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Indicateurs de l'éducation au Canada

Diffusion : 2018-09-27

S'il est vrai que les femmes représentent plus de la moitié des étudiants à temps plein dans les universités et les collèges du Canada, il en va tout autrement dans les programmes d'apprentissage enregistrés, au sein desquels les hommes sont toujours largement majoritaires.

Le Canada se dirige vers une économie au sein de laquelle les progrès technologiques changent progressivement la nature et le nombre des emplois peu spécialisés. Pour répondre aux exigences d'une telle économie, les étudiants d'aujourd'hui se doivent d'acquérir, grâce à l'éducation postsecondaire et aux programmes d'apprentissage, les compétences appropriées devenues indispensables. Le Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation (PIPCE) fournit de l'information sur la façon dont les jeunes Canadiens acquièrent les compétences nécessaires au sein de cette nouvelle économie.

Les données de cette publication du PIPCE fournissent, pour le Canada, un aperçu des effectifs inscrits dans des établissements postsecondaires, des diplômes postsecondaires obtenus, des niveaux de scolarité atteints et des résultats sur le marché du travail, avec un éclairage particulier sur les écarts entre les sexes dans ces différents domaines. Alors que les hommes constituaient la majorité des 417 000 étudiants inscrits dans les programmes d'apprentissage enregistrés en 2016, les femmes en représentaient juste un peu plus de 10 %.

Dans l'ensemble, la proportion de femmes inscrites à de tels programmes a augmenté, passant de 9 % en 2000 à 12 % en 2016. Dans certains programmes d'apprentissage, comme ceux des éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance, des coiffeurs et des esthéticiens, et des travailleurs des services sociaux et communautaires, les femmes ont représenté plus de 80 % des inscriptions. La formation pour le grand groupe de métiers « éducateurs et aides-éducateurs de la petite enfance », qui n'est offerte qu'en Ontario, a représenté près de 10 % de toutes les inscriptions de femmes au Canada.

De 2006 à 2016, la proportion de femmes inscrites à des programmes de métiers à prédominance masculine a augmenté, certains grands groupes de métiers, comme celui de la finition intérieure (+6 points de pourcentage), celui des soudeurs (+6 points de pourcentage) et celui des techniciens et spécialistes de l'aménagement paysager et de l'horticulture (+5 points de pourcentage), ayant affiché des hausses.

Dans les collèges et les universités, contrairement au secteur de l'apprentissage, ce sont les femmes qui constituaient la majorité des étudiants à temps plein, soit respectivement 54 % et 56 %. Dans toutes les provinces, les femmes continuent à être plus nombreuses que les hommes parmi les étudiants des universités, leur proportion allant de 55 % en Colombie-Britannique et en Ontario à 63 % à l'Île-du-Prince-Édouard. Dans la plupart des provinces et des territoires (Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick faisant exception), les femmes représentaient aussi la majorité des inscriptions dans les collèges.

Cette édition du PIPCE montre également des tendances intéressantes en matière de niveau de scolarité au Canada. Par exemple, en 2017, chez les 25 à 34 ans, les femmes (42 %) ont été plus susceptibles d'obtenir un baccalauréat ou un grade supérieur que les hommes (30 %).

Cependant, ces différences entre les sexes étaient moins prononcées chez les membres des générations plus âgées dont le plus haut niveau de scolarité est un grade universitaire, les niveaux de scolarité des femmes ayant augmenté à un rythme plus rapide que ceux de leurs homologues masculins. Chez les personnes de 25 à 34 ans, les hommes (14 %) étaient plus susceptibles que les femmes (6 %) d'obtenir un titre professionnel ou une qualification professionnelle comme plus haut niveau de scolarité atteint. On observe un écart plus prononcé entre les sexes pour les générations plus âgées.

En 2016, les femmes des Premières Nations vivant hors réserve, les Inuites et les Métisses (âgées de 25 ans à 64 ans) étaient plus susceptibles d'obtenir un diplôme collégial que leurs homologues masculins, soit 28 % par rapport à 18 %. Ces différences entre les sexes variaient entre les provinces et les territoires, allant d'un écart de 2 points de pourcentage en faveur des femmes à l'Île-du-Prince-Édouard à une différence de 13 points de pourcentage, toujours en faveur des femmes, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.

En outre, on a également observé cet écart entre les sexes en ce qui concerne ces groupes au niveau universitaire, 8 % des hommes ayant obtenu un baccalauréat ou un grade supérieur en 2016, comparativement à 14 % des femmes. Ces différences entre les sexes variaient entre les provinces et les territoires, allant d'un écart de 3 points de pourcentage en faveur des femmes au Nunavut à une différence de 8 points de pourcentage, toujours en faveur des femmes, en Nouvelle-Écosse.

Au Canada, un niveau de scolarité supérieur est associé à une probabilité supérieure de présence sur le marché du travail. Les retombées de l'éducation étaient particulièrement élevées en Saskatchewan, où 25 % des personnes sans diplôme d'études secondaires étaient au chômage, comparativement à 4 % des personnes ayant obtenu un diplôme universitaire. Il convient de noter que le niveau de scolarité requis sur le marché du travail diffère d'une province à l'autre. Par exemple, au Québec, au Manitoba et en Alberta, le taux de chômage chez les 25 à 29 ans ayant obtenu un diplôme collégial ou un certificat professionnel était inférieur à celui des personnes du même groupe d"âge ayant obtenu un diplôme universitaire.

Cette édition de PIPCE comprend également de l'information sur la population d'âge scolaire vivant en situation de faible revenu, sur les frais de scolarité universitaires, sur les dépenses de recherche et développement ainsi que sur les transitions vers le marché du travail.

  Note aux lecteurs

Le Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation est une initiative en cours du Conseil des statistiques canadiennes de l'éducation, qui est un partenariat entre Statistique Canada et le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) visant à fournir un ensemble de mesures statistiques sur les systèmes d'éducation au Canada.

Les données sur les Premières nations vivant hors réserve, les Inuits et les Métis proviennent des tableaux suivants : 37-10-0099 et 37-10-0100.

Deux nouvelles vues de tableaux sur le pourcentage de femmes poursuivant des études postsecondaires sont également disponibles dans les tableaux suivants : 37-10-0018-02 et 37-10-0020-02.

Produits

La publication Indicateurs de l'éducation au Canada : rapport du Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation, septembre 2018 (Numéro au catalogue81-582-X), est maintenant disponible.

Le produit Indicateurs de l'éducation au Canada : manuel pour le rapport du Programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation (Numéro au catalogue81-582-G) est également disponible. Ce manuel fournit une description générale de chaque indicateur, les principaux concepts et définitions utilisés, de même qu'un aperçu de la méthodologie, des limitations et des sources de données.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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