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Étude : Rémunération des immigrants et des enfants d'immigrants appartenant aux minorités de langue officielle

Diffusion : 2019-05-15

Au Canada, la vitalité et la croissance des minorités de langue officielle — la population de langue française vivant à l'extérieur du Québec et la population de langue anglaise vivant au Québec — dépendent en grande partie de l'immigration. En retour, le fait d'attirer et de retenir les immigrants repose largement sur l'obtention de résultats économiques positifs par ces familles.

À l'extérieur du Québec, les immigrants et les enfants d'immigrants de langue française constituaient 19 % de la population totale de langue française âgée de 25 à 59 ans. Cette proportion était de 44 % dans le cas des immigrants et des enfants d'immigrants de langue anglaise.

Au Québec, les immigrants et les enfants d'immigrants représentaient 65 % de la population de langue anglaise, alors qu'ils représentaient 16 % de la population de langue française.

Les immigrants et les enfants d'immigrants qui ne parlent pas la langue officielle majoritaire de leur province peuvent se heurter à un plus grand nombre d'obstacles économiques que ceux appartenant à la majorité linguistique, surtout s'ils ont de la difficulté à s'exprimer dans la langue majoritaire au travail ou dans la sphère publique en général.

Dans une nouvelle étude diffusée aujourd'hui dans la publication Regards sur la société canadienne de Statistique Canada, intitulée « Résultats du Recensement de 2016 : Rémunération des immigrants et des enfants d'immigrants appartenant aux minorités de langue officielle », on examine, à l'aide des données du Recensement de 2016, les résultats économiques des immigrants et des enfants d'immigrants qui font partie d'une minorité de langue officielle.

Dans cette étude, on entend par « population de langue française » les personnes ayant déclaré le français comme première langue officielle parlée, et par « population de langue anglaise » les personnes ayant déclaré l'anglais comme première langue officielle parlée.

On examine, dans l'étude, les écarts de rémunération annuelle entre la population de langue française et la population de langue anglaise, après avoir pris en compte d'autres facteurs comme la région d'ascendance, le temps passé au Canada, la catégorie d'admission, l'industrie, l'âge, la scolarité, le statut d'emploi à temps plein ou à temps partiel et le nombre de semaines travaillées.

L'étude est également accessible par l'intermédiaire du Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l'inclusion de Statistique Canada. D'autres renseignements sur le Centre et sur d'autres études et statistiques liées à la diversité sont accessibles à partir du carrefour du Centre.

À l'extérieur du Québec, les immigrants et les enfants d'immigrants de langue française ont une rémunération semblable ou supérieure à celle de leurs homologues de langue anglaise

À l'extérieur du Québec, 90 800 immigrants et enfants d'immigrants âgés de 25 à 59 ans ont déclaré le français comme première langue officielle parlée en 2016. En comparaison, 5 millions d'immigrants et d'enfants d'immigrants du même groupe d'âge ont déclaré l'anglais comme première langue officielle parlée. La plupart des immigrants et des enfants d'immigrants de langue française vivaient en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.

En général, à l'extérieur du Québec, les immigrants et les enfants d'immigrants de langue française avaient une rémunération semblable ou supérieure à celle de leurs homologues de langue anglaise.

Chez les femmes, les immigrantes et les enfants d'immigrantes de langue française gagnaient environ 6 % de plus que les immigrantes de langue anglaise. Chez les hommes, la rémunération annuelle des immigrants et des enfants d'immigrants de langue française était comparable à celle de leurs homologues de langue anglaise.

Même parmi les personnes qui n'étaient ni des immigrants ni des enfants d'immigrants — aussi appelés « Canadiens de troisième génération ou plus » — la rémunération annuelle des francophones vivant à l'extérieur du Québec était supérieure à celle des anglophones, et ce, de 6 % chez les femmes et de 3 % chez les hommes (après avoir pris en compte d'autres facteurs).

Au Québec, les immigrants francophones ont une rémunération semblable à celle des immigrants anglophones

Au Québec, parmi la population des personnes âgées de 25 à 59 ans, il y avait 332 000 immigrants et enfants d'immigrants de langue anglaise et 513 000 immigrants et enfants d'immigrants de langue française en 2016. La majorité des immigrants et des enfants d'immigrants de langue anglaise vivaient dans la région métropolitaine de recensement de Montréal.

Au Québec, il y avait peu de différence entre la rémunération annuelle des immigrants de langue anglaise et celle des immigrants de langue française, même après avoir pris en compte d'autres facteurs.

Cependant, les enfants d'immigrants qui ont déclaré l'anglais comme première langue officielle gagnaient environ 5 % de moins que ceux qui ont déclaré le français comme première langue officielle.

Ces résultats allaient de pair avec ceux observés chez les personnes de troisième génération ou plus qui ont déclaré l'anglais comme première langue officielle. Dans ce groupe, la rémunération était inférieure à celle de leurs homologues francophones, et ce, de 6 % chez les femmes et de 9 % chez les hommes.

  Note aux lecteurs

La présente étude s'appuie sur des données du Recensement de 2016 pour examiner les résultats sur le marché du travail des immigrants et des enfants d'immigrants de langue française et de langue anglaise qui font partie d'une minorité linguistique au Canada. Les deux populations d'intérêt sont les immigrants et les enfants d'immigrants de langue française vivant à l'extérieur du Québec ainsi que les immigrants et les enfants d'immigrants de langue anglaise vivant au Québec.

Bien que Statistique Canada n'ait pas de définition officielle de « population de langue française » ou de « population de langue anglaise », la présente étude se fonde sur le concept de première langue officielle parlée pour définir ces deux populations. Par conséquent, on entend par « population de langue française » les personnes ayant déclaré le français comme première langue officielle parlée, et par « population de langue anglaise » les personnes ayant déclaré l'anglais comme première langue officielle parlée.

Dans l'étude, on examine trois indicateurs, soit la rémunération annuelle, la rémunération hebdomadaire des travailleurs à temps plein et la proportion de personnes ayant un revenu d'emploi d'au moins 10 000 $. Des résultats semblables ont été obtenus pour ces trois indicateurs et, par conséquent, seuls les résultats associés à la rémunération annuelle sont abordés dans ce communiqué du Quotidien.

Tous les résultats sont ajustés en fonction d'autres facteurs, y compris la région d'ascendance, le temps passé au Canada, la catégorie d'admission, l'industrie, l'âge, la scolarité, le nombre de semaines travaillées et le statut d'emploi à temps plein ou à temps partiel.

Produits

L'étude intitulée « Résultats du Recensement de 2016 : Rémunération des immigrants et des enfants d'immigrants appartenant aux minorités de langue officielle » est maintenant accessible dans la publication Regards sur la société canadienne (Numéro au catalogue75-006-X).

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes ou la qualité des données, communiquez avec René Houle au 613-854-8473 (rene.houle@canada.ca).

Pour obtenir plus de renseignements au sujet de Regards sur la société canadienne, communiquez avec Sébastien LaRochelle-Côté au 613-951-0803 (sebastien.larochelle-cote@canada.ca).

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