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Comptes du bilan national et des flux financiers, premier trimestre de 2020

Diffusion : 2020-06-12

L'incidence de la pandémie de COVID-19 sur l'économie canadienne contribue à la baisse de la valeur nette nationale

La valeur nette nationale, soit la somme du patrimoine national et de la position d'actif étranger nette du Canada, s'est chiffrée à 12 640,3 milliards de dollars au premier trimestre, en baisse de 126,9 milliards de dollars par rapport au quatrième trimestre de 2019. La valeur des actions et des fonds d'investissement a affiché des baisses marquées, tandis que les devises et les dépôts ont enregistré leur plus forte croissance trimestrielle à ce jour, stimulés par la forte hausse de l'épargne des ménages et par les opérations sur le marché entreprises par la banque centrale pour appuyer l'économie. La valeur nette nationale par habitant a fléchi de 4 207 $ pour s'établir à 332 703 $.

La position d'actif étranger nette du Canada a reculé de 77,3 milliards de dollars au premier trimestre pour se situer à 934,2 milliards de dollars, après avoir enregistré une hausse de 198,1 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2019. Les actifs et les passifs internationaux ont tous les deux affiché une baisse marquée au premier trimestre, sous l'effet de la baisse considérable des marchés boursiers en mars. L'effet de réévaluation découlant des fluctuations des taux de change a atténué la diminution globale de la position d'actif étranger nette du Canada, puisque les Canadiens détiennent une plus grande part d'actifs internationaux en devises étrangères que de passifs internationaux.

Le patrimoine national, soit la valeur des actifs non financiers dans l'économie canadienne, a affiché une légère baisse de 0,4 % pour se situer à 11 706,0 milliards de dollars au premier trimestre. Entraînée à la baisse par l'effondrement des prix de l'énergie, la valeur des ressources naturelles a diminué de 185,6 milliards de dollars, affichant ainsi son troisième trimestre consécutif de baisses. La diminution du patrimoine national a été partiellement compensée par l'augmentation de la valeur des biens immobiliers, qui s'est accrue de 103,5 milliards de dollars au premier trimestre, et ce, malgré le fait que le volume des ventes de propriétés résidentielles ait été modéré en mars par suite de l'entrée en vigueur des restrictions liées à la pandémie de COVID-19.

Graphique 1  Graphique 1: Variation de la valeur nette nationale, selon la composante
Variation de la valeur nette nationale, selon la composante

La valeur nette du secteur des ménages diminue sous l'effet de la baisse des marchés boursiers

La valeur nette du secteur des ménages a fléchi de 443,4 milliards de dollars au premier trimestre pour se chiffrer à 11 293,9 milliards de dollars. La valeur des passifs financiers a augmenté de 14,3 milliards de dollars, alors que celle des actifs financiers a reculé de 532,0 milliards de dollars. Ce sont les actions et les fonds d'investissement qui ont le plus contribué à la baisse des actifs financiers; ils ont enregistré un recul de 15,5 % pour s'établir à 2 450,0 milliards de dollars, leur plus faible valeur depuis le troisième trimestre de 2016. La diminution observée dans les actions et les fonds d'investissement est principalement attribuable aux réévaluations à la baisse (-426,2 milliards de dollars), les investisseurs ayant réagi à l'accentuation de l'incertitude économique. Sur le plan canadien, à la fin du premier trimestre, la Bourse de Toronto (TSX) avait affiché une baisse de 21,6 %, qui englobe le recul mensuel de 17,7 % enregistré en mars. Le TSX a cependant montré des signes de reprise après le trimestre et a regagné en avril (+10,5 %) une partie du terrain perdu en mars. Pendant que les marchés boursiers mondiaux subissaient d'importantes pertes en mars, les investisseurs canadiens ont réduit leurs avoirs d'actions étrangères d'un montant sans précédent, en dollars, et ont vu la valeur de leurs avoirs décliner considérablement. Ainsi, la valeur nette des ménages, par habitant, a diminué pour passer de 309 735 $ à 297 266 $.

