La violence contre les filles et les jeunes femmes, affaires déclarées par la police au Canada, 2017
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Diffusion : 2018-12-17
Le taux global d'affaires de violence commises contre les filles et les jeunes femmes et déclarées par la police a reculé de 2009 à 2017, mais le taux d'infractions sexuelles a augmenté de 31 % durant la même période.
La violence touche tant les personnes de sexe masculin que de sexe féminin, mais de manière différente. Par exemple, les filles et les jeunes femmes sont plus susceptibles d'être victimes d'infractions sexuelles, et les affaires de violence sont plus souvent perpétrées par un proche. En revanche, les garçons et les jeunes hommes sont plus susceptibles d'être victimes d'affaires de violence impliquant des voies de fait, lesquelles sont plus souvent commises par un étranger ou une simple connaissance.
Il est possible d'obtenir des renseignements détaillés dans l'article de Juristat diffusé aujourd'hui et intitulé « La violence contre les filles et les jeunes femmes, affaires déclarées par la police au Canada, 2017 ».
Le taux de crimes violents déclarés par la police est plus élevé chez les filles et les jeunes femmes victimes
Dans l'ensemble, le taux de crimes violents déclarés par la police en 2017 était 35 % plus élevé chez les victimes qui étaient des filles et des jeunes femmes de 24 ans ou moins (1 394 pour 100 000 personnes) que chez leurs homologues de sexe masculin (1 030 victimes pour 100 000 personnes). La violence atteignait également un sommet à un âge plus précoce chez les victimes de sexe féminin (15 ans) que chez celles de sexe masculin (17 ans).
Le taux d'infractions sexuelles commises contre les filles et les jeunes femmes augmente, alors que celui des autres types de violence diminue
Bien que les taux d'affaires de violence déclarées par la police envers les victimes âgées de 24 ans ou moins aient diminué de 2009 à 2017, le taux de violence enregistré chez les filles et les jeunes femmes victimes (-18 %) a affiché une plus faible baisse que celle observée chez leurs homologues de sexe masculin (-34 %).
Malgré un recul global du taux de violence contre les filles et les jeunes femmes, les résultats varient selon le type d'infraction. Bien que les taux de voies de fait (-24 %) et d'autres infractions avec violence (-38 %) aient diminué chez les filles et les jeunes femmes victimes, le taux d'infractions sexuelles a affiché une augmentation très marquée (+31 %). En comparaison, le taux d'infractions sexuelles chez les garçons et les jeunes hommes a enregistré une hausse moins prononcée (+7 %).
Si l'on exclut l'année 2017 — année au cours de laquelle l'inconduite et la violence sexuelles ont fait l'objet d'une grande prise de conscience et ont suscité un important débat public —, on observe tout de même une augmentation de 13 % du taux d'infractions sexuelles déclarées par la police à l'endroit des filles et des jeunes femmes au cours de la période de 2009 à 2016.
Les filles plus âgées sont le groupe le plus visé par les infractions sexuelles
Comme par le passé, le type de crimes violents que les filles et les jeunes femmes ont le plus souvent subi variait selon l'âge de la victime. Les filles de 11 ans ou moins et celles âgées de 12 à 17 ans étaient les deux groupes qui ont enregistré des taux plus élevés d'infractions sexuelles par rapport aux autres types de violence. Les jeunes femmes de 18 à 24 ans étaient davantage victimes de voies de fait. Alors que les taux de voies de fait et d'autres crimes violents avaient tendance à augmenter avec l'âge chez les filles et les jeunes femmes, c'est chez les filles plus âgées de 12 à 17 ans que le taux d'infractions sexuelles était le plus élevé.
Les filles et les jeunes femmes autochtones sont surreprésentées parmi les victimes d'homicide
Au cours des 10 dernières années, le taux d'homicides était en moyenne trois fois plus élevé chez les garçons et les jeunes hommes que chez les filles et les jeunes femmes. Parmi les victimes d'homicide, 131 garçons et jeunes hommes ont été tués chaque année en moyenne, par rapport à 41 filles et jeunes femmes.
Toutefois, les filles et les jeunes femmes autochtones étaient surreprésentées parmi les victimes d'homicide au cours de cette période. Selon les données du plus récent recensement, 7 % de la population de sexe féminin âgée de 24 ans ou moins est autochtone (Premières Nations, Métis ou Inuits). Parmi les filles et les jeunes femmes victimes d'homicide au cours des 10 dernières années, un peu plus du tiers (34 %) étaient autochtones.
