varié dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs en octobre, il a diminué de façon marquée au Québec (-11 000), en Alberta (-7 200) et en Saskatchewan (-2 800). Au Québec, la baisse est survenue parallèlement à la mise en œuvre des mesures prises pour ralentir la propagation de la COVID-19, qui ont compris la fermeture des casinos, des théâtres, des cinémas et des musées ainsi que des centres et des parcs d'attractions.

Les plus récents résultats de l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail montrent que l'emploi salarié dans le secteur des arts, de la culture et des loisirs était le plus éloigné des niveaux observés avant la COVID-19 parmi tous les secteurs en août. Les prochains mois permettront de faire la lumière sur les répercussions des restrictions en matière de santé publique sur l'emploi dans ce secteur qui dépend étroitement du tourisme et des voyages, tout comme le secteur des services d'hébergement et de restauration.

Par rapport à un an plus tôt, le nombre d'employés temporaires dans l'information, la culture et les loisirs a enregistré une baisse marquée (-33,7 %) en octobre, ce qui aide à expliquer le déficit d'emplois continuel dans ce secteur (données non désaisonnalisées).

Graphique 4  Graphique 4: L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration diminue pour la première fois depuis avril
L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration diminue pour la première fois depuis avril

La croissance de l'emploi fait du surplace dans de nombreux secteurs

Bien que de nombreux secteurs n'aient pas été directement touchés par les mesures de santé publique qui sont récemment entrées en vigueur, ils ne se sont pas encore entièrement rétablis des répercussions de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19.

L'emploi a peu varié dans le transport et l'entreposage en octobre. Depuis la relance de l'économie à la fin du printemps, l'emploi dans ce secteur a récupéré la moitié des pertes enregistrées de février à mai. En octobre, l'emploi dans ce secteur s'est situé 8,4 % (-86 000) en deçà de son niveau observé avant la COVID-19.

Les restrictions sur les voyages et les rassemblements étant toujours en vigueur, les répercussions persistantes de la COVID-19 ont été beaucoup plus importantes sur le transport des personnes que sur le transport des marchandises. Par exemple, l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail d'août a révélé que le nombre d'emplois salariés dans le transport en commun et le transport terrestre de voyageurs a diminué de 17,8 % de février à août, tandis que le nombre d'emplois salariés dans le transport par camion, principalement pour les marchandises, a reculé de 7,9 % au cours de la même période. De la même façon, en août, les principaux transporteurs aériens canadiens ont transporté moins de passagers (-86,8 %) que 12 mois plus tôt, et le réseau ferroviaire canadien a permis de transporter moins de marchandises (-14,7 %).

Dans la construction, l'emploi a peu varié pour un troisième mois consécutif en octobre, après avoir progressé de 190 000 (+16,2 %) d'avril à juillet. L'emploi dans la construction s'est situé 7,5 % (-112 000) en deçà de son niveau de février en octobre. Les données récentes sur les mises en chantier indiquent qu'une baisse de 5,0 % est survenue de septembre 2019 à septembre 2020, et cette diminution a fait suite à deux mois de fortes hausses sur 12 mois.

L'emploi dans le secteur des « autres services » a peu varié pour un deuxième mois consécutif en octobre. Malgré les fortes hausses observées d'avril à août, l'emploi dans ce secteur a reculé de 5,2 % (-42 000) comparativement à février, et la majeure partie de la baisse a été enregistrée dans les quatre plus grandes provinces. Ce secteur comprend les établissements de services de soins personnels, comme les salons de coiffure et les salons de beauté.

Graphique 5  Graphique 5: La croissance de l'emploi fait du surplace dans de nombreux secteurs
La croissance de l'emploi fait du surplace dans de nombreux secteurs

La croissance de l'emploi reprend dans le commerce de détail

Après avoir marqué une pause en septembre, la croissance de l'emploi a repris dans le commerce de détail, en hausse de 31 000 (+1,4 %) en octobre, et la majeure partie de l'augmentation a été enregistrée en Ontario. De février à avril, l'emploi a reculé de plus d'un cinquième (-22,9 %; -517 000), en raison de la fermeture des établissements du commerce de détail pendant la première vague de la COVID-19. En octobre, les mesures de santé publique prises en réponse à la deuxième vague n'ont pas forcé la fermeture des établissements du commerce de détail. L'emploi dans ce secteur s'est situé 5,1 % (-115 000) en deçà de son niveau observé avant la COVID-19 et il a diminué de 2,4 % (-54 000) comparativement à octobre 2019.