Les actifs en devises et dépôts ont augmenté de 3,2 % au premier trimestre, alors que les ménages réagissaient aux répercussions de la pandémie de COVID-19; il s'agit de leur hausse trimestrielle la plus prononcée à ce jour. Le taux d'épargne des ménages s'est accru pour passer de 3,6 % à 6,1 % au premier trimestre, et cette augmentation est surtout attribuable à la baisse record des dépenses des ménages (-2,1 %). Le taux d'épargne des ménages est agrégé sur l'ensemble des classes de revenus; en général, les taux d'épargne sont plus élevés dans les quintiles de revenus supérieurs.

La valeur des actifs non financiers a progressé de 102,9 milliards de dollars au premier trimestre. Cette hausse est principalement attribuable aux biens immobiliers résidentiels, dont la valeur s'est accrue de 77,4 milliards de dollars, stimulée par la forte hausse des prix qui a été observée en janvier et en février 2020 et qui s'est maintenue jusqu'à la fin du trimestre. L'activité sur le marché du logement s'est traduite par une augmentation de 37,3 % du volume des ventes de propriétés résidentielles en janvier et février 2020, par rapport au volume enregistré à la même période en 2019. Le volume des ventes en mars 2020 a, quant à lui, affiché une augmentation d'une année à l'autre de 22,0 % par rapport à mars 2019.

Graphique 2  Graphique 2: Dette des ménages sur le marché du crédit, flux désaisonnalisés
Dette des ménages sur le marché du crédit, flux désaisonnalisés

Le crédit à la consommation diminue

Sur une base désaisonnalisée, l'emprunt total sur le marché du crédit a augmenté de 1,9 milliard de dollars au premier trimestre pour s'élever à 27,6 milliards de dollars. La demande de prêts hypothécaires s'est accrue pour atteindre 23,1 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 3,8 milliards de dollars. La demande de crédit à la consommation et de prêts non hypothécaires a diminué pour s'établir à 4,5 milliards de dollars au premier trimestre, en baisse de 1,9 milliard de dollars par rapport au trimestre précédent.

La dette sur le marché du crédit (crédit à la consommation, prêts hypothécaires et prêts non hypothécaires) s'est chiffrée à 2 334,4 milliards de dollars à la fin du trimestre. Les prêts hypothécaires se sont chiffrés à 1 532,3 milliards de dollars, et les crédits à la consommation et les prêts non hypothécaires, à 802,1 milliards de dollars.

Le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires du capital et des intérêts en proportion du revenu disponible des ménages sur le marché du crédit, s'est rétréci pour passer de 14,81 % à 14,67 %, et les paiements sur la dette totale ont fléchi de 0,6 %. Les reports de paiement consentis dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ont eu une légère incidence au cours du trimestre, ayant entraîné la réduction des paiements obligatoires du capital; cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochains trimestres.

La dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible s'est accrue pour passer de 175,6 % à 176,9 %. Autrement dit, il y avait 1,77 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages. La dette des ménages sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible est agrégée sur l'ensemble des classes de revenus; cependant, les tendances annuelles montrent que le ratio de la dette au revenu disponible est généralement plus élevé dans les quintiles de revenus inférieurs.

Graphique 3  Graphique 3: Dette des ménages sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible des ménages, données désaisonnalisées
Dette des ménages sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible des ménages, données désaisonnalisées

L'emprunt du secteur des administrations publiques augmente en réponse à la pandémie de COVID-1

La demande d'emprunt sur le marché du crédit de l'administration publique fédérale s'est élevée à 28,7 milliards de dollars. Il s'agit de la plus grande émission nette depuis le premier trimestre de 2009, et du huitième trimestre consécutif au cours duquel les émissions ont dépassé les remboursements. L'emprunt de l'administration publique fédérale a surtout pris la forme d'émissions d'effets à court terme (+26,0 milliards de dollars). Par ailleurs, l'emprunt des autres administrations publiques (à l'exclusion des caisses de sécurité sociale), principalement sous forme d'émissions d'obligations, a augmenté de 6,3 milliards de dollars par rapport au quatrième trimestre pour atteindre 17,8 milliards de dollars au premier trimestre.

Le ratio de la dette nette de l'administration publique fédérale (la valeur comptable du total des passifs financiers moins le total des actifs financiers) au produit intérieur brut (PIB) a augmenté pour s'élever à 26,5 %, alors que la dette nette de l'administration publique fédérale augmentait et que le PIB subissait les effets des arrêts d'activités attribuables à la pandémie de COVID-19. Le ratio de la dette nette des autres administrations publiques (à l'exclusion des caisses de sécurité sociale) au PIB s'est accru pour passer de 26,8 % à 27,5 %.

