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Estimations de la population du Canada : régions infraprovinciales, 1er juillet 2017

Diffusion : 2018-02-13

Au 1er juillet 2017, sept Canadiens sur dix (70,5 %), soit 25 893 686 personnes, vivaient dans une région métropolitaine de recensement (RMR). Les trois plus grandes RMR du pays — Toronto, Montréal et Vancouver — étaient le lieu de résidence de plus d'un Canadien sur trois (35,6 %).

Du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 (2016-2017), le taux de croissance de la population des RMR (+1,5 %) a été trois fois plus important que celui des régions situées à l'extérieur des RMR (+0,5 %). L'accroissement démographique des RMR en 2016-2017 était comparable à celui de l'année 2015-2016.

Ces résultats proviennent de la publication Estimations démographiques annuelles : régions infraprovinciales, qui a été mise à jour aujourd'hui.

La population croît plus rapidement dans les régions métropolitaines de recensement des Prairies et dans certaines régions métropolitaines de recensement de l'Ontario

Les 10 RMR qui ont affiché les taux d'accroissement démographique les plus élevés en 2016-2017 étaient situées soit dans les Prairies, soit en Ontario. En 2016-2017, le taux de croissance de la population a atteint 2,0 % ou plus dans quatre RMR, soit Saskatoon (+2,8 %), Regina (+2,4 %), Guelph (+2,2 %) et la partie ontarienne d'Ottawa–Gatineau (+2,2 %). Suivaient les RMR de Toronto (+1,9 %), d'Oshawa, de Winnipeg, d'Edmonton et de Calgary (+1,8 % chacune), et celle de Kitchener–Cambridge–Waterloo (+1,7 %).

Il s'agit de la première fois depuis 2009-2010 que ni Calgary, ni Edmonton n'ont affiché un des cinq plus forts taux d'accroissement démographique au pays. L'accroissement démographique des RMR de l'Alberta est de moindre ampleur depuis 2013-2014, ce qui a coïncidé avec le ralentissement de la production des produits de base amorcé en 2014. Ce ralentissement a été également associé à la hausse du taux de chômage de la province à partir du début de l'année 2015, qui a atteint un sommet à la fin de 2016.

Les taux d'accroissement démographique des RMR de Guelph, de Toronto et de la partie ontarienne d'Ottawa–Gatineau en 2016-2017 ont été les plus élevés des 15 dernières années. La migration internationale a été le principal facteur de croissance des RMR de Toronto et de la partie ontarienne d'Ottawa–Gatineau, alors qu'elle a contribué à une part importante de l'accroissement démographique de la RMR de Guelph.

La population a diminué dans les RMR de Saguenay (-0,2 %) et de Thunder Bay (-0,1 %) pour une quatrième année consécutive. La diminution de la population de la RMR de Saguenay a été en partie attribuable à des pertes récurrentes de jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans qui ont quitté la RMR pour vivre ailleurs au Québec. À Thunder Bay, le nombre de décès dépasse le nombre de naissances, et ce, depuis 2006-2007, ce qui a contribué à son déclin démographique.

La croissance de la population a varié aussi dans les régions à l'extérieur des RMR. En 2016-2017, l'Île-du-Prince-Édouard (province qui ne compte aucune RMR) a connu une croissance de 1,7 %, soit le plus fort taux de croissance pour une région hors-RMR.

Des décroissances démographiques ont été enregistrées dans les régions à l'extérieur des RMR de quatre provinces, soit Terre-Neuve-et-Labrador (-1,0 %), la Nouvelle-Écosse (-0,3 %), le Nouveau-Brunswick (-0,1 %) et l'Alberta (-0,1 %). La région à l'extérieur des RMR en Alberta a enregistré une décroissance pour une deuxième année consécutive, ce qui a fait suite à une période de croissance qui a duré jusqu'en 2014-2015. La décroissance démographique dans les régions à l'extérieur des RMR de trois provinces de l'Atlantique est la continuation d'une tendance à long terme.

