Statistiques sur les crimes déclarés par la police

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2010 (correction) (Communiqué précédent)

Le taux de crimes déclarés par la police, qui sert à mesurer le volume global de la criminalité, a poursuivi sa tendance à la baisse en 2010, en recul de 5 % par rapport à 2009. Parallèlement, l'Indice de gravité de la criminalité, qui est une mesure de la gravité des crimes, s'est replié de 6 %.

 Taux de crimes déclarés par la police

Description du graphique : Taux de crimes déclarés par la police

Le taux de criminalité national, qui affiche une baisse constante depuis 20 ans, se trouve aujourd'hui à son point le plus faible depuis 1973.

Les services de police canadiens ont déclaré près de 2,1 millions d'affaires au Code criminel (sauf les délits de la route) au cours de l'année précédente, soit 77 000 affaires de moins qu'en 2009. Ce recul s'explique en grande partie par les baisses de quatre crimes contre les biens, soit les vols de moins de 5 000 $, les méfaits, les vols de véhicules à moteur et les introductions par effraction.

Note aux lecteurs

Le présent communiqué est fondé sur un article de Juristat dans lequel on examine les tendances du volume et de la gravité de l'ensemble des crimes, des crimes violents et des crimes sans violence déclarés par la police, et ce, aux échelons du pays, des provinces et des territoires de même que des régions métropolitaines de recensement.

Le taux de criminalité et l'Indice de gravité de la criminalité sont des mesures complémentaires des crimes déclarés par la police. Le taux de criminalité permet de mesurer le volume de crimes signalés à la police et dont elle a établi le bien-fondé, alors que l'Indice de gravité de la criminalité sert à mesurer la gravité des crimes.

Les données proviennent du Programme de déclaration uniforme de la criminalité, qui est un recensement de tous les crimes dont les services de police ont pris connaissance et dont ils ont établi le bien-fondé. Ces statistiques de la criminalité sont recueillies conformément à un ensemble de catégories et de définitions de crimes approuvé à l'échelle nationale. Elles ont été déclarées régulièrement par les services de police et communiquées à Statistique Canada chaque année depuis 1962.

Tous les cinq ans, Statistique Canada diffuse des données sur la victimisation autodéclarée tirées de l'Enquête sociale générale (ESG), laquelle mesure les perceptions qu'ont les gens de leurs expériences de victimisation criminelle en rapport avec huit infractions. L'ESG recueille des renseignements sur les incidents autodéclarés de victimisation criminelle, qu'ils soient signalés ou non à la police. Les données les plus récentes sur la victimisation ont été publiées en septembre 2010.

Correction : On observe également des diminutions pour plusieurs autres infractions, notamment les homicides, les tentatives de meurtre, les voies de fait majeures et les vols qualifiés. Toutefois, certaines infractions ont effectivement affiché une hausse, dont les agressions sexuelles, l'utilisation ou la décharge d'une arme à feu, le harcèlement criminel et les infractions relatives aux drogues.

L'Indice de gravité de la criminalité a atteint son point le plus faible (82,7) depuis 1998, soit la première année pour laquelle les données de l'Indice existent. Le recul de la gravité de la criminalité noté en 2010 a été observé dans pratiquement tout le pays. Les seules exceptions où l'on a constaté des hausses étaient Terre-Neuve-et-Labrador, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut.

 Indices de gravité des crimes déclarés par la police

Description du graphique : Indices de gravité des crimes déclarés par la police

Les crimes violents

La police a déclaré un peu plus de 437 000 affaires de violence en 2010, soit environ 7 200 de moins que l'année précédente. Les crimes violents représentaient un peu plus de 1 infraction sur 5.

L'Indice de gravité des crimes violents a reculé de 6 % en 2010 pour s'établir à 88,9, soit une quatrième baisse annuelle consécutive. Des diminutions ont été notées dans toutes les provinces, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador, où la police a déclaré une hausse de 13 %.

On a dénombré 554 homicides, soit 56 de moins qu'en 2009. Le taux national de 1,62 homicide pour 100 000 habitants en 2010 était le plus bas enregistré depuis 1966. La baisse de 10 % du taux d'homicides entre 2009 et 2010 faisait suite à une décennie de stabilité relative.

Le recul observé à l'échelle nationale au chapitre du taux d'homicides a été dicté principalement par une forte baisse en Colombie-Britannique, où le taux (1,83) a atteint un creux sans précédent. Cependant, le taux affiché par cette province était tout de même légèrement plus élevé que la moyenne nationale.

Le nombre de tentatives de meurtre a également reculé, étant passé de 801 en 2009 à 693 en 2010, ce qui a donné lieu au plus faible taux de cette infraction en plus de 30 ans.

La police a déclaré plus de 22 000 agressions sexuelles en 2010. Il s'agissait d'une hausse de 5 % du taux depuis 2009, soit la première augmentation observée au chapitre des agressions sexuelles depuis 2005.