Graphique 4  Graphique 4: Dette nette (valeur comptable) en pourcentage du produit intérieur brut
Dette nette (valeur comptable) en pourcentage du produit intérieur brut

Les prêts non hypothécaires des sociétés privées non financières augmentent

La demande de fonds de la part des sociétés privées non financières s'est chiffrée à 39,0 milliards de dollars au premier trimestre. Il s'agit du plus haut niveau observé depuis le premier trimestre de 2019. L'emprunt sous forme de prêts non hypothécaires (+49,1 milliards de dollars) a atteint un sommet historique pendant le premier trimestre de 2020; il a été en partie contrebalancé par le remboursement net d'obligations (-13,1 milliards de dollars) et d'effets à court terme (-4,4 milliards de dollars).

Le ratio d'endettement (valeur marchande) des sociétés non financières privées a bondi au premier trimestre pour passer de 188,6 % à 212,3 %; il s'agit du plus haut niveau enregistré depuis le premier trimestre de 2009. Les actions détenues par les sociétés privées non financières ont diminué dans une plus grande proportion que leur dette, les prix des obligations de sociétés ayant fléchi durant le trimestre. Cependant, la valeur de leur dette libellée en devises étrangères s'est accrue en raison de la faiblesse du dollar canadien.

Graphique 5  Graphique 5: Demande de fonds des sociétés privées non financières
Demande de fonds des sociétés privées non financières

Les prêts consentis par le secteur des sociétés financières augmentent

Au premier trimestre, les sociétés financières ont injecté 171,5 milliards de dollars dans l'économie au moyen d'instruments du marché financier; il s'agit d'une hausse comparativement aux 41,3 milliards de dollars injectés au trimestre précédent. Le financement au premier trimestre s'est principalement effectué sous forme de prêts non hypothécaires (+92,6 milliards de dollars), dont la valeur a atteint un niveau record. Auparavant, le plus haut niveau jamais enregistré pour les prêts non hypothécaires était de 44,5 milliards de dollars, atteint au deuxième trimestre de 2017. Les émissions d'effets à court terme (+33,3 milliards de dollars) et les prêts hypothécaires (+22,8 milliards de dollars) ont aussi contribué à la valeur des prêts consentis au premier trimestre. Les sociétés financières ont également racheté pour 6,0 milliards de dollars en dette à la consommation.

La valeur marchande des actifs financiers a affiché une légère baisse de 0,6 % pour s'établir à 15 574,4 milliards de dollars au premier trimestre. L'augmentation des actifs sous forme de prêts a été plus que compensée par les réévaluations à la baisse, de l'ordre de 475,6 milliards de dollars, qui ont surtout touché les actions et fonds d'investissement en raison des perturbations du marché attribuables à l'incertitude.

Les banques à charte ont accru leurs avoirs en devises et dépôts de 54,6 milliards de dollars à la suite d'opérations sur le marché effectuées par la banque centrale pour appuyer l'économie et fournir des fonds aux institutions financières. Pour ce qui est des passifs, les sous-secteurs des banques à charte et des fonds communs de placement étaient à l'origine d'une part importante de la baisse de la valeur des actions dans le secteur des sociétés financières. Les actions et les parts des fonds communs d'investissement de ces sous-secteurs détenus par les ménages ont contribué à la réduction de la valeur nette des ménages.

Graphique 6  Graphique 6: Prêts accordés par le secteur financier
Prêts accordés par le secteur financier

Incidence de la pandémie de COVID-19 sur les estimations

La pandémie de COVID-19 a entravé les activités de mesure de Statistique Canada. Parmi les difficultés rencontrées figurent les contraintes imprévues pesant sur la collecte de données et les opérations statistiques visant les données sources essentielles, lesquelles ont dû faire l'objet de modifications au chapitre des méthodes de compilation et des traitements conceptuels standards. Les principales répercussions de ces modifications, de même que les mesures prises pour atténuer l'incidence potentielle sur la qualité des données, sont décrites ci-après.