L'emploi est supérieur aux niveaux observés avant la COVID-19 dans trois secteurs

L'emploi s'est situé à un niveau supérieur à celui observé avant la COVID-19 dans trois secteurs en octobre : le commerce de gros, les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que les services d'enseignement.

Dans le commerce de gros, l'emploi a augmenté de 15 000 (+2,3 %) en octobre, sous l'effet des hausses enregistrées en Alberta. L'emploi dans ce secteur s'est situé 5,6 % (+35 000) au-dessus de son niveau de février. Les dernières données sur le commerce de gros montrent que les ventes ont augmenté pour un quatrième mois consécutif en août et qu'elles se situaient à un niveau 1,7 % supérieur au niveau observé avant la COVID-19.

L'emploi a progressé pour un quatrième mois consécutif dans les services professionnels, scientifiques et techniques, en hausse de 42 000 (+2,7 %) en octobre, et l'augmentation la plus marquée a été enregistrée en Ontario (+23 000). À la suite de cette progression, l'emploi dans le secteur s'est situé à un niveau 3,3 % (+51 000) au-dessus de son niveau observé avant la COVID-19. La sécurité d'emploi chez les employés dans ce secteur, qui comprend la conception de systèmes informatiques et les services connexes, l'architecture, le génie et les services connexes ainsi que les services juridiques, a tendance à être plus grande que dans les autres secteurs. En 2019, la grande majorité (92,1 %) des employés était des employés permanents, c'est-à-dire des employés occupant un emploi qui devrait durer aussi longtemps que l'employé le désire, à la condition que la conjoncture économique le permette.

L'emploi a peu varié dans les services d'enseignement en octobre, mais il s'est situé à un niveau 2,8 % (+39 000) supérieur à son niveau de février. Comparativement à octobre 2019, l'emploi dans ce secteur a augmenté de 32 000, ce qui reflète en partie le fait qu'un certain nombre de secteurs de compétence ont augmenté leurs effectifs pour soutenir les adaptations apportées aux salles de classe en raison de la COVID-19.

Par rapport aux autres secteurs, une proportion relativement élevée de travailleurs des services d'enseignement (25,8 % en 2019) sont des employés temporaires, ce qui reflète la prévalence relativement élevée du personnel enseignant embauché en vertu d'une entente contractuelle. Bien que le nombre d'employés temporaires ait diminué de façon prononcée à la suite de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19, il s'est redressé en octobre (peu de variation d'une année à l'autre, données non désaisonnalisées), ce qui a aidé à stimuler l'emploi total dans le secteur. Les employés permanents dans les services d'enseignement ont aussi contribué à la reprise dans ce secteur par rapport à un an plus tôt. En octobre, le nombre d'employés permanents a enregistré une hausse de 5,6 % par rapport à 12 mois plus tôt (données non désaisonnalisées).

Graphique 6  Graphique 6: L'emploi est au-dessus des niveaux observés avant la COVID-19 dans trois secteurs
L'emploi est au-dessus des niveaux observés avant la COVID-19 dans trois secteurs

La croissance de l'emploi se poursuit chez les femmes du principal groupe d'âge actif

L'emploi chez les femmes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans) a augmenté pour un sixième mois consécutif en octobre (+40 000; +0,7 %), et les hausses sont entièrement attribuables au travail à temps plein. Le taux de chômage des femmes du principal groupe d'âge actif a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 6,6 % en octobre, ce qui correspond au taux le plus faible parmi les principaux groupes démographiques. Après avoir atteint son niveau observé avant la COVID-19 en septembre, le taux d'activité des femmes du principal groupe d'âge actif a peu varié en octobre pour s'établir à 83,7 %, ce qui est tout de même nettement supérieur au récent creux de 77,8 % enregistré en avril.

En octobre, l'emploi dans ce groupe s'est situé à 1,4 % de son niveau observé en février avant la COVID-19; il s'agit du groupe le plus près de son niveau d'avant la COVID-19 parmi les principaux groupes démographiques. Par rapport à un an plus tôt, l'emploi a reculé dans plusieurs secteurs, et les baisses les plus prononcées ont été enregistrées dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien. Ces baisses ont été contrebalancées en partie par les hausses enregistrées dans d'autres secteurs, plus particulièrement dans le secteur de la finance, des assurances, des services immobiliers, des services de location et de location à bail.

Les heures travaillées par les femmes du principal groupe d'âge actif ont peu varié par rapport à octobre 2019.

