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La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2013

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Diffusion : 2015-01-15

Selon les données déclarées par la police, un peu moins de 88 000 personnes ont été victimes de violence familiale au Canada en 2013. Ces affaires représentaient plus du quart des crimes violents signalés à la police cette année-là.

Un peu moins de la moitié (48 %) des victimes de violence familiale ont été agressées par leur conjoint actuel ou un ex-conjoint. L'auteur présumé était un parent de la victime dans 17 % des affaires, un membre de la famille élargie comme une tante, un oncle, un grand-parent ou un membre de la belle-famille de la victime dans 14 % des affaires, un frère ou une sœur de la victime dans 11 % des affaires, et un enfant de la victime dans 10 % de celles-ci.

Comme par les années passées, la majorité des affaires de violence familiale déclarées par la police comportaient des voies de fait, ce qui comprend des gestes et des comportements tels que le fait de pousser une personne, de la gifler, de la frapper à coups de poing et de proférer des menaces face à face.

Les données policières révèlent également que, en 2013, près de 7 victimes de violence familiale sur 10 étaient de sexe féminin. En comparaison, 46 % des victimes de crimes violents qui n'ont pas été commis dans la famille étaient de sexe féminin. La surreprésentation des victimes féminines est plus marquée dans la catégorie de la violence conjugale, où près de 8 victimes sur 10 étaient des femmes.

Les taux d'affaires de violence familiale déclarées par la police variaient selon l'âge. Parmi les victimes de violence familiale de sexe féminin, les femmes dans la trentaine présentaient généralement les plus forts taux. Toutefois, les victimes de violence familiale de sexe masculin étaient proportionnellement les plus nombreuses dans la catégorie d'âge de 15 à 19 ans. De tous les groupes d'âge, les aînés de sexe féminin et masculin âgés de 65 ans et plus ont affiché les plus faibles taux de violence familiale déclarée par la police.

Les territoires enregistrent les plus forts taux d'affaires de violence familiale déclarées par la police

Conformément à la tendance nationale globale des crimes violents déclarés par la police, les taux de violence familiale étaient plus élevés dans les territoires que dans les provinces. Parmi les provinces, les taux d'affaires de violence familiale déclarées par la police étaient les plus élevés en Saskatchewan (489,4 pour 100 000 habitants) et au Manitoba (375,8), et les plus faibles en Ontario (166,9) et à l'Île-du-Prince-Édouard (196,3).

Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR), le plus fort taux d'affaires de violence familiale déclarées par la police a été enregistré en 2013 dans la partie québécoise de la RMR d'Ottawa–Gatineau (327,9 pour 100 000 habitants), suivie de Saguenay (314,3), de Québec (291,4), de Montréal (281,5) et de Trois-Rivières (276,0). Les taux de violence familiale les plus faibles ont été observés dans les RMR ontariennes d'Ottawa (99,0), de Guelph (129,8), de St. Catharines–Niagara (132,0) et de London (134,0). Ces constatations sont semblables à celles des années précédentes.

Le taux de voies de fait dans la famille a diminué de 14 % entre 2009 et 2013. Bien qu'ils soient rares, les homicides commis par des membres de la famille sont également en forte baisse depuis 30 ans. En effet, le taux d'homicides dans la famille a reculé de 59 % de 1983 à 2013.

Violence entre partenaires intimes

La violence entre partenaires intimes désigne la violence perpétrée envers des conjoints ou des partenaires amoureux (actuels ou anciens), sans égard au fait qu'ils demeurent ou non sous un même toit. Parmi plus de 90 300 victimes d'actes de violence aux mains d'un partenaire intime qui ont été déclarés par la police, 53 % avaient été agressées par un partenaire amoureux et 47 %, par un conjoint.

C'est lorsqu'ils sont dans la vingtaine et la trentaine que les hommes et les femmes sont les plus susceptibles d'être impliqués dans une affaire de violence entre partenaires intimes. Toutefois, les femmes au début de la vingtaine (de 20 à 24 ans) étaient les plus à risque d'être victimes d'un acte de violence commis par un partenaire intime (1 127,7 pour 100 000 habitants).

Les données déclarées par la police démontrent que, dans l'ensemble, peu importe l'âge, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à être agressées par un partenaire intime. En effet, près de 80 % des victimes d'actes de violence aux mains d'un partenaire intime qui ont été signalés à la police étaient des femmes.

Des accusations ont été déposées ou recommandées dans la majorité des affaires de violence entre partenaires intimes qui ont été portées à l'attention de la police.

  Note aux lecteurs

Depuis 1998, Statistique Canada publie des données annuelles sur la violence familiale au Canada, dans le cadre de la vaste Initiative de lutte contre la violence familiale du gouvernement fédéral. Le rapport de cette année est tout particulièrement axé sur la violence entre partenaires intimes au Canada.

Les résultats sont fondés sur les données déclarées par la police dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité et de l'Enquête sur les homicides. Ces données comprennent toutes les infractions au Code criminel qui sont signalées aux services de police et corroborées par eux, mais elles excluent les affaires qui ne sont pas portées à l'attention de la police.

Une enquête dont les données sont déclarées par les victimes, soit l'Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation, vient compléter les données déclarées par la police en fournissant une estimation du nombre de crimes commis au Canada qui ne sont pas signalés à la police. Dans le cadre de l'ESG sur la victimisation, qui est menée tous les cinq ans, on pose des questions à des Canadiens de 15 ans et plus au sujet de leurs expériences de victimisation, qu'elles aient été signalées ou non à la police. En 2009, soit le cycle le plus récent pour lequel on dispose de statistiques, on a estimé qu'environ les deux tiers des incidents de victimisation criminelle n'ont pas été signalés à la police.

L'article « La violence familiale au Canada : un profil statistique », 2013, qui fait partie de Juristat (Numéro au catalogue85-002-X), est maintenant accessible sur notre site Web. Sous l'onglet Parcourir par ressource clé, choisissez Publications, puis Tous les sujets, puis Crime et justice, puis Juristat.

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Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@canada.ca).

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