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Étude : Les corrélats des erreurs de médicament dans les hôpitaux

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Le Quotidien


Le mercredi 14 mai 2008
2005 

Le personnel infirmier travaillant dans des milieux hospitaliers où les effectifs et les ressources sont perçus comme insuffisants de même que les infirmières et les infirmiers faisant habituellement des heures supplémentaires sont plus susceptibles de déclarer qu'un patient a reçu un mauvais médicament ou une mauvaise dose, selon une nouvelle étude.

L'étude «Les corrélats des erreurs de médicament dans les hôpitaux», publiée aujourd'hui dans la publication Rapports sur la santé, s'est appuyée sur les résultats de l'Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier (ENTSPI) de 2005 pour cerner les facteurs associés aux risques d'erreurs dans l'administration de médicaments aux patients.

Dans le cadre de l'enquête, près du cinquième (19 %) des infirmières et des infirmiers autorisés en milieu hospitalier ont déclaré que des erreurs de médicament concernant les patients qu'ils soignaient s'étaient produites «occasionnellement» ou «fréquemment» au cours de l'année ayant précédé l'enquête.

L'étude a mis en lumière plusieurs liens étroits entre les erreurs de médicament, d'une part, et l'organisation du travail et le milieu de travail, d'autre part. Ces relations subsistent, même une fois qu'est neutralisé l'effet de facteurs tels que l'expérience et le niveau de scolarité du personnel infirmier.

Parmi les facteurs présentant une relation avec les erreurs de médicament figurent l'habitude de faire des heures supplémentaires, une charge de travail excessive, la perception du manque d'effectifs ou de ressources, de mauvaises relations de travail avec les médecins, le manque de soutien de la part des collègues et l'insécurité d'emploi.

L'ENTSPI est la première enquête qui porte sur les conditions de travail du personnel infirmier à l'échelle du pays. Elle est issue d'une initiative conjointe menée en partenariat avec l'Institut canadien d'information sur la santé et Santé Canada.

Entre octobre 2005 et janvier 2006, près de 19 000 infirmières et infirmiers ont fourni des renseignements sur les conditions dans lesquelles ils exercent leur profession, ainsi que sur leur santé physique et mentale. Dans l'ensemble, l'enquête a révélé que le personnel infirmier est aux prises avec un vaste éventail de défis d'ordre physique et émotif dans un milieu de travail exigeant et souvent très chargé.

Relation significative entre les erreurs de médicament et les heures supplémentaires

On observe un lien significatif entre les erreurs de médicament et les heures supplémentaires effectuées par le personnel infirmier. Ainsi, 22 % des infirmières et infirmiers faisant habituellement des heures supplémentaires ont déclaré des erreurs de médicament, contre 14 % de leurs homologues qui ne font pas d'heures supplémentaires.

Les erreurs de médicament sont, en outre, liées à la perception d'une «charge de travail excessive» des infirmières et des infirmiers. En fait, les données indiquent que la probabilité d'erreurs croît à mesure qu'augmente la perception de la surcharge de travail. La probabilité d'erreurs de médicament est associée de façon similaire à la perception d'un manque d'effectifs et de ressources.

La qualité des relations de travail entre le personnel infirmier et les médecins a, elle aussi, une incidence sur les probabilités d'erreurs de médicament. En effet, 27 % des infirmières et des infirmiers qui entretiennent avec les médecins les relations de travail jugées les plus négatives ont déclaré des erreurs de médicament contre 12 % seulement pour leurs homologues qui entretiennent avec les médecins les relations jugées les plus positives.

Relation entre le stress au travail et les erreurs de médicament

L'étude fait état d'une relation entre le stress au travail et les erreurs de médicament. Les infirmières et les infirmiers qui disent avoir peu de soutien de la part de leurs collègues sont significativement plus susceptibles de déclarer des erreurs de médicament que leurs homologues bénéficiant d'un soutien plus important.

Il se pourrait toutefois que le manque de soutien de la part des collègues soit attribuable au manque d'effectifs. Les infirmières et les infirmiers qui travaillent à plein régime pour s'occuper de leurs propres patients pourraient être moins capables de prêter main forte à leurs collègues ou moins enclins à le faire.

L'insécurité d'emploi présente une relation significative avec les erreurs de médicament. Un peu moins du tiers (32 %) des infirmières et des infirmiers ayant peu de sécurité d'emploi ont déclaré des erreurs de médicament, contre 19 % de ceux qui bénéficient d'une meilleure sécurité d'emploi.

L'insatisfaction au travail représente un autre facteur lié aux erreurs de médicament. Environ 28 % des infirmières et des infirmiers qui se sont dits insatisfaits au travail ont déclaré des erreurs de médicament, contre 18 % de ceux qui se sont dits satisfaits.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 5080.

L'étude «Les corrélats des erreurs de médicament dans les hôpitaux», qui fait partie de la diffusion en ligne d'aujourd'hui de la publication Rapports sur la santé, vol. 19, no 2 (82-003-XWF, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Kathryn Wilkins au 613-951-1769 (kathryn.wilkins@statcan.gc.ca), Division de l'information et de la recherche sur la santé.

Pour obtenir plus de renseignements sur la publication Rapports sur la santé, communiquez avec Christine Wright au 613-951-1765 (christine.wright@statcan.gc.ca), Division de l'information et de la recherche sur la santé.