Dans le principal groupe d'âge actif, la croissance de l'emploi enregistrée chez les hommes reste inférieure à celle observée chez les femmes

L'emploi chez les hommes du principal groupe d'âge actif a augmenté de 25 000 (+0,4 %) en octobre, sous l'effet d'une hausse du travail à temps plein. Le taux de chômage des hommes âgés de 25 à 54 ans n'a pas varié en octobre, s'établissant à 7,6 %. La légère progression de l'emploi a été accompagnée d'une augmentation semblable du taux d'activité, en hausse de 0,4 point de pourcentage pour s'élever à 91,6 % en octobre, ce qui est nettement supérieur au creux record de 85,3 % observé en avril.

La hausse enregistrée en octobre a ramené les hommes du principal groupe d'âge actif à 2,0 % de leur niveau observé avant la COVID-19. Comparativement à un an plus tôt, la majeure partie du recul de l'emploi a été enregistré dans les secteurs de la construction, du transport et de l'entreposage et des services d'hébergement et de restauration.

Tout comme leurs homologues féminines, les hommes du principal groupe d'âge actif ont travaillé le même nombre d'heures au total en octobre que 12 mois plus tôt.

Graphique 7  Graphique 7: La croissance de l'emploi ralentit alors que les hommes et les femmes du principal groupe d'âge actif se rapprochent de leurs niveaux d'emploi observés avant la crise économique liée à la COVID-19
La croissance de l'emploi ralentit alors que les hommes et les femmes du principal groupe d'âge actif se rapprochent de leurs niveaux d'emploi observés avant la crise économique liée à la COVID-19

L'emploi chez les jeunes demeure le plus éloigné des niveaux observés avant la pandémie

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l'emploi a peu varié par rapport à septembre, les hausses enregistrées par les jeunes hommes (+16 000; +1,4 %) ayant été contrebalancées par les baisses enregistrées par les jeunes femmes (-14 000; -1,2 %). Les baisses observées chez les jeunes femmes sont principalement survenues dans le travail à temps plein, tandis que les hausses observées chez les jeunes hommes sont survenues dans le travail à temps partiel.

L'emploi chez les jeunes est resté le plus éloigné d'une reprise complète par rapport aux autres grands groupes d'âge, l'emploi chez les jeunes femmes (-11,5 %) et les jeunes hommes (-8,9 %) étant demeuré nettement en deçà des niveaux observés avant la pandémie. En octobre, beaucoup moins de jeunes occupaient un emploi dans les services d'hébergement et de restauration (-23,5 %, données non désaisonnalisées) qu'un an plus tôt. Ce secteur représente habituellement le cinquième de l'emploi chez les jeunes (19,6 % en 2019).

De nombreux jeunes cumulent des emplois, soit pour augmenter leur revenu, soit pour acquérir de l'expérience professionnelle supplémentaire. En octobre, le nombre de jeunes travailleurs occupant plus d'un emploi a diminué de 30,8 % comparativement à un an plus tôt (données non désaisonnalisées).

Les heures travaillées par les jeunes ont reculé de 12,0 % en octobre par rapport à un an plus tôt, et la baisse a été plus prononcée chez les jeunes femmes (-16,4 %) que chez les jeunes hommes (-8,6 %).

Le taux de chômage des jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans a continué de diminuer, en baisse de 1,4 point de pourcentage par rapport à septembre pour s'établir à 19,1 % en octobre. À l'inverse, le taux de chômage des jeunes femmes a augmenté de 1,3 point de pourcentage pour atteindre 18,5 %. Les taux de chômage des jeunes demeurent considérablement plus élevés qu'un an plus tôt tant pour les jeunes femmes (+9,2 points de pourcentage) que pour les jeunes hommes (+5,9 points de pourcentage).

À la mi-septembre, les écoles ont rouvert pour la plupart des étudiants, même si de nombreux changements avaient été apportés aux classes en ligne et en personne. Près des deux tiers des jeunes Canadiens âgés de 15 à 24 ans fréquentaient l'école en octobre (64,0 %), en hausse par rapport à octobre 2019 (62,1 %) (données non désaisonnalisées). Le taux d'activité des jeunes n'a pas varié par rapport à septembre (64,2 %), mais il a diminué de 0,7 point de pourcentage par rapport à octobre 2019 (64,9 %).

La reprise de l'emploi stagne chez les personnes âgées de 55 ans et plus

L'emploi chez les travailleurs âgés de 55 ans et plus était en grande partie inchangé en octobre, après avoir enregistré des hausses pendant cinq mois consécutifs.