Lacunes statistiques et contraintes opérationnelles

Données financières sur les entreprises : Au premier trimestre de 2020, le Relevé trimestriel des états financiers a fait l'objet d'une transition, déjà prévue, vers un nouveau plan d'enquête, afin de mieux harmoniser et intégrer les opérations et mettre à jour le contenu. Alors que le changement n'a pas eu d'incidence considérable sur la réponse à l'enquête, des difficultés opérationnelles imprévues ont donné lieu à des retards dans certains secteurs. Par conséquent, les estimations ont été fondées sur des estimations en cours d'élaboration et ne comprennent pas l'intégralité des résultats finaux. Des révisions plus importantes que d'habitude pourraient être apportées plus tard.

Statistiques de finances publiques : En raison de retards opérationnels attribuables à la pandémie, les fichiers des administrations fédérale et provinciales ont été reçus plus tard que d'habitude, ce qui a rendu plus complexe l'estimation des résultats du trimestre en cours pour les statistiques de finances publiques. Des renseignements supplémentaires ont été incorporés, dans la mesure du possible. Les estimations actuelles sont sujettes à des révisions plus grandes que d'habitude en raison de la réception éventuelle de nouveaux renseignements et de leur validation à un niveau détaillé.

Traitements et ajustements conceptuels particuliers

Au Canada comme dans de nombreux autres pays, les gouvernements ont imposé diverses restrictions et mis en place des mesures de soutien en réponse à la pandémie de COVID-19, à partir de la mi-mars 2020, en général. Pour la production des estimations du premier trimestre, chaque mesure de soutien a fait l'objet d'un examen, et le traitement approprié des statistiques macroéconomiques a été déterminé, conformément aux normes internationales. Puisque la plupart des mesures ne sont entrées en vigueur qu'au début avril, elles n'ont pas eu d'incidence sur les estimations du premier trimestre. Quelques exceptions dignes de mention sont soulignées ci-dessous.

Afin d'atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19, les gouvernements ont offert des possibilités de report des paiements, sous différentes formes. Dans les comptes des administrations publiques, les revenus reportés seront comptabilisés comme ils le seraient normalement, et un poste débiteur sera enregistré. La position de trésorerie du secteur qui bénéficie d'un report augmentera pendant la durée des reports, tandis que celle des administrations publiques concernées diminuera par rapport au cas où il n'y a pas de tels reports.

La Banque du Canada a mis en place un certain nombre d'initiatives visant à soutenir l'économie canadienne. Par exemple, elle a annoncé la création du Programme d'achat de papier commercial, qui vise à atténuer les tensions sur les marchés de financement à court terme. Les effets de ces initiatives seront observés, entre autres, dans les comptes financiers et de patrimoine.

Les banques et les fournisseurs de prêts hypothécaires canadiens ont offert des reports de paiements hypothécaires à leurs clients pour les aider à gérer les difficultés financières attribuables à la pandémie de COVID-19. Dans la mesure où les paiements hypothécaires habituels sont reportés, les paiements du capital versés par les ménages aux sociétés financières devraient être inférieurs à ce qu'ils auraient normalement été, puis augmenteront une fois les reports terminés. Cela aura pour effet de réduire le ratio du service de la dette des ménages. Toutefois, les paiements d'intérêts ne devraient pas refléter une diminution similaire aux paiements du capital puisqu'ils sont calculés selon la méthode de la comptabilité d'exercice. Les établissements de crédit comptabiliseront les intérêts reportés comme des revenus d'intérêts en fin d'exercice et les ajouteront sur le capital des prêts.

Pour obtenir des explications détaillées du traitement des différentes mesures de soutien instaurées par le gouvernement en réponse à la pandémie de COVID-19, veuillez consulter le rapport « Saisie des mesures liées à la COVID-19 dans les comptes nationaux ».





  Note aux lecteurs

Révisions

La présente diffusion des données du premier trimestre des comptes du bilan national et des flux financiers comprend les estimations révisées du premier trimestre de 2019 au quatrième trimestre de 2019. Ces données intègrent des données nouvelles, des données révisées ainsi que des données mises à jour sur les tendances saisonnières. En outre, comme dans le communiqué portant sur les données du troisième trimestre de 2019, de nouveaux renseignements sur les sous-secteurs financiers sont disponibles. Le sous-secteur « Autres institutions financières privées » a été ventilé en sous-secteurs financiers supplémentaires et certains secteurs financiers ont été réorganisés, de sorte qu'ils correspondent davantage aux classifications internationales actuelles. Un aperçu de ces changements à la classification des secteurs et des renseignements sur d'autres révisions aux concepts, aux méthodologies et aux statistiques sont présentés dans le document « Vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 1990 à 2019 » (Numéro au catalogue13-605-X).