Les crimes sans violence

Comme par les années passées, la plupart (79 %) des crimes déclarés par la police en 2010 étaient de nature non violente. Les vols de moins de 5 000 $, les méfaits et les introductions par effraction constituaient près des deux tiers des quelque 1,7 million d'infractions sans violence.

L'Indice de gravité des crimes sans violence a reculé de 6 % en 2010 pour se situer à 80,3, soit un septième repli consécutif.

La police a déclaré près de 200 000 introductions par effraction l'an dernier. Le taux d'introductions par effraction a diminué de 6 % en 2010, poursuivant la tendance à la baisse amorcée depuis le sommet atteint au début des années 1990.

Près de 93 000 véhicules à moteur ont été déclarés comme ayant été volés en 2010. Il s'agissait d'un repli de 15 % du taux depuis 2009 et d'une poursuite de la tendance à la baisse observée depuis le milieu des années 1990.

La Saskatchewan a enregistré le taux le plus élevé de vols de véhicules à moteur en 2010. Ce constat diffère de la tendance observée durant la dernière décennie, au cours de laquelle le Manitoba a affiché le plus fort taux parmi les provinces.

Le taux national de conduite avec facultés affaiblies s'est replié de 6 % par rapport à 2009, après avoir affiché une hausse pendant trois années consécutives. Toutefois, le taux de conduite avec facultés affaiblies a suivi une tendance générale à la baisse depuis le sommet atteint en 1981.

En 2010, la police a déclaré plus de 108 000 infractions relatives aux drogues, dont environ la moitié concernait la possession de cannabis. Le taux d'infractions relatives aux drogues s'est accru de 10 % par rapport à 2009, poursuivant la tendance à la hausse amorcée au début des années 1990.

Les provinces et les territoires

L'Alberta et la Colombie-Britannique ont affiché les plus fortes baisses de la criminalité parmi les provinces en 2010. Les taux de criminalité de ces deux provinces ont diminué de 6 %, alors que les indices de gravité de la criminalité ont fléchi de 8 % en Alberta et de 7 % en Colombie-Britannique.

Comme par les années passées, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ont continué d'enregistrer les valeurs les plus élevées de l'Indice de gravité de la criminalité. Parmi les provinces, la Saskatchewan a affiché la plus importante valeur de l'Indice, suivie du Manitoba et de la Colombie-Britannique. On note les valeurs de l'Indice les moins élevées en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick.

Les régions métropolitaines

Le volume et la gravité de la criminalité ont diminué ou sont demeurés stables dans presque toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) en 2010, y compris dans les 10 plus grandes villes du Canada.

En 2010, trois RMR ont affiché une hausse de la gravité de la criminalité. St. John's a enregistré la plus forte augmentation, soit 12 %, suivie du Grand Sudbury (+4 %) et de Peterborough (+3 %).

Comme on l'a constaté depuis 1998, Regina a continué d'afficher l'Indice de gravité de la criminalité le plus élevé, suivie de Saskatoon et de Winnipeg. Calgary était la seule RMR de l'Ouest ayant une valeur de l'Indice inférieure à la moyenne nationale.

Guelph a enregistré la valeur la moins élevée de l'Indice de gravité de la criminalité pour une quatrième année consécutive. La valeur de l'Indice de Guelph était suivie de celles de Québec, de Toronto et d'Ottawa.

La criminalité chez les jeunes

La police a indiqué que près de 153 000 jeunes de 12 à 17 ans ont été les auteurs présumés d'un crime en 2010, soit presque 15 000 de moins que l'année précédente. Le taux de criminalité chez les jeunes, qui sert à mesurer le volume global de crimes commis par des jeunes, a diminué de 7 %.

Les taux de criminalité chez les jeunes ont reculé pour la plupart des infractions en 2010, dont les homicides, les voies de fait majeures, les vols de véhicules à moteur et les introductions par effraction. Cependant, le vol qualifié faisait partie des rares infractions à avoir augmenté chez les jeunes en 2010, soit de 2 %.

L'Indice de gravité des crimes chez les jeunes a aussi diminué au cours des 10 dernières années, dont un repli de 6 % en 2010. Toutefois, on n'observe pas un tel recul pour ce qui est de la gravité des crimes violents commis par les jeunes. Malgré une baisse de 4 % entre 2009 et 2010, l'Indice de gravité des crimes violents chez les jeunes était supérieur de 5 % au niveau noté en 2000.

Données stockées dans CANSIM : tableaux 252-0051 et 252-0052.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3302.

L'article de Juristat : «Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2010» (85-002-X, gratuit), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Ressource clé. Choisissez Tous les sujets, ensuite Crime et justice, puis Juristat. Les données sur la criminalité sont également offertes pour 238 services de police ayant desservi des collectivités de plus de 10 000 habitants (tableau de l'Indice de gravité de la criminalité).

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services d'information à la clientèle au 613-951-9023 ou composez sans frais le 1-800-387-2231, Centre canadien de la statistique juridique.