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Étude : 400 ans de recensements à Québec

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Le Quotidien


Le mardi 3 juin 2008

Selon les données du plus récent recensement, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à Québec en 2006, mais il n'en a pas toujours été ainsi. En fait, la situation était totalement inverse pour les hommes dans les décennies qui ont suivi l'arrivée du fondateur de la ville, Samuel de Champlain, le 3 juillet 1608.

En 1665, le premier intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon, a effectué un recensement qui montrait un déséquilibre considérable entre le nombre de femmes et d'hommes. Parmi les 547 personnes recensées à Québec, les hommes étaient 50 % plus nombreux que les femmes.

Ce constat a amené M. Talon à formuler l'une des premières demandes au roi, soit celle de favoriser une immigration plus importante de femmes. À la suite de cette recommandation, plus de 1 000 femmes, dont environ 900 «Filles du roi», sont venues s'installer en Nouvelle-France entre 1667 et 1673 afin de favoriser le peuplement de la colonie.

La situation a bien changé de nos jours. Selon les données du Recensement de 2006, la ville de Québec comptait au moins 23 000 femmes de plus que d'hommes, surtout dans les groupes plus âgés.

Pour marquer le 400e anniversaire de la fondation de Québec, l'édition de juin 2008 de Tendances sociales canadiennes dépeint l'histoire de la ville à l'aide de divers recensements dans l'article «Québec 1608-2008 : 400 ans de recensements».

Les recensements témoignent des grandes étapes de l'histoire de la ville. En 1825, le recensement révélait que Québec avait dépassé le cap des 20 000 habitants pour atteindre 22 101 personnes.

Le premier recensement des industries, réalisé en 1827, a relevé 14 types d'industries, la plus importante ayant été celle des moulins à scie. En 1831, on recensait la population selon la religion pour la première fois. Les trois quarts de la population du Bas-Canada étaient catholiques.

La tendance à tenir des recensements décennaux, amorcée dans la deuxième moitié du XIXe siècle, s'est prolongée au siècle suivant, procurant de précieux renseignements démographiques sur Québec.

Au début du XXe siècle, la population de Québec a connu une croissance spectaculaire. On peut dégager deux périodes distinctes quant à l'évolution de Québec dans ce troisième siècle d'existence.

Premièrement, de 68 840 personnes en 1901, la population de Québec est passée à 171 979 personnes en 1961, ayant suivi une trajectoire de croissance presque continue dont le rythme n'a commencé à ralentir qu'après 1931. Deuxièmement, malgré une hausse de sa population en 1971, la croissance démographique de la ville s'est ensuite stabilisée jusqu'en 2001.

Au Recensement de 2006, on y a dénombré 491 140 habitants et, tout comme pour l'ensemble de la population canadienne, la population de Québec continue de vieillir. Les personnes âgées de 65 ans et plus y représentaient plus de 16 % de la population totale en 2006, soit un sommet sans précédent.

L'article «Québec 1608-2008 : 400 ans de recensements», publié dans l'édition de juin 2008 de Tendances sociales canadiennes, no 85 (11-008-XWF, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web. La version papier de l'édition de juin 2008 de Tendances sociales canadiennes, no 85 (11-008-XPF, 24 $ /39 $), est en vente.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-5979 (sasd-dssea@statcan.gc.ca), Division de la statistique sociale et autochtone.