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Étude : Évolution du rôle de l'éducation dans le choix du conjoint au Canada et aux États-Unis

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Le Quotidien


Le vendredi 18 mai 2007
1971 à 2001

Selon une nouvelle étude qui repose sur des données de recensement, la tendance au mariage entre les hommes et les femmes de même niveau d'études a augmenté au Canada ainsi qu'aux États-Unis au cours des trois dernières décennies.

Au Canada, 54 % des couples de moins de 35 ans avaient le même niveau d'études en 2001, en hausse par rapport aux 42 % enregistrés en 1971. Aux États-Unis, 55 % des couples de jeunes adultes mariés étaient composés de personnes de même niveau d'études en 2000, en hausse comparativement à 49 % en 1970.

L'augmentation du niveau d'homogamie éducationnelle, soit la tendance des personnes à épouser des personnes de même niveau d'études, pourrait s'expliquer en partie par les variations de l'offre relative de partenaires plus ou moins instruits. Au Canada comme aux États-Unis, le niveau de scolarité moyen des hommes et des femmes a augmenté au cours des trois décennies. Il s'agit toutefois d'une progression plus notable pour les femmes que pour les hommes.

En 2001, 24 % des femmes et 19 % des maris avaient obtenu un diplôme d'études universitaires au Canada, comparativement à 4 % et à 10 %, respectivement en 1971. Les femmes ont maintenant un niveau d'études moyen supérieur à celui de leur mari, contrairement à 30 ans auparavant. Une évolution semblable a aussi eu lieu aux États-Unis.


Note aux lecteurs

La présente étude s'appuie sur les données tirées des fichiers de données à grande diffusion des recensements des États-Unis de 1970, de 1980, de 1990 et de 2000 et, pour le Canada, du fichier de microdonnées d'un échantillon au tiers du Recensement de 1971 et des fichiers de microdonnées d'un échantillon à 20 % des recensements de 1981 à 2001. Elle porte sur toutes les unions de jeunes adultes de moins de 35 ans.

Le recensement des États-Unis ne fait pas de différence explicite entre le mariage légal et l'union libre. Depuis 1980, il est possible pour les couples qui vivent ensemble, sans être légalement mariés, de déclarer l'état matrimonial qu'ils considèrent comme étant le plus important. Par conséquent, les données sur les mariages dans le recensement des États-Unis comportent une proportion croissante d'unions libres depuis 1980. La distinction entre les mariages légaux et les unions libres dans les recensements du Canada est effectuée depuis 1981. En 2001, environ 41 % des jeunes couples vivaient en union libre, comparativement à 13 % en 1981.

La présente analyse porte sur cinq niveaux d'études, soit les études primaires ou celles d'un niveau inférieur, les études secondaires partielles (de 9 à 11 années d'études aux États-Unis), le diplôme d'études secondaires, les études postsecondaires partielles (les études collégiales partielles aux États-Unis) et le diplôme d'études universitaires (d'études collégiales aux États-Unis).


Toutefois, l'étude révèle que seule une petite partie de l'augmentation de l'homogamie éducationnelle observée au cours des trois décennies dans les deux pays est attribuable à ces variations de la répartition des niveaux d'études des femmes et des maris.

En fait, l'augmentation du niveau global d'homogamie éducationnelle reflète surtout le fait que les hommes et les femmes, consciemment, choisissent leur partenaire de plus en plus selon le niveau d'études. Autrement dit, il y a eu une croissance du niveau d'homogamie éducationnelle qui dépasse le niveau attendu résultant du resserrement de l'écart entre les sexes relatif au niveau d'études.

L'augmentation de l'homogamie éducationnelle, ainsi que le choix du conjoint en vue du mariage reposant de plus en plus sur le niveau d'études, a été une force sous-jacente importante dans la progression de l'inégalité des gains des familles aux niveaux inférieur et supérieur de l'échelle des revenus dans les deux pays.

Les mariages entre personnes séparées par plus de deux niveaux de scolarité sont rares

Dans les deux pays, les mariages entre personnes de niveaux d'études différents ont lieu principalement entre des personnes aux niveaux d'études similaires. Un écart de plus de deux niveaux est rare.