L'emploi au sein de ce groupe s'est situé 3,8 % en deçà de son niveau observé en février avant la pandémie, et il se redresse plus rapidement chez les hommes plus âgés (2,7 % en deçà du niveau observé avant la pandémie) que chez les femmes plus âgées (5,1 % en deçà du niveau observé avant la pandémie). À l'échelle des secteurs, les baisses de l'emploi les plus prononcées sur 12 mois enregistrées chez les personnes de ce groupe d'âge ont été observées chez les personnes dont l'emploi était dans l'information, la culture et les loisirs et dans les administrations publiques. Les heures effectivement travaillées par les personnes âgées de 55 ans et plus ont reculé de 3,8 % par rapport à un an plus tôt, et les femmes ont enregistré la diminution la plus marquée (-6,1 %).

Le taux d'activité des hommes de 55 ans et plus avait presque entièrement atteint son niveau d'avant la pandémie (43,6 %) en octobre, tandis que celui des femmes demeurait 1,2 point de pourcentage en deçà du taux observé avant la pandémie (31,2 %).

Le taux d'emploi des immigrants très récents reste le plus près du niveau observé en février étant donné que les restrictions imposées aux frontières internationales continuent de limiter la migration internationale

Le taux d'emploi des immigrants récents reçus au Canada il y a cinq ans ou moins a augmenté de 1,4 point de pourcentage pour atteindre 65,0 % en octobre (données non désaisonnalisées). Les tendances relatives aux indicateurs du marché du travail pour ce groupe doivent être examinées dans le contexte d'une population à la baisse, en raison des restrictions en matière de migration internationale. Pour obtenir plus de renseignements sur les récents changements au chapitre de la migration internationale, veuillez consulter l'article Estimations de la population du Canada : âge et sexe, 1er juillet 2020.

À titre de comparaison, les taux d'emploi des personnes nées au Canada (60,0 %) et des immigrants reçus au Canada il y a plus de cinq ans (57,9 %) n'ont pratiquement pas varié en octobre. Pour obtenir plus de renseignements sur les répercussions de la pandémie sur l'emploi des immigrants, veuillez consulter l'article Transitions entre périodes d'emploi et de chômages vécues par les immigrants pendant la période de confinement obligatoire en raison de la COVID-19 et la période de reprise des activités.

L'emploi augmente chez les Autochtones

De septembre à octobre, l'emploi a progressé à un rythme beaucoup plus rapide chez les Autochtones vivant hors réserve (+2,1 %; +11 000) que chez les Canadiens non autochtones (+0,4 %; +67 000) (données non désaisonnalisées). En octobre, l'emploi chez les Autochtones s'est situé à 95,8 % de son niveau observé en février, comparativement à 98,5 % chez les Canadiens non autochtones. Pour obtenir plus de renseignements sur les répercussions de la COVID-19 sur le marché du travail des Autochtones. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez Les répercussions de la COVID-19 sur le marché du travail des Autochtones : mars à août 2020.

Regard vers l'avenir

Comme les employeurs qui composent avec les incertitudes liées aux répercussions de la deuxième vague de la pandémie et les mesures de santé publique sur leur capacité d'exercer leurs activités, les travailleurs canadiens sont aussi plongés dans l'incertitude pour ce qui est de leur situation financière.

Plus de la moitié des chômeurs de longue durée éprouvent des difficultés financières

En octobre, plus de la moitié (53,3 %) des personnes qui étaient au chômage et qui cherchaient du travail ou étaient temporairement mises à pied pendant 27 semaines ou plus vivaient dans un ménage ayant de la difficulté à assumer ses dépenses nécessaires. Cette proportion était plus élevée que la proportion de personnes ayant vécu une période sans emploi plus courte (42,7 %) et plus de deux fois supérieure (19,0 %) à celle des personnes en emploi ou des personnes inactives.

En plus des chômeurs de longue durée, 295 000 personnes (données non désaisonnalisées) n'ont pas fait partie de la population active en octobre, mais voulaient travailler et avaient travaillé pour la dernière fois il y a plus de six mois. Comme les chômeurs, ces personnes étaient plus susceptibles de vivre dans un ménage éprouvant des difficultés financières (37,2 %).

En octobre, un certain nombre de changements ont été apportés aux programmes fédéraux conçus pour aider les Canadiens à remédier aux difficultés financières découlant de la COVID-19. Cela a notamment compris la transition des prestataires de la Prestation canadienne d'urgence (PCU) vers le programme d'assurance-emploi, ainsi que la création de la Prestation canadienne de la relance économique, de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique, et de la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants.

En octobre, 8,8 % des Canadiens âgés de 15 à 69 ans ont déclaré avoir obtenu au moins une prestation fédérale de soutien du revenu au cours des quatre semaines ayant précédé leur interview réalisée dans le cadre de l'EPA. Au cours des prochains mois, l'EPA continuera d'étudier le profil des Canadiens touchant chacune de ces prestations.

Les deux tiers des travailleurs canadiens sont inquiets de contracter la COVID-19

Alors que l'hiver approche, les deux tiers (66,9 %) des Canadiens qui étaient en emploi en octobre se sont dits inquiets de contracter la COVID-19, au travail ou dans un lieu public, ou d'infecter un membre de leur famille.

Les travailleurs de première ligne des secteurs des services d'enseignement (58,7 %) et des soins de santé et de l'assistance sociale (56,0 %) étaient plus susceptibles de se dire inquiets de contracter la COVID-19 au travail. Dans le secteur des services d'enseignement, les personnes qui ont travaillé la majeure partie de leurs heures de travail à un endroit autre que leur domicile étaient particulièrement susceptibles d'exprimer cette préoccupation (67,3 %). La moitié (50,4 %) des travailleurs des services d'hébergement et de restauration était inquiète de contracter la COVID-19 au travail, tandis que les travailleurs du secteur de l'agriculture (17,4 %) étaient les moins susceptibles d'être inquiets de contracter le virus au travail.

Au cours des prochains mois, Statistique Canada continuera d'apporter des améliorations et des adaptations continueront à l'Enquête sur la population active pour veiller à informer les Canadiens de toutes les répercussions de la COVID-19 sur l'économie et la société canadiennes.













Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois d'octobre sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 11 au 17 octobre.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. Comme pour tous les mois depuis juin, environ 40 000 interviews ont été réalisées en octobre.

La répartition des interviews de l'EPA d'octobre 2020 comparativement à septembre 2020 s'est faite comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

• Septembre 2020 67,4 %

• Octobre 2020 67,8 %

Interviews en ligne

• Septembre 2020 32,6 %

• Octobre 2020 32,2 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse d'octobre 2020

Pour continuer à rendre compte des effets de la COVID-19 sur le marché du travail, les indicateurs supplémentaires utilisés en mars et en avril ont été légèrement adaptés. Par conséquent, les indicateurs supplémentaires utilisés de mai à octobre ne sont pas directement comparables aux indicateurs supplémentaires publiés en avril et en mars 2020.

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Le taux de sous-emploi temporel combine les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures habituelles de travail en proportion de la population en emploi.

Nouveaux renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le groupe de population auquel ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2016, comprennent :

• Blanc

• Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)

• Chinois

• Noir

• Philippin

• Arabe

• Latino-Américain

• Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)

• Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)

• Coréen

• Japonais

• Autre

Pour les enregistrements de l'EPA d'avant juillet, les caractéristiques des groupes de population ont été attribuées au moyen d'une méthode expérimentale d'intégration des données basée sur l'appariement d'échantillons. Le processus a comporté l'intégration directe des renseignements de l'EPA et du Recensement de la population pour environ 20 % des enregistrements de l'EPA. Pour les autres 80 %, les caractéristiques des groupes de population ont été attribuées à partir des renseignements de l'EPA et du recensement accessibles au niveau de la population. D'autres améliorations seront apportées à cette méthode au cours des prochains mois.

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les données des personnes qui s'identifient comme Autochtones sont analysées séparément. La catégorie restante est décrite comme les « personnes qui ne sont pas désignées comme des minorités visibles » ou les « personnes n'appartenant pas à une minorité visible ».

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 4 décembre.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur. Des données historiques remontant à cinq ans sont également comprises pour les variations mensuelles de l'emploi et du taux de chômage. L'application interactive permet aux utilisateurs de parcourir et de personnaliser rapidement et facilement l'information présentée. Ils peuvent même combiner plusieurs provinces, sexes et groupes d'âge pour créer leurs propres domaines d'intérêt relatifs au marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès facile et personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail. Les utilisateurs peuvent maintenant créer une carte et un graphique interactifs qui leur permettront de visualiser les caractéristiques de la population active à l'échelle nationale ou provinciale, ou selon la région métropolitaine de recensement.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail de Statistique Canada pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques, et permet aux utilisateurs d'obtenir un aperçu des indicateurs clés du marché du travail, de consulter le classement géographique pour chaque indicateur en utilisant une carte et un tableau interactifs ainsi que d'insérer facilement des données dans d'autres programmes.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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