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Comptes du bilan national et des flux financiers, premier trimestre de 2017

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Diffusion : 2017-06-14

Croissance du patrimoine national grâce aux biens immobiliers résidentiels et aux ressources naturelles

Le patrimoine national, soit la valeur des actifs non financiers dans l'économie canadienne, s'est accru de 1,9 % pour s'élever à 10 258,5 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. Les biens immobiliers résidentiels et les ressources naturelles ont été les principaux facteurs à l'origine de cette croissance. La valeur des biens immobiliers résidentiels a augmenté de 89,5 milliards de dollars, tandis que celle du patrimoine en ressources naturelles a progressé de 73,9 milliards de dollars, en raison de la hausse des prix du pétrole brut à la fin du premier trimestre.

La valeur nette nationale, soit la somme du patrimoine national et de la position d'actif net étranger du Canada, a augmenté de 2,6 % pour se chiffrer à 10 506,5 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. Cette croissance est attribuable à la hausse du patrimoine national et à une augmentation du bilan net des investissements internationaux du Canada, ceux-ci ayant continué de progresser à un rythme plus rapide que le passif étranger du Canada. La valeur nette nationale par habitant s'est chiffrée à 287 000 $ à la fin du premier trimestre, comparativement à 280 600 $ à la fin de 2016.

La position d'actif net étranger du Canada s'est accrue de 75,6 milliards de dollars au premier trimestre pour atteindre 247,9 milliards de dollars. Il s'agit de la troisième hausse trimestrielle d'affilée. Les actifs internationaux du Canada ont maintenant dépassé les passifs internationaux pour un dixième trimestre consécutif.

Graphique 1  Graphique 1: Composantes du patrimoine national
Composantes du patrimoine national

Les actifs financiers sont à l'origine de la hausse de la valeur nette des ménages

La valeur nette du secteur des ménages, fondée sur la valeur marchande, a progressé de 2,2 % au premier trimestre pour s'établir à 10 533,6 milliards de dollars. La valeur nette des ménages par habitant s'est chiffrée à 287 700 $. L'augmentation de 2,3 % des actifs financiers est le facteur qui a le plus contribué à cette croissance, alors que la valeur des capitaux propres et des parts de fonds de placement, particulièrement les fonds communs de placement, a profité de la vigueur des marchés de titres nationaux et étrangers. Les actifs non financiers ont progressé de 1,7 % par rapport au trimestre précédent et de 7,7 % par rapport à l'année précédente, en raison de la vigueur du marché immobilier canadien.

Le ratio de la dette totale des ménages sur le marché du crédit au produit intérieur brut (PIB) a diminué pour s'établir à 99,5 % au premier trimestre, comparativement à 100,0 % au trimestre précédent. La dette totale des ménages sur le marché du crédit (crédit à la consommation, prêts hypothécaires et prêts non hypothécaires) a atteint 2 041,1 milliards de dollars au premier trimestre. Le crédit à la consommation s'est chiffré à 595,3 milliards de dollars, tandis que la dette hypothécaire s'est établie à 1 341,5 milliards de dollars. La part des prêts hypothécaires par rapport à la dette totale sur le marché du crédit a légèrement augmenté, passant de 65,6 % à la fin de 2016 à 65,7 % au premier trimestre.

La dette des ménages contractée sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible des ménages (ajusté en excluant les droits à pension) a diminué, passant de 167,2 % au quatrième trimestre à 166,9 %, étant donné que le revenu des ménages (+0,9 %) a augmenté à un rythme plus rapide que la dette des ménages contractée sur le marché du crédit (+0,7 %). Autrement dit, il y avait 1,67 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages. L'effet de levier de l'endettement, mesuré par le ratio de la dette aux actifs des ménages, a légèrement diminué, passant de 16,6 % à la fin du quatrième trimestre à 16,4 % à la fin du premier trimestre.

Graphique 2  Graphique 2: Endettement du secteur des ménages : dette en proportion des actifs totaux
Endettement du secteur des ménages : dette en proportion des actifs totaux

La demande de fonds des ménages diminue

Sur une base désaisonnalisée, les ménages ont emprunté 27,5 milliards de dollars au premier trimestre, en légère baisse par rapport aux 27,6 milliards de dollars empruntés au trimestre précédent. Les emprunts hypothécaires ont totalisé 20,9 milliards de dollars, en hausse de 2,7 milliards de dollars par rapport au quatrième trimestre, tandis que l'emprunt sous forme de crédit à la consommation et de prêts non hypothécaires s'est situé à 6,5 milliards de dollars, en baisse de 2,8 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent.

Le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires de capital et d'intérêts en proportion du revenu disponible des ménages, a légèrement augmenté pour passer de 14,1 % au quatrième trimestre à 14,2 % au premier trimestre. Le ratio du service de la dette (intérêts seulement), qui correspond aux intérêts versés sur les emprunts hypothécaires et non hypothécaires des ménages en proportion du revenu disponible des ménages ajusté, s'est établi à 6,1 %, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. Le taux d'épargne des ménages a diminué, passant de 5,3 % au quatrième trimestre à 4,3 % au premier trimestre.

Le contexte des taux d'intérêt historiquement bas qui a cours depuis 2008 a permis au secteur des ménages d'augmenter les versements hypothécaires à l'égard du capital. À la fin du premier trimestre, la partie des paiements hypothécaires des ménages consacrée au capital a dépassé celle consacrée aux intérêts pour la première fois depuis que ces statistiques ont commencé à être compilées, soit au premier trimestre de 1990.

Graphique 3  Graphique 3: Paiements du capital et des intérêts hypothécaires des ménages
Paiements du capital et des intérêts hypothécaires des ménages

Les emprunts des administrations publiques provinciales et fédérale augmentent

L'administration publique fédérale a enregistré 2,0 milliards de dollars en émissions nettes d'obligations garanties sur les marchés financiers au cours du premier trimestre, lesquelles ont été partiellement contrebalancées par des rachats de 1,6 milliard de dollars d'effets à court terme. En revanche, les emprunts nets des administrations publiques provinciales se sont chiffrés à 8,0 milliards de dollars au cours du trimestre. La majeure partie des emprunts était composée d'émissions nettes d'obligations canadiennes et d'obligations non garanties canadiennes, d'une valeur de 12,5 milliards de dollars, qui ont été partiellement contrebalancés par des rachats de 9,8 milliards de dollars d'effets à court terme.

Le ratio de la dette nette de l'administration publique fédérale (établie à la valeur comptable) au PIB a légèrement reculé pour passer de 30,8 % à la fin du quatrième trimestre à 30,7 % à la fin du premier trimestre. Par ailleurs, le ratio de la dette nette des administrations publiques provinciales (établie à la valeur comptable) au PIB a affiché une légère hausse, passant de 24,2 % à 24,3 % au cours de la même période.

Demandes de fonds beaucoup plus élevées des sociétés privées non financières

Les demandes de fonds négociables des sociétés privées non financières ont affiché une hausse considérable, s'élevant à 53,5 milliards de dollars, après un creux de 11,4 milliards de dollars des besoins financiers en investissement au quatrième trimestre. Le rythme des emprunts a augmenté pour presque toutes les composantes, traduisant ainsi des activités plus fortes au chapitre des fusions et des acquisitions, ainsi que des besoins en investissements de capitaux plus marqués. Les nouvelles émissions de capitaux propres se sont accrues pour passer de 5,4 milliards de dollars à 35,4 milliards de dollars, les prêts non hypothécaires ont augmenté pour passer de 3,8 milliards de dollars à 10,1 milliards de dollars, et 2,2 milliards de dollars en effets à court terme ont été émis au premier trimestre, comparativement à des rachats de 8,6 milliards de dollars au quatrième trimestre.

Exprimée à la valeur comptable, la dette des sociétés privées non financières sur le marché du crédit en proportion des capitaux propres a diminué pour passer de 71,5 % au trimestre précédent à 68,8 % à la fin du premier trimestre. Cela équivalait à 69 cents de dette sur le marché du crédit par dollar de capitaux propres, comparativement à 72 cents à la fin du trimestre précédent.

Graphique 4  Graphique 4: Dette sur le marché du crédit des sociétés privées non financières en proportion des capitaux propres (valeur comptable)
Dette sur le marché du crédit des sociétés privées non financières en proportion des capitaux propres (valeur comptable)

Les actifs des sociétés financières augmentent

La valeur des actifs financiers des sociétés financières s'est accrue de 1,6 % à la fin du premier trimestre pour atteindre 13 441,8 milliards de dollars. Les principaux facteurs à l'origine de cette croissance ont été les augmentations de capitaux propres nationaux et étrangers et les hausses des parts de fonds de placement, qui traduisent la force continue des marchés de titres nationaux et internationaux.

Dans l'ensemble, le secteur financier a injecté 39,7 milliards de dollars dans l'économie au moyen d'instruments du marché financier sur une base nette, en baisse par rapport aux 64,4 milliards de dollars enregistrés au trimestre précédent. Cette baisse de la capacité de financement nette a été principalement le résultat d'un recul de 26,9 milliards de dollars de l'investissement net en obligations des sociétés, celui-ci étant passé de 47,1 milliards de dollars au quatrième trimestre à 20,2 milliards de dollars au premier trimestre.

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Une perspective historique du patrimoine national du Canada

En 2016, la valeur nette des ménages s'établissait à 282 200 $ par habitant, soit plus de quatre fois le niveau de 1990 qui était de 67 600 $.

La valeur nette des ménages rend compte de la valeur de tous les actifs financiers et non financiers détenus par les ménages, comme les biens immobiliers, les fonds communs de placement et les dépôts bancaires, moins la valeur des passifs, comme les prêts hypothécaires et le crédit à la consommation.

