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Étude : Incidence du quartier sur les taux d'hospitalisation des enfants et des adolescents pour blessure non intentionnelle

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2001-2002 à 2004-2005

De 2001-2002 à 2004-2005, les enfants de 9 ans et moins vivant dans un quartier urbain à faible revenu étaient plus susceptibles d'être hospitalisés à la suite d'une blessure non intentionnelle que ceux vivant dans un quartier à revenu élevé.

Cela était particulièrement vrai dans le cas des hospitalisations découlant de blessures liées au transport terrestre, à l'empoisonnement, au feu, à la noyade et à la suffocation, et aux coupures ou aux perforations.

La relation entre le fait d'habiter un quartier à faible revenu et les taux d'hospitalisation était moins étroite chez les jeunes de 10 à 19 ans.

En fait, chez les jeunes de cette tranche d'âge vivant dans les quartiers ayant les revenus les plus élevés, les taux d'hospitalisation à la suite d'une blessure causée par un heurt étaient supérieurs à ceux chez leurs homologues des quartiers ayant les revenus les plus faibles. Les blessures de ce genre surviennent, par exemple, lorsqu'on est heurté par un article de sport, un objet lancé, ou par d'autres personnes.

Taux plus élevés chez les garçons

Pendant la période de quatre ans, on a enregistré 76 227 hospitalisations à la suite de blessures non intentionnelles chez les enfants et les jeunes dans les régions urbaines.

Les garçons représentaient les deux tiers de ces hospitalisations. Le taux brut d'hospitalisation chez les garçons était de 40,8 hospitalisations pour 10 000 années-personnes à risque, soit un taux nettement supérieur à celui de 21,6 chez les filles.

Le taux brut avait tendance à augmenter avec l'âge : il était d'environ 30 hospitalisations pour 10 000 années-personnes à risque chez les enfants de moins de 10 ans et atteignait près de 35 pour 10 000 années-personnes à risque chez les 15 à 19 ans.

Note aux lecteurs

Les blessures chez les enfants constituent un enjeu de santé publique important au Canada. L'étude «Incidence du quartier sur les taux d'hospitalisation des enfants et des adolescents pour blessure non intentionnelle» s'est appuyée sur des données hospitalières nationales pour examiner les corrélations entre le revenu du quartier dans les régions urbaines et l'hospitalisation pour les blessures non intentionnelles chez les enfants et les adolescents.

L'analyse a porté sur les données des dossiers de congés des patients âgés de 0 à 19 ans hospitalisés pour une courte durée au cours de la période allant de 2001-2002 à 2004-2005. Les blessures ont été classées à l'aide de la Classification internationale des maladies.

Les aires de diffusion du recensement ont servi à définir les quartiers, et les quintiles de revenu ont été calculés à l'aide des données du Recensement de 2001.

Les taux d'hospitalisation normalisés selon l'âge pour 10 000 années-personnes à risque ont été calculés pour chaque type de blessure, par sexe, par groupe d'âge et par quintile de revenu du quartier.

Les blessures entraînées par les chutes étaient la principale cause d'hospitalisation à la suite d'une blessure non intentionnelle (43 %), suivies des blessures liées au transport terrestre (21 %). Les blessures causées par un heurt représentaient 11 % des hospitalisations à la suite d'une blessure non intentionnelle. Relativement peu d'hospitalisations découlaient d'un empoisonnement, d'une coupure ou d'une perforation, d'une blessure causée par le feu, d'une blessure liée au milieu naturel et de la noyade ou de la suffocation.

Taux d'hospitalisation et revenu du quartier

Comme la répartition par âge de la population d'enfants et d'adolescents était inégale parmi les quintiles de revenu du quartier, les taux d'hospitalisation à la suite d'une blessure non intentionnelle ont été normalisés selon l'âge. Le taux est passé d'environ 33 hospitalisations pour 10 000 années-personnes à risque dans les quartiers ayant le revenu le plus faible à environ 30 hospitalisations pour 10 000 années-personnes à risque dans les quartiers ayant le revenu le plus élevé.

Cette tendance a été observée chez les garçons et les filles ainsi que chez les enfants de moins de 10 ans. Cependant, chez les jeunes de 10 à 19 ans, les liens entre le revenu du quartier et les hospitalisations à la suite d'une blessure non intentionnelle toutes causes confondues n'étaient pas statistiquement significatifs.

Dans le cas de plusieurs causes de blessure non intentionnelle, les enfants et les adolescents des quartiers à faible revenu étaient plus susceptibles d'être hospitalisés que ceux des quartiers à revenu élevé.

Les taux d'hospitalisation (normalisés selon l'âge) à la suite d'un empoisonnement ou d'une coupure ou d'une perforation étaient nettement plus élevés dans les quintiles de revenu du quartier les plus faibles que dans les quintiles supérieurs. De même, les taux d'hospitalisation à la suite d'une blessure causée par le feu tendaient à augmenter à mesure que le revenu du quartier diminuait.

Pour les blessures liées à la noyade ou à la suffocation, aux transports terrestres et aux chutes, les taux d'hospitalisation des enfants, mais pas des adolescents, augmentaient de façon constante à mesure que le revenu du quartier diminuait.

En revanche, chez les jeunes de 10 à 19 ans des quartiers aux revenus les plus faibles, le taux d'hospitalisation à la suite d'une blessure entraînée par une chute était nettement plus faible que chez ceux des quartiers du quintile supérieur.

Par ailleurs, chez les 10 à 19 ans, les taux d'hospitalisation (normalisés selon l'âge) à la suite de blessures causées par un heurt tendaient à augmenter avec le quintile de revenu du quartier.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3203.

L'article «Incidence du quartier sur les taux d'hospitalisation des enfants et des adolescents pour blessure non intentionnelle», qui fait partie du numéro des Rapports sur la santé, vol. 21, no 4 (82-003-X, gratuit), diffusé en ligne aujourd'hui, est accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Ressource clé. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cet article, communiquez avec Dafna Kohen au 613-951-3346 (dafna.kohen@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

Ce numéro de Rapports sur la santé comprend deux autres articles.

L'article «Combiner l'apport en nutriments d'aliments et de boissons et celui de suppléments vitaminiques et minéraux» décrit des méthodes pour combiner l'apport en nutriments d'aliments et de suppléments, comme déclaré dans l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Nutrition de 2004. Pour en savoir plus sur cet article, communiquez avec Didier Garriguet au 613-951-7187 (didier.garriguet@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

L'article «Statut socioéconomique et consommation de suppléments de vitamines et de minéraux au Canada» examine les facteurs liés à la consommation de suppléments de vitamines et de minéraux par la population canadienne, en mettant l'accent sur les liens avec le revenu du ménage et le niveau de scolarité. Pour en savoir plus sur cet article, communiquez avec Hassanali Vatanparast au 306-966-6341 (vatan.h@usask.ca), Université de la Saskatchewan, Saskatoon, Saskatchewan.

Pour obtenir plus de renseignements concernant les Rapports sur la santé, communiquez avec Janice Felman au 613-951-6446 (janice.felman@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.