Graphique 1  Graphique 1: Taux d'accroissement démographique selon la région métropolitaine de recensement, 2016-2017, Canada
Taux d'accroissement démographique selon la région métropolitaine de recensement, 2016-2017, Canada

La migration internationale demeure la principale source de la croissance des RMR

L'accroissement migratoire international dans les RMR a continué de progresser en 2016-2017. En effet, le taux d'accroissement migratoire international (+1,2 %) des RMR du Canada était le plus élevé des 15 dernières années. La migration internationale est demeuré le facteur prédominant de la croissance démographique des RMR (expliquant 78 % de la croissance démographique totale), sa contribution étant en hausse par rapport à 75 % en 2015-2016.

Le taux d'accroissement migratoire international a augmenté dans la majorité des RMR, à l'exception des RMR des provinces de l'Atlantique et des Prairies où il a été relativement stable. Même en l'absence d'augmentation, le taux d'accroissement migratoire international dans la majorité des RMR des Prairies figurait parmi les 10 plus élevés au pays. La RMR de Regina a connu le taux d'accroissement migratoire international le plus élevé (+2,1 %) parmi toutes les RMR canadiennes pour une deuxième année consécutive.

En nombres absolus, les plus forts accroissements migratoires internationaux ont de nouveau été enregistrés dans les RMR de Toronto (+113 074), de Montréal (+52 158) et de Vancouver (+31 541).

Le nombre de résidents non permanents a augmenté de façon importante, notamment dans les RMR de l'Ontario et dans les trois plus grandes RMR du Canada, affichant des valeurs rarement ou jamais observées au cours de la période d'observation comprise entre 2001 et 2017. En 2016-2017, le Canada a enregistré une hausse considérable du nombre de détenteurs de permis d'études et de détenteurs de permis de travail, notamment en Ontario.

La migration interprovinciale est un facteur de croissance dans plusieurs régions métropolitaines de recensement de l'Ontario et de la Colombie-Britannique

Bien que la migration interprovinciale ait été un facteur de croissance démographique négligeable dans la majorité des RMR en 2016-2017, elle a contribué significativement à cette croissance dans plusieurs RMR de l'Ontario et de la Colombie-Britannique. La RMR de Kelowna (+1,0 %) a affiché le taux d'accroissement migratoire interprovincial le plus élevé au pays, suivie de Victoria (+0,7 %). En Ontario, 9 RMR sur 15 ont affiché des taux d'accroissement migratoire interprovincial positifs variant de 0,1 % à 0,6 %.

À l'inverse, les déficits migratoires interprovinciaux des RMR de St. John's, Winnipeg, Regina et Saskatoon (-0,6 % dans chaque cas) ont été, toutes proportions gardées, les plus élevés au pays. En outre, les taux d'accroissement migratoire interprovincial des RMR de Calgary (-0,3 %) et d'Edmonton (-0,2 %) ont été négatifs pour une deuxième année consécutive, à la suite de cinq années de gains.

Les plus grandes régions métropolitaines de recensement perdent de la population au profit des régions avoisinantes

En 2016-2017, les trois grandes RMR du Canada ont continué d'afficher une croissance démographique soutenue. Cependant, ces RMR ont aussi affiché des pertes migratoires à l'intérieur de leur propre province, à savoir Toronto (-36 755), Montréal (-10 325) et Vancouver (-9 926). Ces pertes migratoires sont survenues principalement au profit de zones périphériques situées à l'extérieur de ces RMR. La RMR de Toronto a notamment enregistré des déficits migratoires d'une grande ampleur au profit des RMR adjacentes d'Oshawa, d'Hamilton et de Barrie.

Graphique 2  Graphique 2: Répartition de la population selon le groupe d'âge et la région métropolitaine de recensement, Canada, au 1<sup>er</sup> juillet 2017
Répartition de la population selon le groupe d'âge et la région métropolitaine de recensement, Canada, au 1er juillet 2017

La population qui habite à l'intérieur des régions métropolitaines de recensement est généralement plus jeune

En date du 1er juillet 2017, l'âge médian de la population demeurant dans une RMR était de 39,4 ans, comparativement à 44,3 ans pour la population vivant à l'extérieur des RMR. De plus, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus était plus faible dans les RMR (15,5 %) qu'à l'extérieur des RMR (20,1 %).

Le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus a dépassé celui des enfants de 0 à 14 ans au Canada au cours de l'année 2014-2015. Un peu plus de 40 % des RMR comptaient davantage d'enfants que de personnes âgées au 1er juillet 2017.

