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Frais de scolarité universitaires

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Le Quotidien


Le jeudi 18 octobre 2007

Les étudiants inscrits à des études de premier cycle à des universités canadiennes cet automne ont subi une plus faible augmentation de leurs frais de scolarité qu'il y a un an.

Les étudiants canadiens inscrits à temps plein à des programmes de premier cycle payent en moyenne des frais de scolarité 2,8 % plus élevés pour l'année universitaire 2007-2008, comparativement à une hausse de 3,2 % pour l'année précédente, et à des hausses annuelles moyennes de 4,3 % pour la dernière décennie.

Les étudiants canadiens de premier cycle à temps plein ont déboursé en moyenne 4 524 $ en frais de scolarité pour l'année universitaire 2007-2008, en hausse comparativement à 4 400 $ un an plus tôt. En 1998-1999, ils avaient payé en moyenne 3 064 $ et, en 1988-1989, 1 185 $.

Au cours des années 1990, les frais de scolarité des étudiants du premier cycle ont augmenté à un taux annuel moyen de plus de 9,6 %. Depuis 2000, les hausses ont ralenti pour se fixer en moyenne à 3,8 %.

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Les étudiants canadiens des deuxième et troisième cycles à temps plein ont déboursé en moyenne 5 447 $ en frais de scolarité pour l'année universitaire 2007-2008, en hausse comparativement à 5 387 $ un an plus tôt.


Note aux lecteurs

L'Enquête sur les frais de scolarité et de subsistance des étudiants à temps plein dans les universités et collèges qui confèrent des grades (FSSUC), mise en oeuvre entre avril et juin 2007 pour recueillir des données sur les frais de scolarité pour 2007-2008, a subi d'importantes modifications.

L'univers de l'enquête est passé de près de 60 établissements dans les années précédentes à 102 établissements cette année. De plus, les programmes sont classés selon une nouvelle classification, soit la Classification des programmes d'enseignement (CPE).

Cette nouvelle classification est maintenant appliquée par toutes les enquêtes auprès des établissements d'enseignement postsecondaire de même que par le Recensement de la population. Elle permet d'utiliser les données plus récentes et plus précises des effectifs universitaires, qui se basent aussi sur la CPE, pour le calcul des frais de scolarité pondérés. Enfin, les données sur les frais de scolarité par matière payés par les étudiants de deuxième et troisième cycles sont maintenant aussi détaillées que celles des étudiants de premier cycle.

Ces modifications ont une incidence minimale sur la comparabilité interprovinciale des données sur les frais de scolarité. Toutefois, elles ont une influence sur la comparabilité des données sur les frais de scolarité entre les programmes d'études. Compte tenu du changement de classification, il est impossible de produire des moyennes pondérées des frais de scolarité payés de la même façon qu'on le faisait dans les années précédentes.

Dans certains cas (médecine, éducation et quelques autres, par exemple), puisque la classification est demeurée la même, le nombre d'établissements répondants est le seul facteur influant sur la comparabilité des moyennes pondérées avec celles des années précédentes.

Dans d'autres cas (comme les arts et les sciences), la catégorie n'existe plus, et les frais de scolarité des programmes classés sous cette catégorie sont maintenant susceptibles de figurer sous deux ou trois catégories différentes. Il n'est pas possible de faire une correspondance entre les nouvelles catégories et celles qui étaient utilisées dans les années précédentes.

Tous les frais sont toujours déclarés en dollars courants.

Les données présentées représentent uniquement une partie de l'ensemble des coûts engagés pour fréquenter l'université. La FSSUC est une enquête administrative dont le fardeau de réponse et les besoins en ressources sont minimaux. Une telle enquête ne peut présenter qu'une partie du coût réel total qu'exige une éducation universitaire. De plus, les données du présent communiqué ne tiennent pas compte de l'aide financière fournie aux étudiants.


Cette situation reflète les mesures gouvernementales visant à limiter les hausses des frais de scolarité. Même avec des hausses limitées, les frais de scolarité assumés par les étudiants de premier cycle à temps plein ont augmenté en moyenne plus rapidement que le taux général d'inflation mesuré par l'Indice des prix à la consommation. Cependant, depuis 2001-2002, les deux taux d'augmentation sont plus près.

Hausse des frais de scolarité dans six provinces

Les frais de scolarité pour l'année universitaire 2007-2008 que doivent absorber les étudiants de premier cycle à temps plein ont augmenté dans six provinces, y compris au Québec où le gel des frais de scolarité qui existait depuis plus d'une décennie a été levé plus tôt cette année.

Les plus fortes augmentations sont survenues au Nouveau-Brunswick et au Québec, où les frais ont progressé de 4,8 %, ainsi qu'en Ontario, où ils ont monté de 4,4 %.

Les frais ont diminué dans deux provinces, soit à l'Île-du-Prince-Édouard (-9,8 %) et en Nouvelle-Écosse (-8,5 %). Ils sont demeurés à peu près inchangés à Terre-Neuve-et-Labrador et en Saskatchewan.

Même s'ils ont nettement reculé, les frais de scolarité les plus élevés ont encore une fois été enregistrés en Nouvelle-Écosse, où les étudiants de premier cycle ont payé en moyenne 5 878 $.

Même après l'abolition du gel des frais, les étudiants du Québec n'ont payé en moyenne que 2 025 $, soit moins de la moitié de la moyenne nationale. Les frais sont également sous la moyenne nationale dans trois autres provinces, à savoir Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba.

Fait à souligner, au Québec et en Nouvelle-Écosse, le barème des frais de scolarité est différent à l'égard des non-résidents et des résidents. Le calcul des moyennes pondérées tient compte de cette distinction.

Les frais de scolarité des étudiants de deuxième et troisième cycles à temps plein au Canada ont augmenté à un taux moins rapide que pour les étudiants de premier cycle cette année. En 2007-2008, les étudiants canadiens de deuxième et troisième cycles à temps plein ont déboursé en moyenne 5 447 $ en frais de scolarité, en hausse de 1,1 % par rapport à l'année précédente. Cette augmentation représente moins de la moitié de l'augmentation des frais des étudiants de premier cycle.

Les frais de scolarité des domaines professionnels demeurent toujours les plus élevés

Les plus fortes hausses des frais de scolarité des étudiants de premier cycle à temps plein cet automne comparativement à l'année universitaire 2006-2007 ont été observées en sciences physiques et de la vie, et technologies (+4,6 %), en arts visuels et d'interprétation, et technologie des communications (+3,9 %) et en génie (+3,8 %).

Les étudiants de premier cycle en médecine paient en moyenne les frais de scolarité les plus élevés, soit 9 937 $, ce qui représente 2,9 % de plus que l'année précédente. Les étudiants en droit ont subi une hausse de 2,5 % qui a fait passer leurs frais de scolarité moyens à 7 334 $.

Ce sont les étudiants canadiens à temps plein des programmes de deuxième et troisième cycles dans le domaine des affaires, de la gestion et de l'administration publique (13 702 $) et de la médecine (7 168 $) qui ont payé les frais de scolarité les plus élevés.

Les plus fortes augmentations des frais de scolarité pour les programmes de deuxième et troisième cycles par rapport à 2006-2007 sont survenues dans les sciences humaines (+3,7 %), les sciences sociales et de comportements (+3,7 %) et en architecture et technologies connexes (+3,5 %).

Il faut également souligner que la matière présentant les frais de scolarité les plus élevés (en l'occurrence les affaires, la gestion et l'administration publique) est également la seule qui a affiché une diminution par rapport à l'année précédente.

