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Dépenses au chapitre de la recherche et du développement, 2015 (données définitives), 2016 (données provisoires) et 2017 (perspectives)

Diffusion : 2018-01-30

Dépenses au chapitre de la recherche et du développement (perspectives)

32,8 milliards de dollars

2017

0,5 % hausse

(variation d'une année à l'autre)

Les dépenses intérieures brutes canadiennes en recherche et développement (DIRD) prévues pour 2017 ont augmenté de 0,5 %, atteignant 32,8 milliards de dollars. Cette hausse a fait suite à un recul de 3,8 % en 2015 et à une baisse de 0,8 % en 2016.

Les entreprises commerciales affichent la baisse la plus marquée des dépenses au chapitre de la recherche et développement en 2015

En 2015, les dépenses en recherche et développement (R-D) engagées par les entreprises commerciales ont reculé de plus de 1,0 milliard de dollars par rapport à 2014, une diminution principalement attribuable aux baisses enregistrées par le secteur des services et celui de l'extraction de pétrole et de gaz. Une autre baisse de 3,1 % des dépenses en R-D a été déclarée par le secteur des entreprises commerciales en 2016, et peu de variation est attendue pour 2017.

Dépenses en recherche et développement selon les secteurs d'exécution et les secteurs de financement

Depuis 1985, les entreprises commerciales dominent tous les secteurs en matière de dépenses de financement et d'exécution de la R-D nationale dans son ensemble. Traditionnellement, le secteur des entreprises commerciales a toujours exécuté plus d'activités de R-D qu'il en a financées. En 2015, les entreprises commerciales ont exécuté 52 % des activités de DIRD (17,2 milliards de dollars), tandis que le financement des activités se chiffrait à 42 % (13,7 milliards de dollars). En règle générale, le secteur de l'enseignement supérieur et celui des organismes de recherche provinciaux exécutent eux aussi plus d'activités de R-D qu'ils en financent. À l'inverse, le secteur de l'administration publique et celui des organismes privés sans but lucratif financent généralement davantage d'activités de R-D qu'ils en exécutent.

Le secteur de l'enseignement supérieur a occupé le deuxième rang des exécutants de la R-D au Canada pendant 30 ans, ayant engagé 40 % des DIRD en 2015. Les dépenses d'exécution de la R-D pour ce secteur ont augmenté de 2,8 % de 2014 à 2015 pour atteindre 13,3 milliards de dollars. En ce qui concerne le financement de la R-D, le secteur de l'enseignement supérieur a été le troisième contributeur au Canada jusqu'en 2012, année où ce secteur est passé au deuxième rang. Le financement de la R-D engagé par l'enseignement supérieur a augmenté de 4,2 % pour atteindre 6,7 milliards de dollars en 2015. On s'attend à des hausses supplémentaires en 2016 et en 2017 qui devraient atteindre 6,8 milliards de dollars.

L'administration fédérale occupe toujours le troisième rang des exécutants de la R-D, 2,0 milliards de dollars ayant été déclarés en 2015 pour les dépenses intramuros en R-D, ce qui représente une baisse de 22,2 % (2,6 milliards de dollars) par rapport à 2014. Les dépenses prévues pour 2016 ont augmenté de 6,9 % pour atteindre 2,2 milliards de dollars, puis devraient diminuer de 4,7 % pour s'établir à 2,1 milliards de dollars en 2017. Depuis 2012, l'administration fédérale est la troisième source de financement des activités de R-D au Canada. Le financement engagé par l'administration fédérale au chapitre de la R-D s'élevait à 5,6 milliards de dollars en 2015, et à 5,8 milliards de dollars en 2016. Par contre, les estimations provisoires indiquent une baisse de 0,4 % (5,7 milliards de dollars) en 2017.

Graphique 1  Graphique 1: Dépenses intérieures brutes en recherche et développement, selon le secteur d'exécution, 2015 (données définitives), 2016 (données provisoires) et 2017 (perspectives)
Dépenses intérieures brutes en recherche et développement, selon le secteur d'exécution, 2015 (données définitives), 2016 (données provisoires) et 2017 (perspectives)

Graphique 2  Graphique 2: Dépenses intérieures brutes en recherche et développement, selon le secteur de financement, 2015 (données définitives), 2016 (données provisoires) et 2017 (perspectives)
Dépenses intérieures brutes en recherche et développement, selon le secteur de financement, 2015 (données définitives), 2016 (données provisoires) et 2017 (perspectives)

Dépenses en recherche et développement selon le type de science

Les dépenses totales en R-D sont regroupées en deux domaines scientifiques : les sciences naturelles (qui englobent les sciences naturelles et le génie) et les sciences sociales (qui intègrent les sciences sociales sciences, les sciences humaines et les arts). Alors que les dépenses totales en R-D étaient principalement concentrées en sciences naturelles, les sciences sociales représentaient 11 % des DIRD en 2015 et 2016, une proportion sans précédent qui devrait se maintenir en 2017.

