Étude sur la santé des jeunes Ontariens, 2014
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Diffusion : 2017-12-19
Les expériences scolaires des enfants de 4 à 11 ans, tant sur le plan scolaire que social, sont importantes en vue de comprendre leur bien-être global. En outre, la manière dont les enfants passent leur temps libre hors de l'école peut également avoir une incidence appréciable sur leur bien-être, car ces périodes leur permettent d'améliorer leurs compétences sociales et les relations avec leurs pairs.
Les données de l'Étude sur la santé des jeunes Ontariens de 2014 sont maintenant accessibles. Elles fournissent des renseignements détaillés sur la santé globale des enfants à la lumière de plusieurs facteurs, dont le rendement scolaire, les interactions avec les pairs, le temps passé devant un écran et la participation à des activités sociales parmi les enfants qui vivent dans des ménages privés de l'Ontario. En ce qui concerne les enfants de 4 à 11 ans, les renseignements sont recueillis auprès de la personne la mieux renseignée sur les détails de la vie de l'enfant, à savoir un parent ou un tuteur en général.
Selon les parents, la plupart des enfants de l'Ontario réussissent bien à l'école
Les parents ont déclaré que la plupart des jeunes Ontariens de 4 à 11 ans (81,0 %) étaient de bons, voire d'excellents élèves qui réussissaient « bien » ou « très bien » à l'école, tandis que 15,4 % réussissaient « assez bien ». Par contre, moins de 4 % des enfants étaient des étudiants ayant des résultats en dessous de la moyenne ou étant en grave difficulté d'apprentissage qui ne réussissent « pas très bien » ou « pas bien du tout » selon leurs parents.
Les enfants qui fréquentent l'école en Ontario ont accès à des programmes enrichis s'ils possèdent des aptitudes intellectuelles, athlétiques ou artistiques exceptionnelles. Ils peuvent également recevoir une éducation spécialisée ou des ressources d'aide pour pallier des difficultés d'apprentissage ou des besoins physiques, émotionnels ou comportementaux ou tout autre besoin pouvant influer sur leur apprentissage.
Selon l'Étude sur la santé des jeunes Ontariens de 2014, 5,4 % des jeunes Ontariens de 4 à 11 ans qui fréquentaient l'école suivaient des programmes enrichis, tandis que 10,8 % recevaient de l'éducation spécialisée et des ressources d'aide. Les garçons étaient plus nombreux que les filles (14,2 % par rapport à 7,1 %) à recevoir de l'éducation spécialisée et des ressources d'aide. La part de garçons et la part de filles étaient à peu près égales dans les programmes enrichis.
Les enfants qui réussissent bien à l'école sont plus susceptibles de participer à des activités hors de l'école
La manière dont les enfants passent leur temps hors de l'école peut également influer sur le développement de leurs aptitudes sociales et sur leurs interactions avec d'autres enfants.
Plus des trois quarts (76,2 %) des enfants de l'Ontario de 4 à 11 ans participaient au moins une fois par mois à des activités physiques ou à des sports organisés supervisés par un entraîneur en dehors de l'école. De même, 77,8 % participaient à des activités physiques ou des sports non organisés et non supervisés par un entraîneur. Les garçons étaient plus enclins que les filles à participer à la fois à des activités organisées (77,9 % par rapport à 74,5 %) et à des activités non organisées (80,8 % par rapport à 74,7 %).
Près de 1 enfant sur 4 (24,2 %) participait au moins une fois par mois à un club, un groupe ou un programme communautaire supervisé par des adultes, par exemple les Castors, les Étincelles ou un groupe religieux. En outre, plus de 1enfant sur 3(35,1 %) suivait des cours de musique, d'art ou d'une autre activité non sportive au moins une fois par mois. Les filles étaient plus susceptibles que les garçons de participer à des clubs ou à des groupes supervisés par des adultes (25,5 % par rapport à 23,1 %) ou de recevoir des cours de musique ou d'art ou de s'adonner à d'autres activités similaires (40,9 % par rapport à 29,7 %).
Les enfants qui, selon leurs parents, réussissaient « bien » ou « très bien » à l'école étaient également susceptibles de participer à des activités physiques et à des activités d'apprentissage non sportives hors de l'école. Parmi les enfants déclarés comme de bons ou d'excellents élèves, près de 8 sur 10 (78,0 %) s'adonnaient au moins une fois par mois à des activités physiques ou à des sports supervisés par un entraîneur, par rapport à plus de 7 élèves ayant des résultats dans la moyenne sur 10 (73,4 %) et un peu plus de 6 élèves ayant des résultats en dessous de la moyenne ou étant en grave difficulté d'apprentissage sur 10 (61,2 %). Les élèves bons ou excellents et les élèves ayant des résultats dans la moyenne avaient la même propension à participer à des activités physiques ou à des sports non supervisés par un entraîneur et non scolaires au moins une fois par mois (78,3 % par rapport à 78,2 %), mais étaient plus susceptibles de participer à de telles activités que les élèves présentant des résultats en dessous de la moyenne ou étant en grave difficulté d'apprentissage (69,9 %). Les élèves bons et excellents étaient plus susceptibles (37,3 %) de prendre des cours de musique ou d'art et de participer à des activités non liées aux sports que les élèves ayant des résultats dans la moyenne (27,0 %) et que les élèves présentant des résultats en dessous de la moyenne et étant en grave difficulté d'apprentissage (30,0 %), qui, pour leur part, avaient une propension similaire à participer à ces activités d'apprentissage au moins une fois par mois en dehors de l'école.