Même si le niveau de la valeur nette a changé considérablement au cours des 26 dernières années, les proportions des composantes des actifs détenus par les ménages canadiens n'ont pas varié de façon significative. Les actifs financiers ont augmenté légèrement pour passer de 60 % de la valeur nette totale en 1990 à 63 % en 2016. Au cours de la période écoulée depuis 1990, toutefois, une baisse marquée a été notée dans les actifs détenus sous forme de devises et de dépôts, ainsi que de titres de dette, en faveur des actions, dans le portefeuille d'actifs financiers.

Les biens immobiliers, soit la valeur des ouvrages résidentiels et des terrains, ont représenté la composante la plus importante des actifs non financiers tout au long de la période. En 2016, les biens immobiliers représentaient 50 % de la valeur nette, comparativement à 43 % en 1990.

Dans le cas des passifs totaux, les proportions sont demeurées inchangées, représentant 20 % de la valeur nette pendant les deux années. Autrement dit, la dette des ménages par rapport à leur valeur nette a été proportionnellement la même en 2016 qu'en 1990, et sa composition a peu changé. Les dettes hypothécaires représentaient 13 % de la valeur nette au cours des deux périodes. Le crédit à la consommation représentait 6 % de la valeur nette en 2016, en légère hausse par rapport à la proportion de 5 % enregistrée en 1990.

Graphique 5  Graphique 5: Proportions de la valeur nette des ménages : 1990 et 2016
Proportions de la valeur nette des ménages : 1990 et 2016





  Note aux lecteurs

La présente diffusion des comptes financiers et du patrimoine regroupe les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et les comptes des autres changements d'actifs.

Les CBN sont composés des bilans de tous les secteurs et sous-secteurs de l'économie. Les principaux secteurs sont les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, les sociétés financières, les sociétés non financières, les administrations publiques et les non-résidents. Les CBN englobent tous les actifs non financiers nationaux et toutes les créances d'actifs et de passifs financiers non réglées de tous les secteurs. Afin de mieux interpréter les estimations des flux financiers, certaines séries sur les emprunts des ménages sont disponibles sur une base désaisonnalisée (tableau CANSIM 378-0127). Les autres données ne sont pas désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, voir le document intitulé Données désaisonnalisées — Foire aux questions.

Les CFF mesurent les prêts et les emprunts nets en examinant les opérations financières par secteur de l'économie. Ils donnent une mesure de l'investissement financier net, qui correspond à la différence entre les opérations en actifs financiers et en passifs financiers (par exemple, les achats nets de titres moins les émissions nettes de titres). Les CFF mettent également en lumière le lien entre les activités financières et non financières de l'économie qui associent les estimations de l'épargne et l'acquisition de capital non financier (par exemple, l'investissement en construction résidentielle neuve) aux opérations financières sous-jacentes.

Alors que les comptes des flux financiers enregistrent des changements dans les actifs et les passifs financiers entre l'ouverture et la fermeture du bilan associés aux transactions lors de la période de comptabilisation, la valeur des actifs et des passifs détenus par une institution peut aussi changer pour d'autres raisons. Ces autres types de changements, que l'on appelle les autres flux économiques, sont enregistrés dans le compte des autres changements d'actifs.

Ce compte comporte deux volets principaux. Le premier est le compte des autres changements de volume d'actifs. Ce compte inclut les changements dans les actifs et les passifs non financiers et financiers liés à l'apparition et à la disparition d'actifs économiques, les effets d'évènements externes tels que les guerres ou les catastrophes sur la valeur des actifs, et les changements de classification et de structure des actifs. La deuxième composante principale est le compte de réévaluation, qui présente les gains et les pertes d'avoirs revenant aux propriétaires d'actifs et de passifs non financiers et financiers pendant la période de comptabilisation, en conséquence des changements dans les évaluations aux prix du marché.

À l'heure actuelle, seul l'agrégat des autres changements d'actifs est disponible dans le Système canadien des comptes macroéconomiques; aucun détail n'est disponible sur les différentes composantes.

Les définitions relatives aux indicateurs financiers sont présentées dans le document Indicateurs financiers des Comptes du bilan national et dans le Glossaire du Système des comptes macroéconomiques.

Révisions

Cette diffusion du premier trimestre des comptes du bilan national et des flux financiers comporte les données révisées du premier trimestre de 2016 au quatrième trimestre de 2016. Ces données intègrent des données nouvelles et révisées, ainsi que des données mises à jour sur les tendances saisonnières.

Par ailleurs, d'autres renseignements sur le traitement du patrimoine en ressources naturelles dans les comptes du bilan national sont présentés dans l'article intitulé « Statistiques sur le patrimoine en ressources naturelles dans les comptes du bilan national ».

Prochaine diffusion

Les données du deuxième trimestre de 2017 sur les comptes du bilan national et des flux financiers seront diffusées le 15 septembre 2017.

Produits

Le module Système des comptes macroéconomiques offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leur structure.

Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-607-X) est accessible.

Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-606-G) est également accessible. Cette publication sera mise à jour pour demeurer pertinente.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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