Le secteur de l'enseignement supérieur a toujours été à l'origine de la plus grande part des dépenses d'exécution de la R-D en sciences sociales, ayant engagé de 85 % des dépenses totales en 1985 à un sommet de 92 % en 2004. En 2015, 90 % de toutes les dépenses d'exécution au chapitre de la R-D en sciences sociales étaient attribuables au secteur de l'enseignement supérieur. Le financement de la R-D en sciences sociales se concentrait aussi dans le secteur de l'enseignement supérieur, qui englobait 61 % des dépenses totales en sciences sociales en 2015. L'administration fédérale constituait la deuxième source de financement, à hauteur de 22 %.

Répartition des dépenses de recherche et développement par régions géographiques

L'Ontario reste toujours en tête des activités de R-D au Canada. En 2015, les dépenses de R-D ont reculé de 4,7 % par rapport à l'année précédente, et représentaient 44 % (14,4 milliards de dollars) des dépenses totales nationales à ce chapitre. Les dépenses en R-D du Québec ont diminué de 6,3 % (8,5 milliards de dollars), et représentaient ainsi 26 % du total national. La Colombie-Britannique et l'Alberta, qui ont tour à tour occupé le troisième rang national depuis 1992, représentaient chacune 11 % des DIRD totales en 2015, et ont engagé collectivement 7 milliards de dollars pour financer les dépenses en R-D.

Indicateur d'intensité de la recherche et développement à l'échelle internationale

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie les ratios des DIRD au produit intérieur brut (PIB) des pays membres, une mesure permettant de comparer l'intensité de la R-D au niveau international. En 2015, le ratio des DIRD au PIB du Canada a diminué, pour passer de 1,73 en 2014 à 1,65 en 2015. Par comparaison, la moyenne de l'OCDE s'établissait à 2,38 en 2015, et Israël avait enregistré le ratio le plus élevé (4,25). Parmi les pays du G7, c'est le Japon qui occupe la première place, affichant un ratio des DIRD au PIB de 3,29, tandis que le Canada se classe au sixième rang.

Graphique 3  Graphique 3: Dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD) en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), par pays du G7, 2015
Dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD) en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), par pays du G7, 2015

  Note aux lecteurs

Cette diffusion sur les dépenses intérieures brutes en recherche et développement (DIRD) présente les dépenses réelles de 2015 ainsi que les données provisoires de 2016 et 2017 à l'échelle nationale. Les données à l'échelle provinciale sont disponibles pour 2015 uniquement.

Les données sur les sont offertes en dollars courants et constants, pour les secteurs d'exécution et les secteurs de financement, selon le type de science, la province, le territoire et la région dans le tableau CANSIM 358-0001.

Les DIRD sont composées de six secteurs d'exécution au Canada : les entreprises commerciales, les organismes privés sans but lucratif, l'enseignement supérieur, l'administration publique fédérale, les administrations publiques provinciales et les organismes de recherche provinciaux. Les secteurs de financement sont les mêmes que les secteurs d'exécution, mais incluent aussi le secteur étranger.

Des coefficients révisés sur l'emploi du temps ont été appliqués au modèle des dépenses intérieures brutes de recherche et développement (R-D) dans le domaine de l'enseignement supérieur de Statistique Canada à partir de l'année de référence de 2012. Les données des années précédentes du secteur de l'enseignement supérieur ne sont pas comparables. Les données des DIRD des années antérieures à 2012 devraient être utilisées avec prudence.

Les données sur les DIRD présentées dans ce communiqué sont fondées sur l'exécution et correspondent à la somme des dépenses intramuros en R-D déclarées par les secteurs d'exécution. Les données des secteurs de financement proviennent de la source de financement précisée par les secteurs d'exécution. Par conséquent, les valeurs des secteurs de financement des DIRD ne correspondront pas aux données recueillies sur le financement et publiées par les secteurs individuels.

Les données sur le secteur d'exécution des administrations publiques provinciales sont modélisées à partir de résultats de l'Enquête sur les activités scientifiques des administrations provinciales de 2011. Cependant, le présent communiqué comprend des données de 2015 sur les activités de R-D exécutées par l'administration provinciale du Québec, qui a mené sa propre enquête et a fourni les renseignements à Statistique Canada. Les données sur les organismes provinciaux de recherche sont recueillies dans le cadre d'une enquête de Statistique Canada.

Les dépenses provinciales et territoriales sont assignées à la province ou au territoire où est situé l'organisme d'exécution. Les dépenses des secteurs provinciaux et territoriaux de financement représentent le financement de la R-D distribué dans une province ou un territoire. Il n'est pas nécessaire que le financement provienne de la province.

La source des données des entreprises commerciales pour les dépenses intérieures brutes dans les programmes de R-D a été remaniée, y compris les concepts et la méthodologie. Les utilisateurs devraient par conséquent faire preuve de prudence lors de la comparaison des données de 2014 avec les ensembles de données d'années antérieures. Pour en apprendre davantage sur ces changements apportés à l'enquête, consultez la page Enquête Recherche et développement dans l'industrie canadienne (RDIC) de notre site Web.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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