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Étude : Mesure des biens et services écosystémiques

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Diffusion : 2013-11-29

De 2000 à 2011, une superficie de terres agricoles et de terres naturelles équivalente à près de deux fois la taille des villes de Toronto, Montréal et Calgary regroupées a été convertie en zones habitées, selon une nouvelle étude intitulée « Mesure des biens et services écosystémiques au Canada », diffusée aujourd'hui dans L'activité humaine et l'environnement. Selon cet article, l'aménagement de zones habitées dans les villes et villages et autour de ceux-ci a augmenté de 3 158 km2 au cours de la période de 11 ans.

Sur le plan régional, la conversion la plus importante en zone habitée, soit 627 km2 (carte 1), a eu lieu dans la sous-aire de drainage (SAD) du lac Ontario et de péninsule de Niagara, principalement aux dépens de terres agricoles. Au cours de cette période, on a assisté à une augmentation de 19 % des zones habitées occupant des terres agricoles cultivables du Canada et à une hausse de 29 % de celles occupant des terres agricoles de classe 1, soit les meilleures terres.

Carte 1 Carte 1: Superficie convertie en paysage habité dans la sous-aire de drainage du lac Ontario et de péninsule de Niagara, 1971, 2000 et 2011 - Description
Superficie convertie en paysage habité dans la sous-aire de drainage du lac Ontario et de péninsule de Niagara, 1971, 2000 et 2011

Carte 1: Superficie convertie en paysage habité dans la sous-aire de drainage du lac Ontario et de péninsule de Niagara, 1971, 2000 et 2011 - Description

Ces types de changements de la couverture terrestre peuvent influer sur la capacité des écosystèmes à produire des biens et services écosystémiques (BSE) ou à contribuer à leur production. Les BSE sont des biens (p. ex. poissons et bois) et des services (p. ex. purification de l'air et de l'eau) qui procurent des avantages aux personnes.

De 2001 à 2011, les changements les plus importants de la couverture terrestre à l'échelle nationale ont résulté du retour de terres agricoles à l'état de terres naturelles, en particulier dans les SAD de la Qu'Appelle (3 674 km2), de l'Assiniboine (2 658 km2), du cours inférieur de la Saskatchewan Sud (2 267 km2) et du cours inférieur de la Saskatchewan Nord (1 875 km2). En revanche, d'importantes conversions de terre naturelles en terres agricoles ont eu lieu dans la SAD du cours supérieur de la Saskatchewan Sud (1 468 km2) et la SAD de Thompson (973 km2).

Extraction de la biomasse

En 2010, environ 285,8 millions de tonnes de biomasse ont été extraites des écosystèmes terrestres et aquatiques du Canada. Par personne, plus de huit tonnes de matières organiques, y compris du bois, des produits agricoles et du poisson, ont été extraites de l'environnement. L'exploitation forestière représentait 55 % de ce total, suivie des cultures agricoles (40 %), du lait, du miel et des produits de l'érable (3 %) et du bétail et de la volaille (2 %).

En poids, la plus grande proportion de l'extraction de la biomasse s'est faite en Colombie-Britannique et en Alberta, suivies de l'Ontario et du Québec (tableau 1). La Colombie-Britannique représentait la proportion la plus importante de l'extraction de la biomasse, en raison de la prédominance de l'exploitation forestière. L'Alberta, la Saskatchewan et l'Ontario ont enregistré l'extraction de la biomasse liée à l'agriculture la plus élevée. Les provinces de l'Atlantique ont été à l'origine de la majorité de l'extraction de la biomasse découlant des pêches commerciales.

L'extraction de la biomasse peut exercer des pressions sur les écosystèmes, ce qui peut réduire leur capacité à produire des BSE à l'avenir. La mesure de l'extraction de la biomasse constitue une étape vers l'élaboration d'indicateurs qui permettront de déterminer si l'utilisation que fait l'humain des biens écosystémiques est durable.

Biens et services produits par les écosystèmes marins et côtiers

En 2011, les débarquements commerciaux de poissons sur les côtes atlantique et pacifique du Canada atteignaient plus de 850 000 tonnes et étaient évalués à 2,1 milliards de dollars. Le poisson et les autres BSE marins et côtiers contribuent aux économies locales et offrent des possibilités d'emplois grâce aux activités de récolte et de transformation.

Sur la côte est, la pêche commerciale, l'aquaculture et la transformation des poissons et fruits de mer représentaient 14 % des emplois dans les écodistricts côtiers où ces activités étaient exercées en 2006 (carte 2). Sur la côte ouest, le chiffre comparable était de 4 %.

En 2010, les dépenses directes des pêcheurs à ligne pour des voyages de pêche étaient d'environ 2,5 milliards de dollars. Nombre de ces dépenses peuvent être attribuées aux BSE (p. ex. poissons, loisirs).