Par exemple, en 2001, 54 % des jeunes couples canadiens étaient de même niveau d'études. Toutefois, 33 % des couples avaient un écart d'un niveau d'études et seulement 12 %, un écart de deux niveaux d'études. Moins de 2 % des couples avaient un écart de plus de deux niveaux d'études.

L'augmentation de l'homogamie éducationnelle est attribuable principalement à la diminution des mariages entre personnes de niveaux d'études similaires aux niveaux supérieur et inférieur de la hiérarchie éducationnelle.

La diminution des mariages entre les titulaires d'un diplôme universitaire et les personnes moins instruites est un facteur important dans les deux pays. Au Canada, le taux de mariages entre les personnes titulaires d'un diplôme universitaire et les personnes ayant fait des études postsecondaires partielles seulement a chuté de 38 %, tandis qu'aux États-Unis, il a chuté de 45 %.

De même, le taux de mariages entre les diplômés du secondaire et les personnes sans diplôme d'études secondaires a diminué de 30 % aux États-Unis et de 58 % au Canada.

La tendance globale reflète des profils différents pour les hommes et pour les femmes

Alors que le couple moyen était plus susceptible d'être issu d'un mariage homogame du point de vue du niveau d'études en 2001 qu'en 1971, la tendance globale reflète des profils très différents pour les hommes et pour les femmes.

L'augmentation rapide du niveau de scolarité des femmes par rapport à celui des hommes laisse supposer une diminution des possibilités pour les femmes d'épouser des hommes plus instruits. Toutefois, elle laisse supposer une augmentation des possibilités pour les hommes d'épouser des femmes plus instruites.

On observe une forte diminution de la part des mariages homogames chez les femmes ayant fait des études universitaires. Aux États-Unis, la diminution est de 8 points de pourcentage, et au Canada, de près de 17 points de pourcentage.

En 2001, seulement 53 % des jeunes femmes canadiennes mariées ayant fait des études universitaires avaient épousé un partenaire titulaire d'un diplôme universitaire. En revanche, en 2001, 68 % des hommes ayant fait des études universitaires étaient mariés à des femmes ayant fait des études universitaires, soit plus du double de la proportion de 29 % enregistrée en 1971.

À l'autre extrémité de l'échelle de scolarité, la part des hommes titulaires d'un diplôme d'études secondaires épousant des femmes plus instruites par exemple est passée de 12 % à 40 % aux États-Unis au cours des trois décennies. Au Canada, ce taux a quadruplé, passant de 13 % à 56 %.

Chez les femmes titulaires d'un diplôme d'études secondaires, le pourcentage de celles épousant des hommes plus instruits a crû beaucoup plus lentement au cours des trois décennies, passant de 27 % à 29 % aux États-Unis et de 30 % à 41 % au Canada.

Dans l'ensemble, les niveaux de scolarité à la hausse ont davantage amélioré le marché matrimonial pour les hommes que pour les femmes.

On observe, durant les années 1990, une faible augmentation nette des variations des niveaux d'études des femmes et des maris, des mariages de personnes de niveaux d'études différents, soit chez les diplômés universitaires et les personnes ayant fait des études postsecondaires partielles pour les deux sexes au Canada et chez les diplômés universitaires ayant fait des études postsecondaires partielles pour les deux sexes aux États-Unis.

Cette tendance est à l'inverse de celles observées durant les années 1970 et 1980, ce qui donne à penser que les niveaux d'homogamie éducationnelle chez les personnes plus instruites se stabilisent peut-être.

Le document de recherche intitulé «L'évolution du rôle de l'éducation dans le choix du conjoint : homogamie éducationnelle au Canada et aux États-Unis depuis les années 1970», qui fait partie de Direction des études analytiques : documents de recherche (11F0019MIF2007299, gratuit), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Des études connexes de la Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail peuvent être consultées dans la publication Mise à jour des études analytiques (11-015-XIF, gratuite) à partir du module Publications de notre site Web.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec John Myles au 416-946-5886, Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail.