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Étude : Réaction des familles aux licenciements

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Le Quotidien


Le jeudi 21 février 2008
1987 à 2001

Les épouses au sein de certaines familles canadiennes ont pu réagir au licenciement de leur mari en augmentant leur propre revenu d'emploi durant les années 1990, selon une nouvelle étude.

L'étude, publiée aujourd'hui dans la collection Direction des études analytiques : documents de recherche, a examiné si les gains des épouses et des adolescents augmentaient à la suite de licenciements subis par les maris entre 1987 et 2001.

L'étude a révélé qu'un type de familles — celles qui n'avaient pas d'enfants âgés de 15 ans et plus — semblent s'être ajustées partiellement au licenciement du mari par le truchement d'une hausse du revenu d'emploi de l'épouse.

Cinq ans après le licenciement du mari, l'augmentation des gains des épouses dans ces familles a compensé environ un cinquième des pertes salariales subies par le mari.

Les époux de ces familles avaient une perte de revenu d'emploi moyenne de 12 200 $ (en dollars de 2002). Toutefois, les épouses ont accru leur revenu d'emploi d'environ 2 700 $, ce qui a atténué les pertes de revenu de la famille.

Parmi ces familles, celles où le licenciement du mari a mené à une perte de participation à un régime de pension — qui est généralement associée à la perte d'un emploi relativement bien rémunéré — avaient une perte de revenu plus grande.

Cinq ans après leur licenciement, les époux de ces familles avaient une perte de revenu d'emploi moyenne de 16 000 $. La réaction des épouses à ces pertes a entraîné une augmentation de revenu d'emploi moyenne de 3 800 $.

Toutefois, l'étude n'a révélé presque aucune preuve que les gains des adolescents augmentaient à la suite du licenciement de leur père. Il n'y avait également aucune preuve d'un comportement compensatoire similaire chez les épouses vivant dans d'autres types de familles.

L'étude a également cherché à déterminer si les hommes seuls avaient une perte de revenu d'emploi moins grande que leurs homologues mariés après un licenciement.

Elle a montré que, même s'ils avaient probablement une plus grande mobilité géographique que les maris, les hommes seuls ne s'en tiraient en général pas mieux que les hommes mariés après un licenciement. Leur perte de revenu d'emploi cinq ans après un licenciement était en moyenne de 13 700 $, ce qui n'est pas inférieur à la perte de 12 300 $ subie par les maris.

Puisque les hommes seuls ont en général un revenu d'emploi inférieur à celui des hommes mariés, ils ont fini par avoir une perte plus élevée en termes relatifs. Les pertes de revenu d'emploi subies cinq ans après leur licenciement représentaient 39 % de leurs gains avant leur perte d'emploi, comparativement à 27 % chez les hommes mariés.

L'étude a également permis de constater que les prestations d'assurance-emploi et le régime fiscal jouaient un rôle clé dans l'atténuation des pertes de revenu subies par les personnes seules et les familles dont le mari avait été licencié.

Les prestations d'assurance-emploi et le régime fiscal ont tous deux réduit les pertes de revenu après impôt à court terme, tandis que le régime fiscal a aussi réduit ces pertes pendant les années ultérieures.

L'étude «Comment les familles et les personnes seules réagissent-elles aux licenciements? Un éclairage canadien», qui fait partie de la collection Direction des études analytiques : documents de recherche (11F0019MIF2008304, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 4107.

On peut trouver d'autres études connexes de la Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail dans la publication Mise à jour des études analytiques (11-015-XIF, gratuite), laquelle est également accessible à partir de notre site Web.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec René Morissette au 613-951-3608, Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail.