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La victimisation criminelle dans les territoires, 2014

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Diffusion : 2016-04-27

La majorité des crimes déclarés par les résidents des territoires sont de nature non violente

En 2014, près de 36 000 incidents criminels ont été déclarés par les résidents des territoires. De ce nombre, la majorité (58 %) était de nature non violente, par exemple des vols de biens personnels ou des crimes ciblant les ménages. La proportion restante était constituée de crimes violents, plus précisément des agressions sexuelles, des vols qualifiés et des voies de fait.

Parmi les huit types de crimes mesurés par l'Enquête sociale générale (ESG), les voies de fait (32 %) et les vols de biens personnels (30 %) étaient les deux crimes le plus fréquemment déclarés par les résidents des territoires.

Les taux de victimisation avec violence et de victimisation des ménages autodéclarées diminuent

En 2014, le taux de victimisation avec violence dans les territoires — qui comprend les agressions sexuelles, les vols qualifiés et les voies de fait — s'est établi à 170 incidents pour 1 000 habitants, en baisse de 29 % par rapport à 2009. Le taux de victimisation des ménages — qui comprend les introductions par effraction, le vol de véhicules à moteur ou de leurs pièces, le vol de biens du ménage et le vandalisme — s'est établi à 252 incidents pour 1 000 ménages, environ un tiers moins élevé qu'en 2009.

Bien que ces taux aient diminué, le taux de vols de biens personnels était semblable à ce qui a été enregistré en 2009.

Les taux de victimisation dans les territoires ont reculé depuis 2009, mais ils étaient près de deux fois supérieurs à ceux enregistrés dans les provinces.

Le Nunavut enregistre les taux les plus élevés de victimisation avec violence et de victimisation des ménages, mais les taux les plus bas de vols de biens personnels

Le Nunavut a affiché les taux les plus élevés de victimisation avec violence et de victimisation des ménages, tant à l'échelle des territoires qu'à l'échelle nationale. Toutefois, le Nunavut a déclaré le taux le plus bas de vols de biens personnels parmi les territoires. En général, les proportions de personnes dans les territoires qui ont déclaré avoir été victimes d'un crime en 2014 étaient semblables, allant de 27 % au Nunavut à 29 % dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le risque de victimisation est supérieur dans les plus grandes collectivités des territoires

La proportion des résidents des territoires qui ont déclaré avoir été victimes d'un crime en 2014 était la plus élevée dans les collectivités ayant une population de 2 000 habitants ou plus. Près du tiers (32 %) des habitants de ces grandes collectivités ont déclaré avoir été victimes d'au moins un des crimes mesurés par l'ESG, comparativement à une personne sur cinq (19 %) dans les collectivités comptant moins de 2 000 habitants. Cette différence s'explique principalement par des taux de vols de biens personnels plus élevés dans les grandes collectivités.

Le tiers des résidents des territoires ont subi de la violence au cours de leur enfance

Environ un tiers des résidents des territoires (34 %) ont dit avoir subi de la violence physique ou sexuelle de la part d'un adulte avant l'âge de 15 ans. Cette proportion est légèrement supérieure à ce qui a été enregistré dans les provinces (30 %).

Les résidents plus âgés des territoires — particulièrement ceux âgés de 45 à 64 ans — étaient plus susceptibles que les résidents plus jeunes d'avoir subi de mauvais traitements durant leur enfance. Environ le quart (26 %) des répondants âgés de 15 à 34 ans ont déclaré avoir subi de mauvais traitements durant leur enfance, alors que cette proportion se chiffrait à 45 % parmi les personnes de 45 à 64 ans.

Ceux qui ont été victimes de mauvais traitements durant l'enfance ont déclaré un taux de victimisation avec violence en 2014 qui était plus de deux fois et demie supérieur à celui des personnes qui n'ont pas été victimes de mauvais traitements durant l'enfance.

Lorsqu'on tient compte des autres facteurs, l'identité autochtone n'est pas liée au risque de victimisation avec violence

Dans l'ensemble, le taux de victimisation avec violence était supérieur chez les Autochtones des territoires (215 incidents pour 1 000 Autochtones) par rapport aux non-Autochtones (121 pour 1 000 non-Autochtones).

Le fait d'être Autochtone n'était toutefois pas associé à un risque de victimisation avec violence lorsqu'on tenait compte d'autres facteurs de risque. De nombreux facteurs se sont avérés être liés au risque de victimisation avec violence dans les territoires, dont le sexe, l'âge, l'incapacité, les antécédents de mauvais traitements durant l'enfance, les antécédents d'itinérance, la consommation de drogues, la cohésion sociale dans le voisinage et le revenu personnel, mais pas l'identité Autochtone.