Trois-Rivières est demeuré la RMR dont l'âge médian (46,3 ans) et la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus (22,9 %) étaient les plus élevés. À l'inverse, la RMR de Saskatoon affichait l'âge médian le plus faible (34,9 ans), tandis que la RMR de Calgary présentait la plus faible proportion de personnes âgées de 65 ans et plus (11,1 %). C'est dans la RMR de Regina qu'on observait la proportion d'enfants de 0 à 14 ans la plus élevée (18,1 %).

La population vieillit aussi dans les régions métropolitaines de recensement

Bien que la population vivant dans les RMR soit généralement plus jeune, il n'en demeure pas moins qu'elle vieillit aussi. Du 1er juillet 2007 au 1er juillet 2017, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus dans les RMR a crû de 2,9 points de pourcentage pour s'établir à 15,5 %. Au cours de la même période, cette proportion s'est accrue de 4,8 points de pourcentage à l'extérieur des RMR pour se chiffrer à 20,1 % en 2017.

De plus, l'âge médian de la population des RMR a également augmenté au cours des 10 dernières années, passant de 38,2 ans en 2007 à 39,4 ans en 2017 (+1,2 an). En comparaison, la hausse a été plus de deux fois plus élevée à l'extérieur des RMR, où l'âge médian a augmenté de 2,7 ans pour se situer à 44,3 ans en 2017.

Le vieillissement démographique plus rapide des régions situées à l'extérieur des RMR est souvent lié à la migration des jeunes adultes hors de ces zones. Il y a généralement davantage de jeunes adultes qui partent des régions à l'extérieur des RMR pour s'établir dans une RMR que de personnes effectuant le parcours inverse. La poursuite d'études postsecondaires et l'intégration au marché du travail sont les principales motivations de ces mouvements.


  Note aux lecteurs

Le présent communiqué porte principalement sur les estimations postcensitaires provisoires de la population pour les régions métropolitaines de recensement (RMR) selon l'âge et le sexe au 1er juillet 2017. Des estimations révisées au 1er juillet, pour les années allant de 2013 à 2016, sont aussi maintenant disponibles. Des estimations de population sont également diffusées pour les divisions de recensement et les régions économiques.

Les estimations présentées dans ce communiqué sont sujettes à révision. De futures mises à jour pourraient avoir une incidence sur les tendances observées et analysées dans ce communiqué.

Les estimations par âge et sexe diffusées dans le présent communiqué sont fondées sur les comptes du Recensement de 2011, ajustés pour tenir compte du sous-dénombrement net du recensement et des réserves indiennes partiellement dénombrées, auxquels est ajoutée l'estimation de la croissance démographique pour la période allant du 10 mai 2011 à la date de l'estimation. Ces estimations sont basées sur la Classification géographique type de 2011.

Ces estimations ne sont pas à confondre avec les comptes du Recensement de la population de 2016, qui ont été diffusés le 8 février 2017. Les estimations démographiques par âge et sexe pour les régions infraprovinciales du Canada basées sur les comptes du Recensement de 2016, ajustés pour tenir compte du sous-dénombrement net du recensement et des réserves indiennes partiellement dénombrées, seront diffusées en mars 2019.

La période annuelle de référence est comprise entre le 1er juillet d'une année donnée et le 1er juillet de l'année suivante. Ainsi, 2016-2017 réfère à la période comprise entre le 1er juillet 2016 et le 1er juillet 2017.

Pour le calcul des taux d'accroissement démographique, le dénominateur est la moyenne de la population en début et en fin de période. Un taux plus grand que -0,1 % et plus petit que 0,1 % est considéré comme non significatif.

Une région métropolitaine de recensement est formée d'une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d'un centre de population (aussi appelé le noyau). Une RMR doit avoir une population totale d'au moins 100 000 habitants et son noyau doit compter au moins 50 000 habitants. Pour être incluses dans une RMR, les autres municipalités adjacentes doivent avoir un degré d'intégration élevé avec le noyau, lequel est déterminé par le pourcentage de navetteurs établi d'après les données du recensement sur le lieu de travail.

La RMR d'Ottawa–Gatineau est divisée en deux parties afin de distinguer la partie ontarienne de la partie québécoise.

Produits

La publication Estimations démographiques annuelles : régions infraprovinciales, 1er juillet 2017 (Numéro au catalogue91-214-X), est maintenant accessible.

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