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Étude : Rupture conjugale et dépression subséquente

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Le Quotidien


Le mardi 22 mai 2007
1994-1995 à 2004-2005

Les hommes et les femmes en rupture de couple courent un plus grand risque de dépression que les personnes demeurant encore avec leur conjoint, selon une nouvelle étude. Toutefois, il semble que les hommes vivent la séparation plus difficilement que les femmes.

L'étude, qui repose sur des données longitudinales tirées de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP), avait pour but d'examiner le lien entre la dissolution du mariage et la dépression subséquente.

Les résultats montrent que la cote exprimant le risque d'un épisode de dépression (dans un intervalle de deux ans) était plus élevée chez les personnes, hommes et femmes, ayant vécu une rupture que chez les personnes encore mariées ou en union libre.

De plus, les hommes qui vivent une rupture courent un plus grand risque que les femmes de souffrir d'une dépression.

On a par ailleurs constaté que la rupture conjugale est liée à la dépression indépendamment d'autres facteurs qui accompagnent souvent une rupture. Autrement dit, ces autres facteurs sont associés à un risque accru de dépression, mais ne l'expliquent pas complètement.

On trouve parmi ces autres facteurs ou perturbations, des changements se rapportant au revenu du ménage, au soutien social et au nombre d'enfants dans le ménage. Le lien entre la rupture conjugale et la dépression persiste même lorsqu'on tient compte des effets de ces perturbations.

L'étude montre que la plupart des personnes qui avaient vécu une dépression subséquente à une rupture conjugale n'étaient plus déprimées quatre ans plus tard. Cependant, pour une minorité non négligeable de personnes, la dépression constituait toujours un problème.

Dissolution du mariage et dépression

L'ENSP, menée pour la première fois en 1994-1995, recueille des données sur la santé des Canadiens tous les deux ans.

En moyenne, depuis 1994-1995, un peu plus de 4 % des personnes âgées de 20 à 64 ans qui étaient mariées ou vivaient avec un partenaire en union libre au moment de la première entrevue n'étaient plus en couple lorsqu'elles ont été réinterviewées deux ans plus tard.

Selon l'enquête, 12 % des personnes dont la relation avait pris fin ont déclaré avoir vécu un nouvel épisode de dépression, comparativement à 3 % des personnes dont la relation s'est poursuivie.

Les hommes âgés de 20 à 64 ans ayant divorcé ou s'étant séparés étaient six fois plus portés à déclarer un épisode de dépression que ceux qui sont demeurés mariés.

Les femmes ayant connu une rupture conjugale étaient 3,5 fois plus susceptibles de vivre un épisode de dépression que leurs homologues toujours en couple.

Perturbations de la vie

La fin d'une relation mène à d'autres perturbations qui, en soi, peuvent augmenter le risque de dépression.

Par exemple, des difficultés financières suivent souvent la dissolution d'un couple, en particulier pour les femmes. En fait, 43 % des femmes ayant vécu une rupture conjugale ont connu une baisse substantielle du revenu de leur ménage, comparativement à 15 % des hommes.

Les hommes et les femmes ayant divorcé ou s'étant séparés étaient plus susceptibles que ceux qui étaient demeurés en couple de déclarer une baisse de soutien social. Tel était le cas chez 19 % des hommes et 15 % des femmes qui n'étaient plus avec leur conjoint, tandis que chez les hommes et les femmes qui l'étaient toujours, les chiffres correspondants étaient 6 % et 5 % respectivement.

Des travaux de recherche donnent à penser que la perte de la garde des enfants ou un changement en ce qui a trait aux responsabilités parentales constitue l'un des aspects les plus stressants de la vie d'un homme à la suite d'une rupture. Selon l'analyse des données de l'ENSP, 34 % des hommes dont l'union s'est brisée résidaient avec au moins un enfant de moins, comparativement à 3 % des femmes.

La rupture conjugale est liée indépendamment à la dépression

Même lorsque l'on tient compte des effets de ces autres facteurs, la fin d'une relation est liée indépendamment à un risque de dépression chez les personnes des deux sexes.

Ainsi, la cote corrigée exprimant le risque de dépression demeurait 3,3 fois plus élevée chez les hommes dont la relation s'était terminée que chez ceux qui vivaient toujours avec leur conjointe. Chez les femmes, la cote exprimant le risque de dépression était d'environ 2,4 fois plus élevée à la suite d'une rupture.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3225.

L'étude intitulée «Rupture conjugale et dépression subséquente», qui fait partie de la diffusion en ligne d'aujourd'hui de la publication Rapports sur la santé (82-003-XWF, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Pour obtenir plus de renseignements au sujet de l'article «Rupture conjugale et dépression subséquente», communiquez avec Michelle Rotermann au 613-951-3166 (michelle.rotermann@statcan.gc.ca), Groupe d'analyse et de mesure de la santé.

Paraît également aujourd'hui dans la publication Rapports sur la santé l'article intitulé «Tendances du changement de poids chez les Canadiens adultes», qui s'inspire d'un rapport publié en ligne le 6 novembre 2006.

La version intégrale du plus récent numéro de Rapports sur la santé, vol. 18, no 2 (82-003-XWF, gratuit), est maintenant offerte à partir du module Publications de notre site Web. Elle contient deux autres articles qui ont été publiés dans une version en ligne antérieure, à savoir «La consommation de sel à tous les âges» et «Les habitudes alimentaires des Canadiens». Une version imprimée est également (82-003-XPF, 22 $ / 63 $) en vente.

Pour obtenir plus de renseignements sur la publication Rapports sur la santé, communiquez avec Christine Wright au 613-951-1765 (christine.wright@statcan.gc.ca).

Un lien vers les deux articles diffusés aujourd'hui existe également dans la publication Internet de l'Enquête nationale sur la santé de la population, En santé aujourd'hui, en santé demain? Résultats de l'Enquête nationale sur la santé de la population, vol. 2, no 2 (82-618-MWF2007006, gratuite), laquelle est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Les microdonnées de l'ENSP sont accessibles dans les Centres de données de recherche de Statistique Canada. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la page du Programme des Centres de données de recherche de notre site Web.

Pour commander des totalisations personnalisées, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-1746 (hd-ds@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.

Pour obtenir plus de renseignements concernant le volet des ménages de l'Enquête nationale sur la santé de la population ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Mario Bédard au 613-951-8933 (mario.bedard@statcan.gc.ca) ou avec France Bilocq au 613-951-6956 (france.bilocq@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.