Le taux de violence conjugale demeure stable

Plus de 1 résident des territoires sur 10 (12 %) qui avait un conjoint ou un conjoint de fait actuel ou ancien a dit avoir été victime de violence conjugale dans les cinq années précédentes. Cette proportion est semblable à celle enregistrée en 2009. En revanche, les provinces ont observé un recul en ce qui concerne la violence conjugale, les taux étant passés de 6 % en 2009 à 4 % en 2014.

La moitié des victimes de violence conjugale (50 %) ont déclaré avoir subi plus d'un incident avec violence au cours des cinq années précédentes. Près d'une personne sur cinq (18 %) a déclaré avoir subi 10 incidents avec violence ou plus au cours de la même période.

Les types de violence subie par les victimes de violence conjugale se présentent sous diverses formes, allant de celles pouvant être considérées comme moins graves (y compris le fait de s'être fait menacer, lancer un objet, pousser ou gifler) aux formes plus graves (y compris le fait de s'être fait battre, étrangler, menacer à l'aide d'une arme à feu ou d'un couteau, ou agresser sexuellement). Près de 3 victimes de violence conjugale sur 10 ont déclaré avoir subi ces formes de violence les plus graves.

Environ la moitié (49 %) des victimes de violence conjugale dans les territoires ont déclaré avoir subi des blessures au moins une fois en raison de la violence. Cette proportion est plus élevée que celle enregistrée dans les provinces (31 %).

Il y a proportionnellement davantage d'Autochtones parmi les victimes de violence conjugale

Les Autochtones étaient surreprésentés parmi les victimes de violence conjugale dans les territoires. Bien que les Autochtones représentent près de la moitié (49 %) de la population des conjoints des territoires, ils ont représenté les trois quarts (75 %) des victimes de violence conjugale au cours des cinq années précédant l'enquête. De plus, les Autochtones ont représenté 93 % des victimes ayant subi les formes les plus graves de violence conjugale, soit le fait de s'être fait battre, étrangler, menacer à l'aide d'une arme ou agresser sexuellement.

Le nombre de signalements à la police augmente dans les territoires

Les résultats de l'ESG indiquent que plus d'un tiers (36 %) des incidents criminels non liés à la violence conjugale et qu'environ la moitié (49 %) des cas de violence conjugale se produisant dans les territoires ont été signalés à la police en 2014. En général, les taux de signalement étaient moins élevés dans les provinces, où 31 % des incidents non liés à la violence conjugale et 29 % des cas de violence conjugale ont été déclarés à la police.

La vaste majorité des résidents des territoires ont déclaré avoir confiance en leur service de police local (83 %); il s'agit d'une hausse par rapport à la proportion de 71 % enregistrée en 2009. Toutefois, cette proportion est plus faible chez les Autochtones (76 %) que chez leurs homologues non autochtones (90 %).

La plupart des résidents des territoires sont satisfaits de leur sécurité personnelle

Dans l'ensemble, la majorité des résidents des territoires se sont dits satisfaits ou très satisfaits de leur sécurité personnelle par rapport à la criminalité (87 %).

Les femmes étaient moins susceptibles que les hommes de déclarer se sentir en sécurité. Cette différence était particulièrement marquée lorsqu'on interrogeait les personnes à propos du sentiment de sécurité dans des situations précises, comme le fait de marcher seul le soir. Environ le tiers (34 %) des femmes vivant dans les territoires ont dit se sentir tout à fait en sécurité dans cette situation, comparativement à près des deux tiers (62 %) des hommes.



  Note aux lecteurs

Les données sur la victimisation ont été recueillies dans le cadre de l'Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation, qui vise à fournir des données sur les expériences personnelles qu'ont les Canadiens relativement à huit types de crimes. L'ESG est une enquête menée auprès des ménages tous les cinq ans, dont le plus récent cycle a été mené en 2014. La population cible de l'enquête est composée de personnes de 15 ans et plus, mais exclut les personnes résidant à temps plein dans des institutions. En 2014, 2 040 répondants dans les territoires et 33 127 répondants dans les provinces ont participé à l'enquête. Les résultats pour les provinces ont été diffusés plus tôt et peuvent être consultés dans l'article de Juristat « La victimisation criminelle au Canada, 2014 ».

Statistique Canada recueille également de l'information sur la criminalité dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité, qui est un recensement annuel de toutes les infractions au Code criminel et à certaines autres lois fédérales qui viennent à l'attention de la police et dont celle-ci a établi le bien-fondé. Bien que les thèmes couverts par ces deux enquêtes soient similaires, elles présentent néanmoins de nombreuses différences pour ce qui est du type d'enquête, du champ d'application, de la couverture et de la source des données.

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L'article de Juristat intitulé « La victimisation criminelle dans les territoires, 2014 » (Numéro au catalogue85-002-X) est maintenant accessible. Sous l'onglet Parcourir par ressource clé de notre site Web, choisissez Publications, Tous les sujets, Crime et justice, puis Juristat.

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