Les filles et les jeunes femmes sont le plus souvent agressées par un proche, et le sont souvent dans une propriété privée
En 2017, la violence contre les filles et les jeunes femmes a été le plus souvent perpétrée par un auteur présumé de sexe masculin (81 %). Les filles et les jeunes femmes ont été plus souvent agressées par un de leurs proches — c'est-à-dire une personne qu'elles connaissaient vraisemblablement bien et en qui elles avaient probablement confiance — que les garçons et les jeunes hommes. Chez les filles et les jeunes femmes, environ 6 victimes de violence sur 10 (57 %) ont subi de la violence aux mains d'un membre de leur famille, d'un partenaire intime (autre qu'un conjoint) ou d'un ami. En comparaison, c'était le cas d'environ 3 de leurs homologues de sexe masculin sur 10 (31 %).
Chez les filles et les jeunes femmes victimes, le lien de l'auteur présumé avec la victime variait selon le groupe d'âge, probablement en raison de leur environnement social : les victimes de 11 ans ou moins étaient le plus souvent agressées par un parent, celles âgées de 12 à 17 ans, par une simple connaissance, et celles de 18 à 24 ans, par un partenaire intime (autre qu'un conjoint).
Peu importe le type d'infraction, les filles et les jeunes femmes ont été le plus souvent agressées dans une propriété privée (62 %), près des deux tiers (65 %) des victimes l'ayant été dans leur propre résidence.
Les filles et les jeunes femmes tardent plus souvent à signaler l'incident dont elles ont été victimes à la police
Plus de 1 fille ou jeune femme sur 4 (28 %) ayant été victime de violence n'a pas signalé immédiatement l'incident à la police — c'est-à-dire que l'incident n'a pas été signalé à la police le jour même où il s'est produit — par rapport à environ 1garçon ou jeune homme sur 5(19 %). Dans le cas des filles et des jeunes femmes victimes, il était beaucoup plus fréquent pour les victimes d'infractions sexuelles (54 %) d'attendre avant de signaler le crime que pour les victimes de voies de fait (16 %) et d'autres infractions avec violence (22 %).
Il est plus fréquent pour les filles et les jeunes femmes de voir les affaires de violence dont elles ont été victimes être classées par mise en accusation
Quel que soit le type de violence dont elles ont été victimes, il était plus fréquent pour les filles et les jeunes femmes de voir leur affaire classée par le dépôt ou la recommandation d'une accusation contre l'auteur présumé que pour les garçons et les jeunes hommes victimes d'affaires de violence. L'écart le plus important concernait les voies de fait : 57 % des filles et des jeunes femmes et 39 % des garçons et des jeunes hommes ont vu leur affaire classée par mise en accusation.
Les taux de crimes violents commis contre les filles et les jeunes femmes sont plus élevés dans les territoires et les régions rurales
Dans chaque province et territoire, le taux de crimes violents commis contre les filles et les jeunes femmes et déclarés par la police était plus élevé que celui observé chez les garçons et les jeunes hommes. À l'instar de la criminalité en général, les taux de violence à l'endroit des filles et des jeunes femmes étaient plus élevés dans les territoires, suivis de la Saskatchewan et du Manitoba. Le taux de violence était près de deux fois plus élevé chez les filles et les jeunes femmes vivant en région rurale (2 212 pour 100 000 personnes) que chez celles vivant en région urbaine (1 236 pour 100 000 personnes).
Note aux lecteurs
Le présent article est fondé sur les données déclarées par la police dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire et les données tirées de l'Enquête sur les homicides. Il présente des renseignements sur les crimes violents visés par le Code criminel qui ont été signalés à la police et dont le bien-fondé a été établi par celle-ci.
En ce qui concerne les données policières, ce sont les renseignements fournis par la police qui indiquent l'âge, le sexe et l'identité autochtone (Premières Nations, Métis ou Inuits) de la victime. Une affaire peut comprendre plus d'une infraction. Les chiffres sont présentés en fonction de l'infraction la plus grave dans l'affaire, qui est déterminée d'après une règle de classification normalisée utilisée par tous les services de police. Certaines victimes subissent de la violence au cours d'une certaine période, parfois pendant des années, et la police peut considérer qu'il s'agit d'une seule affaire continue. Il n'existe pas de renseignements sur le nombre et la date des différentes affaires pour ces victimes de violence continue. À l'inverse, un enregistrement relatif à la victime est recueilli pour chaque victime dans l'affaire. Si une personne est une victime dans plusieurs affaires au cours de la même année de référence, cette personne sera dénombrée en tant que victime pour chaque affaire distincte.
Une région urbaine est définie comme une région métropolitaine de recensement (RMR) ou une agglomération de recensement (AR). Les régions rurales désignent toutes les régions situées à l'extérieur des RMR et des AR.
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L'article de la publication Juristat « La violence contre les filles et les jeunes femmes, affaires déclarées par la police au Canada, 2017 » (85-002-X) est maintenant accessible.
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