Carte 2 Carte 2: Écoumène des pêcheries côtières maritimes, 2006 - Description
Écoumène des pêcheries côtières maritimes, 2006

Carte 2: Écoumène des pêcheries côtières maritimes, 2006 - Description

Étude de cas du parc national des Mille-Îles

Le parc national des Mille-Îles, qui fait partie de l'écosystème des Mille-Îles situé dans l'est de l'Ontario, a été choisi pour une étude de cas portant sur la mesure de la valeur monétaire des flux de BSE. L'étude a aussi identifié certaines pressions exercées sur le paysage et a déterminé la couverture terrestre de l'aire entourant le parc.

Plus de 200 000 personnes vivaient dans l'écosystème des Mille-Îles en 2011, ce qui représente un accroissement de 32 % depuis 1981. De 1981 à 2011, le nombre d'exploitations agricoles et la superficie des terres agricoles ont diminué de 37 % et de 28 %, respectivement.

Dans l'écosystème des Mille-Îles, la couverture terrestre comprend des forêts (31 %), des terres cultivées et des champs (24 %), de l'eau (22 %), un couvert arbustif (11 %), des milieux humides (7 %) et des zones bâties (6 %).

Les estimations expérimentales de la valeur annuelle des flux de BSE calculés pour le parc national des Mille-Îles, comme la régulation de la qualité de l'eau et les services esthétiques, varient de 12,5 millions de dollars à 14,7 millions de dollars (dollars de 2012). Les services récréatifs ont également été évalués, l'estimation s'établissant à 3,9 millions de dollars (dollars de 2012) annuellement.

  Note aux lecteurs

Le présent communiqué est fondé sur le rapport analytique intitulé « Mesure des biens et services écosystémiques au Canada » publié dans le numéro de 2013 de L'activité humaine et l'environnement.

Le rapport présente une compilation des résultats préliminaires issus d'une collaboration interministérielle de deux ans entre Statistique Canada, Environnement Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Horizons de politiques Canada, Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et Ressources naturelles Canada. Ainsi, il s'agit d'un recueil d'initiatives de recherche interdisciplinaire axées sur l'amélioration de notre compréhension de la valeur des biens et services écosystémiques (BSE), grâce à la comptabilité des écosystèmes.

Le rapport présente de l'information sur le nombre d'écosystèmes et de BSE au Canada, ainsi que sur leur qualité et leur valeur. Il fournit un aperçu de la comptabilité et de l'évaluation des écosystèmes et présente plusieurs mesures sur le nombre d'écosystèmes et de BSE, ainsi que sur leur qualité. Ces mesures sont axées sur la couverture terrestre, la modification du paysage par l'humain, le potentiel des écosystèmes de la forêt boréale, l'extraction de la biomasse, les BSE marins et côtiers, et les BSE produits par les milieux humides. Le rapport comprend aussi une étude de cas du parc national des Mille-Îles qui explore l'évaluation monétaire des BSE, et se termine par un programme de recherche pour les travaux futurs sur ce sujet.

Définitions

Plusieurs compilations de données sont présentées selon la sous-aire de drainage (SAD). Les SAD représentent des aires où les eaux de surface sont transportées par un réseau de drainage dans les plans d'eau. La SAD est un niveau d'aire de drainage dans la Classification type des aires de drainage 2003.

Les terres agricoles cultivables sont des terres qui ne sont pas assorties de contraintes importantes pour la production de cultures et comprennent les terres de classes 1, 2 et 3 de l'Inventaire des terres du Canada.

La Loi de 2005 sur la ceinture de verdure de l'Ontario protège les terrains et les terres agricoles écologiquement fragiles de la région du Golden Horseshoe du sud de l'Ontario contre le développement et l'étalement urbain.

Les écodistricts sont des régions qui présentent un assemblage de caractéristiques qui leur sont propres : relief, faune, plans d'eau, sols, topographie et géologie. Ils constituent le niveau le plus bas dans la hiérarchie du Cadre écologique national du Canada.

L'écoumène des pêcheries côtières maritimes regroupe les régions côtières, au niveau des écodistricts, pour lesquelles on observe de l'activité liée à l'emploi dans l'environnement marin, soit la pêche commerciale, l'aquaculture et la préparation de poissons et de fruits de mer.

L'étude « Mesure des biens et services écosystémiques au Canada » présentée dans la publication L'activité humaine et l'environnement, 2013 (Numéro au catalogue16-201-X), est maintenant accessible à partir de l'onglet Parcourir par ressource clé de notre site Web. Dans le module Publications, choisissez Tous les sujets, puis Environnement.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@canada.ca).

Pour obtenir des renseignements analytiques ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec François Soulard au 613-951-1777 (francois.soulard@statcan.gc.ca). Pour obtenir des renseignements concernant L'activité humaine et l'environnement, communiquez avec Jennie Wang au 604-666-4878 (jennie.wang@statcan.gc.ca), Division des comptes et de la statistique de l'environnement.

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