Moyenne des frais de scolarité des étudiants canadiens du premier cycle inscrits à temps plein par faculté
  2006-2007 2007-2008 2006-2007 à 2007-2008
  en dollars courants variation en  %
Éducation 3 373 3 473 3,0
Arts visuels et d'interprétation, et technologie des communications 3 991 4 148 3,9
Sciences humaines 4 336 4 459 2,8
Sciences sociales et de comportements 4 041 4 156 2,8
Droit 7 155 7 334 2,5
Commerce, gestion et administration publique 4 195 4 271 1,8
Sciences physiques et de la vie, et technologies 4 270 4 467 4,6
Mathématiques, informatique et sciences de l'information 4 650 4 700 1,1
Génie 4 943 5 131 3,8
Architecture et services connexes 3 839 3 957 3,1
Agriculture, ressources naturelles et conservation 3 869 3 963 2,4
Médecine 9 659 9 937 2,9
Santé (sauf médecine), parcs, récréation et conditionnement physique 4 996 5 099 2,1


Moyenne des frais de scolarité des étudiants canadiens des deuxième et troisième cycles inscrits à temps plein par faculté
  2006-2007 2007-2008 2006-2007 à 2007-2008
  en dollars courants variation en  %
Éducation 4 627 4 684 1,2
Arts visuels et d'interprétation, et technologie des communications 3 679 3 726 1,3
Sciences humaines 3 531 3 660 3,7
Sciences sociales et de comportements 3 579 3 711 3,7
Droit 3 272 3 323 1,6
Commerce, gestion et administration publique 14 879 13 702 -7,9
Sciences physiques et de la vie, et technologies 4 104 4 215 2,7
Mathématiques, informatique et sciences de l'information 4 129 4 216 2,1
Génie 4 221 4 340 2,8
Architecture et services connexes 4 153 4 297 3,5
Agriculture, ressources naturelles et conservation 2 830 2 884 1,9
Médecine 6 976 7 168 2,8
Santé (sauf médecine), parcs, récréation et conditionnement physique 4 649 4 689 0,9


Les étudiants étrangers déboursent également plus

Les étudiants étrangers de premier cycle à temps plein ont aussi fait face à des augmentations de leurs frais de scolarité cet automne. À l'échelle nationale, ces étudiants ont déboursé 4,5 % de plus qu'il y a un an.

Les frais de scolarité moyens des étudiants étrangers de premier cycle à temps plein se sont établis à 13 985 $, soit plus de trois fois ceux que doivent payer les étudiants canadiens.

Les frais de scolarité des étudiants étrangers ont monté dans toutes les provinces, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse.

Les augmentations s'échelonnent de 6,2 % au Québec et 5,6 % en Saskatchewan à 1,7 % au Manitoba et à 0,2 % à Terre-Neuve-et-Labrador.

Hausse des frais obligatoires supplémentaires

Le groupe de services compris dans les frais obligatoires supplémentaires varie d'un établissement à l'autre et peut aussi fluctuer dans le temps. Habituellement, de tels services comprennent les loisirs et l'athlétisme, les services de santé aux étudiants, l'association étudiante et d'autres frais qui s'appliquent aux étudiants canadiens à temps plein.

Les frais obligatoires supplémentaires échappent en général aux politiques provinciales régissant les frais de scolarité.

Les frais obligatoires supplémentaires des étudiants de premier cycle représentent 12,8 % de l'ensemble des frais qu'un étudiant doit payer à son établissement. Cette proportion était de 10,7 % en 1998-1999. À l'échelle nationale, les frais supplémentaires cet automne ont augmenté de 10,0 % par rapport à l'année précédente.

En moyenne, les étudiants ont déboursé 663 $ en frais obligatoires supplémentaires pour l'année universitaire 2007-2008, en hausse comparativement à 603 $ l'an dernier.

C'est en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard qu'on trouve les frais obligatoires supplémentaires les plus élevés; les moins élevés sont enregistrés au Nouveau-Brunswick. L'augmentation la plus prononcée à ce titre est survenue en Nouvelle-Écosse, suivie de celle du Québec.

Les frais obligatoires supplémentaires sont demeurés stables à Terre-Neuve-et-Labrador.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3123.

Des données sont également disponibles sur le coût de l'hébergement en campus.

Pour commander des données, pour obtenir des renseignements généraux ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-7608 ou composez sans frais le 1-800-307-3382 (educationstats@statcan.gc.ca), Culture, Tourisme et Centre de la statistique de l'éducation. Télécopieur : 613-951-4441.

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