Des améliorations aux données des comptes du bilan national et des flux financiers, telles que l'élaboration de renseignements détaillés sur les contreparties par secteur, seront incorporées sous peu. Afin de faciliter cette initiative ainsi que d'autres améliorations, il a fallu prolonger la période de la révision annuelle (normalement les trois années précédentes) au moment de la diffusion des données du troisième trimestre. Ainsi, pour les deux prochaines années, lors de la diffusion des comptes financiers et du patrimoine du troisième trimestre, les données seront révisées rétrospectivement jusqu'à 1990 pour assurer une série chronologique continue.

Comptes financiers et du patrimoine sur une base de qui à qui : certains instruments financiers

Le produit de visualisation des données « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers » a été mis à jour en fonction des données du premier trimestre de 2019 au premier trimestre de 2020.

Prochaine diffusion

Les données du deuxième trimestre sur les comptes du bilan national et des flux financiers seront diffusées le 11 septembre.

Aperçu des comptes financiers et du patrimoine

La présente diffusion des données des comptes financiers et du patrimoine regroupe les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et les comptes des autres changements d'actifs.

Les CBN sont composés des bilans de tous les secteurs et sous-secteurs de l'économie. Les principaux secteurs sont les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, les sociétés financières, les sociétés non financières, les administrations publiques et les non-résidents. Les CBN englobent tous les actifs non financiers nationaux et toutes les créances d'actifs et de passifs financiers non réglées de tous les secteurs. Afin de permettre une meilleure interprétation des données sur les flux financiers, certaines séries sur les emprunts des ménages sont offertes sur une base désaisonnalisée (tableau 38-10-0238-01). Toutes les autres données ne sont pas désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées — Foire aux questions.

Les CFF permettent de mesurer les prêts et les emprunts nets par secteur en examinant les opérations financières dans l'économie. Ils fournissent une mesure de l'investissement financier net, qui correspond à la différence entre les opérations en actifs financiers et en passifs financiers (p. ex. les achats nets de titres moins les émissions nettes de titres). Les CFF mettent également en lumière le lien entre les activités financières et non financières dans l'économie, lequel associe les estimations de l'épargne et l'acquisition de capital non financier (p. ex. l'investissement en logements neufs) aux opérations financières sous-jacentes.

Alors que les CFF enregistrent des changements dans les actifs et les passifs financiers entre l'ouverture et la fermeture du bilan associés aux transactions lors de la période de comptabilisation, la valeur des actifs et des passifs détenus par une institution peut aussi changer pour d'autres raisons. Ces autres types de changements, que l'on appelle les autres flux économiques, sont enregistrés dans le compte des autres changements d'actifs.

Ce compte comporte deux composantes principales. La première composante principale est le compte des autres changements de volume d'actifs. Ce compte comprend les changements dans les actifs et les passifs non financiers et financiers liés à l'apparition économique et à la disparition d'actifs, les effets d'événements externes tels que les guerres ou les catastrophes sur la valeur des actifs ainsi que les changements de classification et de structure des actifs. La deuxième composante principale est le compte de réévaluation, qui présente les gains et les pertes d'avoirs revenant aux propriétaires d'actifs et de passifs non financiers et financiers pendant la période de comptabilisation découlant des changements dans les évaluations aux prix du marché.

À l'heure actuelle, seul l'agrégat des autres changements d'actifs est accessible dans le Système canadien des comptes macroéconomiques; aucun renseignement sur les différentes composantes n'est accessible.

Les définitions relatives aux indicateurs financiers sont présentées dans le document intitulé « Indicateurs financiers des Comptes du bilan national » et dans le Glossaire du Système canadien des comptes macroéconomiques.

Produits

Il est maintenant possible de consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X).

Le produit de visualisation de données « Centre de statistiques sur l'infrastructure », qui fait partie de Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X) est maintenant accessible.

Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (Numéro au catalogue13-605-X) est accessible.

Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets de notre site Web, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leurs structures.

Il est également possible de consulter le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-606-G).

Il est également possible de consulter le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-607-X).

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, veuillez communiquer avec nous au 514-283-8300 ou composer sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou veuillez communiquer avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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