Le Quotidien
|
 En manchette  Indicateurs  Communiqués par sujets
 Sujets d'intérêt  Calendrier de diffusion  Information

Les crimes déclarés par la police en milieu rural et en milieu urbain dans les provinces canadiennes, 2017

Warning Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Diffusion : 2019-05-07

En 2017, 16 % de la population provinciale vivait dans des régions rurales où 23 % des infractions avec violence déclarées par la police se sont produites. En outre, 17 % des crimes contre les biens, 27 % des délits de la route prévus au Code criminel et 23 % des autres infractions au Code criminel se sont également produits en milieu rural.

Une analyse comparative des crimes déclarés par les services de police qui desservent les régions rurales et urbaines est présentée dans l'article de Juristat intitulé « Les crimes déclarés par la police en milieu rural et en milieu urbain dans les provinces canadiennes, 2017 », publié aujourd'hui. L'étude a révélé que le taux de criminalité en milieu rural était plus élevé que celui en milieu urbain, en raison des taux plus élevés enregistrés dans les régions rurales des Prairies et du nord des provinces.

Le taux de criminalité et l'Indice de gravité de la criminalité sont plus élevés en milieu rural

Les services de police des régions rurales ont déclaré 6 210 infractions au Code criminel (à l'exclusion des délits de la route) pour 100 000 habitants en 2017. Ce taux était de 23 % supérieur à celui enregistré par les services de police des régions urbaines (5 051).

Outre un taux de criminalité plus élevé, les régions rurales affichaient aussi un Indice de gravité de la criminalité (IGC) plus élevé. L'IGC — une mesure du volume et de la gravité des crimes déclarés par la police — était de 82,1 dans les régions rurales, soit 17 % plus élevé que celui dans les régions urbaines (70,1).

Graphique 1  Graphique 1: Le taux de criminalité enregistré par les services de police dans les régions rurales et urbaines, selon la province, 2017
Le taux de criminalité enregistré par les services de police dans les régions rurales et urbaines, selon la province, 2017

Les régions rurales du Sud affichent des taux de criminalité plus faibles

L'écart global observé entre les taux de criminalité des milieux ruraux et urbains est principalement attribuable aux taux élevés enregistrés en milieu rural dans les Prairies et dans le Nord provincial. Le Nord provincial englobe les régions septentrionales de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans l'ensemble, le taux de criminalité observé dans les régions rurales du Nord provincial (14 512 affaires pour 100 000 habitants) était trois fois plus élevé que celui noté dans les régions rurales du Sud provincial (4 706). Les taux de criminalité dans le Nord provincial étaient particulièrement élevés dans les régions du nord de la Saskatchewan et, dans une moindre mesure, au Manitoba, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec. Dans le sud des provinces, le taux de criminalité en milieu rural était généralement inférieur à celui enregistré en milieu urbain. Cette tendance a été observée dans toutes les provinces, sauf en Alberta.

Dans les Prairies, les taux de criminalité observés en milieu rural étaient particulièrement plus élevés que ceux enregistrés en milieu urbain. Le taux de criminalité en milieu rural était 42 % plus élevé au Manitoba, 38 % plus élevé en Alberta et 36 % plus élevé en Saskatchewan que le taux de criminalité noté en milieu urbain dans chacune de ces provinces.

Graphique 2  Graphique 2: Le taux de criminalité enregistré par les services de police dans les régions rurales dans le sud et le nord, selon la province, 2017
Le taux de criminalité enregistré par les services de police dans les régions rurales dans le sud et le nord, selon la province, 2017

La criminalité en milieu rural et en milieu urbain a connu une baisse comparativement à 10 ans plus tôt

Dans l'ensemble, le taux de criminalité et l'IGC observés dans les régions rurales et urbaines étaient plus faibles en 2017 qu'en 2009. Dans les régions rurales, le taux de criminalité a diminué de 13 %, et l'IGC, de 7 %. Les régions urbaines ont fait état d'une baisse encore plus marquée, car le taux de criminalité et l'IGC y ont tous deux reculé de 19 % au cours de la même période.

Le méfait est le crime le plus courant en milieu rural

En 2017, le méfait — une infraction qui englobe un éventail de comportements criminels, y compris divers types de vandalisme, comme les graffitis, et les comportements insouciants destructeurs ou obstructifs — était l'infraction la plus souvent déclarée par les services de police en milieu rural. Le nombre relativement élevé de méfaits explique le taux de criminalité plus élevé dans les régions rurales. Les méfaits représentaient 20 % des crimes commis en milieu rural comparativement à 11 % en milieu urbain. En plus des méfaits, les introductions par effraction, les vols de véhicules à moteur, les vols de plus de 5 000 $, la possession de biens volés et les crimes d'incendie comptaient aussi parmi les autres crimes contre les biens qui affichaient des taux plus élevés en milieu rural qu'en milieu urbain. En revanche, le taux de vols de 5 000 $ ou moins était beaucoup plus élevé en milieu urbain, ce qui était en grande partie attribuable au nombre élevé de vols à l'étalage et de vols dans des véhicules à moteur.

Le taux d'homicides est plus élevé en milieu rural qu'en milieu urbain

De 2009 à 2017, les services de police ruraux ont déclaré un total de 1 078 homicides, ce qui représente un taux annuel moyen de 2,02 homicides pour 100 000 habitants. Parallèlement, le taux dans les régions urbaines était de 1,55 (4 068 homicides).

Malgré un taux d'homicides plus élevé en milieu rural qu'en milieu urbain, le taux de tentatives de meurtre était plus faible en milieu rural. De 2009 à 2017, on a observé en moyenne 1,7 tentative de meurtre pour 100 000 habitants en milieu rural, comparativement à 2,1 en milieu urbain. Si l'on tient compte à la fois de la prévalence des homicides et de la prévalence des tentatives de meurtre, les écarts entre les taux des milieux ruraux et urbains s'estompent en grande partie.

Outre les homicides, les taux enregistrés pour plusieurs autres infractions avec violence étaient beaucoup plus élevés en milieu rural qu'en milieu urbain, particulièrement en ce qui concerne les infractions avec violence relatives aux armes à feu (comme le fait de décharger ou de braquer une arme à feu), les voies de fait graves et les infractions sexuelles contre les enfants. En revanche, des taux plus élevés de vols qualifiés et d'infractions liées à la traite des personnes ou à la marchandisation des activités sexuelles ont été enregistrés en milieu urbain.

  Note aux lecteurs

La présente analyse est fondée sur les données policières recueillies dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité. Un certain nombre de facteurs peuvent influer sur les statistiques déclarées par la police. Ainsi, les affaires doivent être portées à l'attention de la police. Les différences entre les services de police quant aux ressources disponibles ou aux priorités, aux politiques et aux procédures, notamment, peuvent aussi avoir un effet sur les crimes déclarés par la police. Par exemple, certains services de police peuvent s'appuyer sur des règlements municipaux pour traiter des infractions mineures. Les territoires sont exclus de la présente analyse sur la criminalité en milieu rural, car ils diffèrent des provinces et les uns des autres à de nombreux égards.

Les régions urbaines sont les territoires où la majorité de la population vit dans une région métropolitaine de recensement (RMR) ou une agglomération de recensement (AR). Les régions rurales sont les territoires où la majorité de la population vit à l'extérieur d'une RMR ou d'une AR. Une RMR ou une AR est formée d'une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d'un centre de population (aussi appelé « noyau »). Une RMR doit compter au moins 100 000 habitants, dont au moins 50 000 vivent dans le noyau. Quant à l'AR, son noyau doit compter au moins 10 000 habitants. Pour faire partie d'une RMR ou d'une AR, les municipalités adjacentes doivent être fortement intégrées au noyau, le degré d'intégration étant mesuré par le débit de la migration quotidienne calculée à partir des données du recensement. Une RMR ou une AR peut être desservie par plus d'un service de police.

Le Nord provincial englobe les régions septentrionales de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. Pour de plus amples renseignements, consultez la section « Nord et Sud – Variante de la CGT 2016 » sur le site Web de Statistique Canada.

Le taux de criminalité et l'Indice de gravité de la criminalité sont des mesures complémentaires des crimes déclarés par la police. Le taux de criminalité permet de mesurer le volume de crimes signalés à la police pour chaque tranche de 100 000 habitants, alors que l'Indice de gravité de la criminalité sert à mesurer tant le volume que la gravité des crimes déclarés à la police.

Produits

L'article de la publication Juristat (Numéro au catalogue85-002-X) « Les crimes déclarés par la police en milieu rural et en milieu urbain dans les provinces canadiennes, 2017 » est maintenant accessible.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

Date de modification :