Les parents ont déclaré que près du tiers des enfants se font harceler par leurs pairs
Les relations entre pairs apportent aux enfants du soutien et de la compagnie et peuvent avoir une incidence positive sur le développement social et les expériences scolaires de l'enfant. Cependant, des relations difficiles avec des pairs peuvent nuire à l'apprentissage et au développement de l'enfant.
Près des deux tiers (65,4 %) des jeunes Ontariens de 4 à 11 ans avaient de très bonnes relations avec leurs amis et leurs camarades de classe, selon leurs parents. Cependant, toujours selon les parents, près du tiers des enfants (30,1 %) étaient victimes d'au moins « un peu » de harcèlement de la part d'autres enfants, soit à l'école, soit hors de l'école. Les garçons comme les filles étaient tout aussi susceptibles d'en être victimes.
Les enfants plus jeunes étaient les moins susceptibles, selon la déclaration de leurs parents, d'être victimes de harcèlement : 20,7 % des enfants âgés de quatre ans et 23,2 % des enfants âgés de cinq ans en ont été touchés. Parmi les enfants âgés de six ans, âge auquel la plupart des enfants de l'Ontario atteignent leur première année, à 11 ans, environ 1 enfant sur 3 a été victime de harcèlement.
Bien que la plupart des enfants aient bien réussi à l'école selon leurs parents, beaucoup de ceux qui avaient des difficultés scolaires éprouvaient également des difficultés sociales. Parmi les moins de 4 % d'enfants « en dessous de la moyenne » ou « en grave difficulté » sur le plan de la réussite scolaire, un peu plus des deux tiers (67,3 %) étaient victimes de harcèlement par leurs pairs, par rapport à moins de la moitié (44,0 %) des élèves ayant des résultats dans la moyenne et à un peu plus du quart (26,3 %) des élèves bons et excellents.
En Ontario, toujours selon les parents, la moitié des enfants de 4 à 11 ans qui suivaient des programmes d'éducation spécialisée (50,1 %) étaient victimes de harcèlement par leurs pairs par rapport à 28,1 % des enfants qui ne suivaient pas ce genre de programmes. À l'inverse, les élèves très doués qui étaient inscrits à des programmes enrichis étaient moins susceptibles que les autres d'être victimes de harcèlement (27,0 % par rapport à 30,6 %).
Les enfants qui n'ont pas de bonnes relations avec leurs pairs sont plus susceptibles de passer au moins deux heures par jour devant un écran
Presque tous les jeunes Ontariens (99,8 %) de 4 à 11 ans passaient au moins un peu de temps chaque jour devant un écran, qu'il s'agisse d'utiliser un appareil électronique (95,3 %) ou de regarder la télévision, des films ou des vidéos (99,2 %). Les garçons étaient légèrement plus susceptibles que les filles d'utiliser des appareils électroniques (96,6 % par rapport à 93,9 %), mais les deux sexes étaient tout aussi susceptibles de regarder la télévision.
Bien que moins du quart des jeunes Ontariens (21,9 %) aient passé deux heures par jour ou plus à utiliser des appareils électroniques, près du tiers (31,8 %) regardaient la télévision, des films ou des vidéos pendant deux heures ou plus par jour.
Les enfants qui selon leurs parents n'avaient pas de bonnes relations avec leurs pairs étaient plus susceptibles de passer au moins deux heures par jour à utiliser des appareils électroniques (32,4 %) ou à regarder la télévision (39,0 %) que les enfants qui avaient d'assez bonnes relations avec leurs pairs (24,7 % et 33,7 %) et que les enfants qui avaient de bonnes ou de très bonnes relations avec leurs pairs (21,4 % et 31,4 %).
Note aux lecteurs
L'Étude sur la santé des jeunes Ontariens de 2014 porte sur les enfants de 4 à 17 ans qui vivent dans des ménages privés de la province de l'Ontario. Les enfants qui vivent dans des logements collectifs ainsi que ceux qui vivent dans des ménages dans les réserves indiennes sont exclus.
La personne la mieux renseignée a répondu au nom des enfants de 4 à 11 ans, tandis que les enfants de 12 à 17 ans ont répondu à l'enquête eux-mêmes.
À l'instar d'autres provinces et territoires, l'Ontario offre des programmes d'enseignement enrichis ou allégés aux élèves dont les besoins en matière d'éducation ne sont pas satisfaits par les pratiques d'enseignement traditionnelles. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la page Éducation de l'enfance en difficulté en Ontario sur la page Web du ministère de l'Éducation de l'Ontario.
Dans le présent article, deux estimations sont qualifiées de « différentes » lorsque la différence est significative sur le plan statistique, compte tenu d'un niveau de confiance de 95 % (valeur de p inférieure à 5 %).
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