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Étude : Les résultats sur le marché du travail parmi les réfugiés au Canada

Diffusion : 2019-03-11

De 1980 à 2009, le Canada a accueilli plus de 830 000 réfugiés. Même s'ils ne sont pas sélectionnés pour des raisons économiques, la réussite des réfugiés sur le marché du travail est un aspect essentiel de leur intégration à long terme dans la société canadienne.

Une nouvelle étude de Statistique Canada révèle que les résultats sur le marché du travail des réfugiés provenant de 13 pays ont considérablement varié au cours des trois dernières décennies. Jusqu'à présent, on disposait de peu de renseignements au sujet de la variation des résultats sur le marché du travail entre différents groupes de réfugiés au Canada.

Cette étude tente de combler cette lacune en documentant les taux d'emploi et la rémunération annuelle moyenne des réfugiés provenant des 13 principaux pays d'origine des réfugiés arrivés au Canada au cours de la période allant de 1980 à 2009. Ces pays d'origine sont l'Afghanistan, la Chine, la Colombie, le Salvador, l'Éthiopie, l'ancienne Yougoslavie, l'Iran, l'Iraq, le Pakistan, la Pologne, la Somalie, le Sri Lanka ainsi que le Viet Nam, le Cambodge et le Laos (ces trois pays formant un seul groupe). L'étude, fondée sur la Base de données longitudinales sur l'immigration, est axée sur les réfugiés qui étaient âgés de 20 à 49 ans à leur arrivée au pays, et suit leurs résultats en matière d'emploi et de rémunération pendant leurs 15 premières années au Canada. Par exemple, les résultats des personnes qui sont arrivées au pays en 1985 ont été suivis de 1986 à 2000 et ceux des personnes qui sont arrivées au pays en 2009 ont été suivis de 2010 à 2015.

L'étude montre que les taux d'emploi différaient substantiellement d'un groupe de réfugiés à l'autre. Cinq ans après leur arrivée, au moins 75 % des réfugiés de sexe masculin de 7 pays parmi les 13 pays visés avaient un emploi rémunéré au cours de l'année. Pour d'autres groupes, comme les réfugiés de l'Iran (56 %) et de la Somalie (44 %), ces taux d'emploi étaient plus bas. Parmi les réfugiées de sexe féminin, les taux d'emploi cinq ans après l'arrivée étaient les plus élevés chez celles de l'ancienne Yougoslavie (73 %) et de la Chine (72 %), et les plus faibles chez celles de la Somalie, du Pakistan, de l'Iraq et de l'Afghanistan (variant de 21 % à 39 %).

Parmi les réfugiés qui occupaient un emploi, la rémunération annuelle moyenne était la plus élevée chez ceux de l'ancienne Yougoslavie, de la Pologne et de la Colombie. La rémunération des réfugiés de ces groupes était presque le double de celle des réfugiés de la Somalie, de l'Éthiopie, du Pakistan et de la Chine, qui avaient la rémunération annuelle moyenne la plus faible.

Les différences en ce qui concerne les résultats sur le marché du travail ont été accentuées par le fait que, parmi les groupes de réfugiés affichant des taux d'emploi faibles, la rémunération annuelle moyenne des personnes qui avaient un emploi avait tendance à être faible. L'inverse a été constaté parmi les groupes de réfugiés affichant des taux d'emploi élevés. De plus, les réfugiés de sexe masculin et de sexe féminin du même pays avaient tendance à afficher une rémunération similaire (qu'elle soit faible ou élevée). Dans la mesure où les réfugiés ont tendance à être mariés à un partenaire du même pays, cette tendance accentue le faible revenu au niveau familial.

L'étude montre que les différences entre les groupes de réfugiés en ce qui concerne le niveau de scolarité, l'âge (comme approximation de l'expérience de travail), la connaissance d'une langue officielle, la conjoncture économique et le programme d'entrée au Canada expliquent dans une infime mesure les différences à long terme dans la rémunération entre les groupes de réfugiés. Ces différences en matière de rémunération semblent être liées à d'autres facteurs non observés dans le cadre de cette étude, comme les expériences différentes dans leur pays d'origine, le fait d'avoir vécu dans un camp de réfugiés avant d'arriver au Canada et la qualité des attestations d'études obtenues à l'étranger.

L'approche utilisée dans le cadre de cette étude sera également adoptée pour d'autres vagues subséquentes de réfugiés, y compris ceux provenant de la Syrie.

Produits

Le document de recherche intitulé « Les résultats sur le marché du travail parmi les réfugiés au Canada », qui fait partie de la Série de documents de recherche, Direction des études analytiques (Numéro au catalogue11F0019M), est maintenant accessible.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec René Morissette au 613-951-3608 (rene.morissette@canada.ca), Division de l'analyse sociale et de la modélisation.

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