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L'homicide au Canada, 2012

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Diffusion : 2013-12-19

Les services policiers ont déclaré 543 homicides au Canada en 2012, soit 55 de moins que l'année précédente. Le taux d'homicides était de 1,56 victime pour 100 000 habitants en 2012, en baisse de 10 % par rapport à 2011. Il s'agit du plus bas taux d'homicides enregistré depuis 1966.

Graphique 1  Chart 1: Homicides, Canada, 1961 à 2012 - Description et tableau de données
Homicides, Canada, 1961 à 2012

Chart 1: Homicides, Canada, 1961 à 2012 - Description et tableau de données

La diminution des homicides observée en 2012 est en grande partie attribuable à trois provinces — l'Alberta (-24), la Colombie-Britannique (-16) et la Saskatchewan (-9) — qui ont enregistré une baisse combinée de 49 homicides. Le Québec (+3), les Territoires du Nord-Ouest (+2) et l'Ontario (+1) étaient les seules provinces et le seul territoire à avoir affiché une augmentation du nombre d'homicides en 2012.

Malgré les reculs observés, les taux d'homicides étaient généralement les plus élevés dans les régions de l'Ouest et du Nord du pays. En 2012, le taux d'homicides le plus élevé a été observé au Nunavut (14,84 pour 100 000 habitants). Parmi les provinces, le Manitoba a continué d'afficher le plus fort taux d'homicides (4,10 pour 100 000 habitants), suivi de la Saskatchewan (2,69 pour 100 000 habitants). Le taux d'homicides en Colombie-Britannique (1,54 pour 100 000 habitants) était le plus faible taux enregistré dans la province depuis le début de la collecte de ces données en 1961 et, pour la première fois, ce taux était semblable au taux national.

Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR), Thunder Bay a enregistré le taux d'homicides le plus élevé en 2012 (sept homicides), venaient ensuite Winnipeg, Regina et Halifax. Pour une deuxième année consécutive, Moncton et Kingston n'ont déclaré aucun homicide; de même, aucun homicide n'a été enregistré à Guelph, à Brantford et à St. John's en 2012.

Les homicides commis à l'aide d'une arme à feu augmentent en 2012, malgré une baisse globale

Malgré une baisse globale du nombre d'homicides commis en 2012, le nombre d'homicides perpétrés au moyen d'une arme à feu a augmenté, passant de 158 victimes en 2011 à 172 victimes en 2012. Bien que le nombre d'homicides commis au moyen d'une arme à feu ait augmenté en 2012, le taux de ces homicides est demeuré parmi les plus faibles en près de 50 ans. À l'instar des 20 dernières années, les armes de poing ont continué d'être à l'origine de la majorité (65 %) des homicides mettant en cause une arme à feu en 2012.

En revanche, le nombre de victimes tuées à l'aide d'une arme pointue a diminué de 40, passant de 204 en 2011 à 164 en 2012.

Les homicides commis en 2012 ont surtout été perpétrés au moyen d'une arme à feu (33 %) ou d'une arme pointue (31 %). Par ailleurs, 2012 marque la première année au cours de laquelle il n'y a pas eu d'homicide attribuable au syndrome du bébé secoué depuis le début de la collecte de données à cet effet en 1997.

Le taux d'homicides attribuables à des gangs en 2012 était inchangé par rapport aux deux années précédentes

En 2012, la police a déterminé que 95 homicides étaient liés à des gangs. Il s'agit du même nombre qui a été noté au cours des deux années précédentes. Le taux de ce type d'homicides était stable pour une troisième année consécutive, se situant à 0,27 victime pour 100 000 habitants. Avant d'atteindre un sommet en 2008, le taux d'homicides attribuables à des gangs a augmenté de manière constante depuis le début des années 1990.

La Saskatchewan a enregistré le plus fort taux d'homicides attribuables à des gangs en 2012, celui-ci étant près de trois fois plus élevé que le taux national. Parmi les RMR, Saskatoon a enregistré le taux le plus élevé d'homicides attribuables à des gangs, suivie de Thunder Bay et de Regina.

En 2012, les trois quarts des homicides attribuables à des gangs ont été commis à l'aide d'une arme à feu. La majorité (68 %) des homicides attribuables à des gangs commis en 2012 étaient liés au commerce de drogues illicites, généralement la cocaïne. La plupart des homicides attribuables à des gangs étaient motivés par un règlement de comptes (70 %) ou un gain financier (14 %).

