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Étude : L'endettement et la richesse parmi les ménages canadiens

Diffusion : 2019-03-26

La compréhension de l'état des bilans des ménages canadiens est une question complexe qui continue de susciter beaucoup de discussions. Une nouvelle étude de Statistique Canada alimente ces discussions en faisant ressortir à quel point les mesures nationales de l'endettement et de la richesse masquent des variations importantes d'un bout à l'autre du pays. L'étude est en grande partie fondée sur les résultats de l'Enquête sur la sécurité financière (ESF) de 2016, qui permettent d'établir un profil détaillé par région métropolitaine de recensement (RMR) et par groupe de revenu.

Dans l'ensemble des ménages canadiens, les niveaux d'endettement par rapport au revenu et aux actifs ont suivi des tendances opposées au cours de la dernière décennie. Selon les données des comptes du bilan national, l'endettement des ménages s'est accru relativement aux revenus que ces derniers ont gagnés. Toutefois, la valeur des actifs des ménages, comme le logement et les actions, a considérablement augmenté, dépassant ainsi la hausse de la valeur des passifs, ce qui s'est traduit par une importante croissance de la valeur nette agrégée (c'est-à-dire l'actif total moins le passif total) dans les secteurs des ménages.

L'analyse des tendances des indicateurs, comme le ratio de la dette au revenu, le ratio de la dette aux actifs et la valeur nette, peut être utile pour cerner les vulnérabilités financières potentielles de groupes particuliers relativement aux chocs économiques.

En utilisant les données de l'ESF, l'étude a montré que les niveaux d'endettement total par rapport au revenu (après impôt) et la valeur nette médiane (une mesure du bien-être économique des familles qui se situent au point milieu de la répartition de la richesse) ont augmenté pour toutes les principales RMR et pour tous les groupes de revenu au cours de la période de 1999 à 2016. Toutefois, en 2016, le niveau de ces indicateurs variait considérablement. Selon l'ESF de 2016, les ratios de la dette au revenu des familles vivant à Victoria (240 %), à Vancouver (230 %) et à Toronto (210 %) ont largement dépassé la moyenne nationale de 165 %. En comparaison, les ratios d'endettement des familles de Moncton (106 %), de London (113 %) et de Fredericton (119 %) étaient inférieurs à la moyenne nationale.

Graphique 1  Graphique 1: Ratio de la dette au revenu familial après impôt, régions métropolitaines de recensement choisies, 2016
Ratio de la dette au revenu familial après impôt, régions métropolitaines de recensement choisies, 2016

Les familles des RMR affichant les ratios d'endettement les plus élevés avaient également une valeur nette médiane relativement plus élevée. Dans une certaine mesure, ces tendances peuvent s'expliquer par des valeurs immobilières plus élevées, qui ont contribué à la fois à l'accumulation de dettes hypothécaires et à l'augmentation des actifs en résidences principales au cours des 20 dernières années. Dans l'ensemble du Canada, la valeur nette médiane, mesurée en termes réels, a augmenté pour passer de 144 500 $ en 1999 à 295 100 $ en 2016, Toronto et Vancouver ayant affiché les plus fortes hausses. Au cours de cette période, la valeur nette médiane s'est accrue de 121 % pour atteindre 365 100 $ à Toronto, alors qu'elle a progressé de 188 % pour se chiffrer à 434 400 $ à Vancouver.

De plus, la répartition des niveaux d'endettement par rapport aux revenus variait encore plus selon le quintile de revenu. Les familles dans les quintiles de revenu les plus faibles de Toronto étaient endettées de 420 % par rapport à leur revenu après impôt, et de 400 % pour celles de Vancouver, comparativement à environ 100 % pour le quintile de revenu le plus faible de Montréal. Malgré des niveaux d'endettement beaucoup plus élevés, ceux qui se trouvaient au bas de l'échelle des revenus avaient généralement une valeur nette plus faible, surtout par rapport à ceux qui se trouvaient dans les quintiles de revenu les plus élevés. Par exemple, à Toronto, la valeur nette des familles du quintile de revenu le plus faible était de 9 000 $ en 2016, comparativement à 1,2 million de dollars pour les familles du quintile de revenu le plus élevé. Cette constatation était généralement semblable d'un bout à l'autre du pays

Graphique 2  Graphique 2: Ratio de la dette au revenu des ménages après impôt, 2016
Ratio de la dette au revenu des ménages après impôt, 2016

Enfin, l'étude a également porté sur les familles au bas de la répartition du revenu, définies aux fins de la présente étude comme celles dont la valeur nette (c'est-à-dire la valeur de leur actif restant après le remboursement du passif) est inférieure à 500 $. Selon les données de l'ESF de 2016, 8,4 % des familles canadiennes avaient une valeur nette inférieure à 500 $.

Produits

L'article de recherche intitulé « L'endettement et la richesse parmi les ménages canadiens », qui fait partie de la publication Aperçus économiques (Numéro au catalogue11-626-X), est maintenant accessible.

L'infographie intitulée « Pleins feux sur la dette des ménages canadiens : Qui est vulnérable? » est également accessible. Cette infographie souligne que depuis la récession de 2008-2009, les ratios dette-revenu au Canada n'ont cessé d'augmenter, alors qu'ils ont baissé aux États-Unis au cours de la même période.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Elizabeth Richards au 613-863-4623 (elizabeth.richards@canada.ca), Direction des études analytiques.

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