La plupart des victimes connaissaient leur assassin

Les victimes d'homicide connaissaient généralement leur assassin. Parmi les homicides résolus en 2012, 84 % des victimes connaissaient leur assassin, qui était habituellement une connaissance ou un membre de la famille. Le nombre d'homicides commis par un étranger a diminué légèrement de 2011 à 2012, ramenant le taux de ces homicides à son plus faible niveau en plus de 40 ans.

Le nombre d'homicides entre partenaires intimes était stable en 2012

La police a déclaré 82 homicides entre partenaires intimes en 2012, et la majorité (83 %) des victimes étaient de sexe féminin. Le taux d'homicides entre partenaires intimes noté en 2012 concordait avec les taux enregistrés au cours des cinq années précédentes. Les taux d'homicides sur des partenaires intimes de sexe féminin sont demeurés plus élevés que ceux sur des partenaires intimes de sexe masculin, peu importe le groupe d'âge.

Parmi les homicides survenus entre partenaires intimes en 2012, un peu moins de la moitié (46 %) ont été commis par un conjoint marié actuel ou ancien, et environ le quart (27 %) l'ont été par un conjoint de fait actuel ou ancien. Le reste des homicides survenus entre partenaires intimes ont été commis soit par un autre type de partenaire intime tel qu'un partenaire amoureux actuel ou ancien (22 %), soit par un partenaire de même sexe (5 %).

Un moins grand nombre de jeunes sont accusés d'homicide

Parmi les auteurs présumés d'homicide en 2012, 7 % ou 34 auteurs présumés étaient des jeunes de 12 à 17 ans. Il y a eu moins d'homicides commis par des jeunes des deux sexes en 2012 que l'année précédente. Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide a reculé pour s'établir à 1,42 pour 100 000 jeunes en 2012. Il s'agit du plus faible taux observé en plus de 10 ans.

En 2012, le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide de sexe féminin a atteint son plus bas niveau en plus de 40 ans, alors que le taux de jeunes auteurs présumés de sexe masculin s'est établi à son plus bas niveau depuis environ 10 ans. Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide est demeuré plus élevé chez les jeunes de sexe masculin que chez les jeunes de sexe féminin.


  Note aux lecteurs

Les données présentées dans cet article sont tirées de l'Enquête sur les homicides de 2012, qui permet de recueillir des données déclarées par la police sur les caractéristiques de l'ensemble des affaires, des victimes et des auteurs présumés d'homicide au Canada. Dans le cadre de cette enquête, on a commencé à recueillir des renseignements sur l'ensemble des meurtres en 1961, puis le champ de l'enquête s'est élargi en 1974 afin d'inclure les affaires d'infanticide et d'homicide involontaire coupable. Les renseignements sur ces affaires ne sont pas disponibles pour les années antérieures à 1974, mais des chiffres tirés du Programme de déclaration uniforme de la criminalité le sont, et ils sont pris en compte dans les totaux historiques globaux.

Certains homicides sont portés à l'attention de la police des mois ou des années après avoir été commis. Ces affaires sont comptées dans l'année au cours de laquelle la police en a été informée.

Les renseignements sur les auteurs présumés d'homicide sont disponibles seulement pour les affaires résolues (c.-à-d. celles dans lesquelles au moins un auteur présumé a été identifié). En ce qui concerne les affaires comptant plus d'un auteur présumé, seul le lien entre la victime et l'auteur présumé le plus proche est consigné.

Les homicides entre partenaires intimes comprennent les homicides résolus perpétrés par le conjoint ou par un partenaire amoureux actuel ou ancien. À l'heure actuelle, l'Enquête sur les homicides ne permet pas de recueillir des renseignements sur le statut juridique des unions entre partenaires de même sexe; les homicides perpétrés par un partenaire de même sexe comprennent donc les conjoints en droit ou de fait actuels ou anciens, ainsi que les autres partenaires intimes.

L'article de Juristat : « L'homicide au Canada, 2012 » (Numéro au catalogue85-002-X) est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Parcourir par ressource clé. Choisissez Tous les sujets, ensuite Crime et justice, puis Juristat.

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