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Étude : Les bourreaux de travail et leur perception du temps

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Le Quotidien


Le mardi 15 mai 2007
2005

Un Canadien sur trois se déclare être un bourreau de travail. Ces Canadiens sont bien plus susceptibles d'être insatisfaits de l'équilibre entre le travail et la famille que les autres travailleurs, selon une nouvelle étude.

L'étude, publiée aujourd'hui dans l'édition en ligne de mai de Tendances sociales canadiennes, est fondée sur les données de l'Enquête sociale générale (ESG) de 2005 afin d'examiner si la qualité de vie diffère selon qu'on se dise bourreau de travail ou non.

Cette question d'autodéclaration fait partie de celles conçues pour mesurer les perceptions relatives aux contraintes de temps, particulièrement en ce qui a trait à l'équilibre entre le travail et la famille. Ces questions sont posées depuis 1992 dans l'ESG et ont fait l'objet de maintes recherches.

Dans cette étude, on a évalué la qualité de vie sur trois critères, soit l'équilibre entre le travail et la famille, les contraintes de temps et la satisfaction à l'égard de la vie en général. Les perceptions et les seuils dépendent dans une grande mesure des circonstances familiales, sociales et de celles liées au travail de l'employé. Franchir ces seuils pourrait avoir des incidences importantes sur la vie du travailleur.

L'étude montre que près du tiers des Canadiens actifs, âgés de 19 à 64 ans, soit 31 %, disent être des bourreaux de travail. Cette proportion n'a pas changé depuis qu'on a commencé à recueillir de telles données dans le cadre de l'ESG en 1992.

Environ 39 % des bourreaux de travail autodéclarés ont dit travailler habituellement 50 heures ou plus par semaine, comparativement à seulement 20 % chez les autres travailleurs.

Par ailleurs, 65 % des bourreaux de travail s'inquiétaient de ne pas passer suffisamment de temps avec leur famille et leurs amis, soit une proportion beaucoup plus forte que celle de 45 % observée chez les autres travailleurs. Ils étaient aussi plus susceptibles d'affirmer avoir une santé passable ou mauvaise et avoir de la difficulté à dormir.

Cependant, ils n'éprouvaient pas plus de plaisir dans leur travail que les autres travailleurs. Sur une échelle de 10, les deux groupes ont indiqué une satisfaction moyenne de 7,4.

De même, leur satisfaction à l'égard de leur situation financière n'était pas différente de celle des autres travailleurs, ce qui donne à penser que ceux qui s'estiment être des bourreaux de travail s'investissent dans leur travail pour d'autres raisons que la nécessité de gagner plus d'argent.

L'étude indique qu'une plus grande proportion de bourreaux de travail, comparativement aux autres travailleurs, semblent reconnaître qu'ils ont de la difficulté à gérer leur temps de façon efficace.

Comparativement aux autres travailleurs, ils sont plus susceptibles de se sentir pressés, pris au piège dans une routine quotidienne et incapables d'accomplir ce qu'ils avaient prévu faire au début de la journée.

Plus de la moitié (56 %) des bourreaux de travail ont l'impression de ne pas avoir le temps de s'amuser, soit une proportion beaucoup plus élevée que le tiers (34 %) des autres travailleurs à se sentir ainsi.

Selon l'ESG de 2005, il n'y a aucune différence significative entre les personnes se disant être des bourreaux de travail et les autres travailleurs en ce qui a trait au revenu personnel, au niveau de scolarité, à l'état matrimonial, à la structure du ménage ou au lieu de résidence.

Toutefois, par rapport aux autres travailleurs, les bourreaux de travail sont plus susceptibles d'occuper des postes de gestion et moins susceptibles d'exercer une profession libérale. Les professionnels considèrent peut-être que les longues heures de travail vont de pair avec le métier qu'ils exercent.

Cette édition en ligne de Tendances sociales canadiennes contient aussi l'article «Langues autochtones au Canada : nouvelles tendances et perspectives sur l'acquisition d'une langue seconde».

L'article, fondé sur les données des recensements de la population de 1996 et de 2001, montre que le déclin de la transmission des langues maternelles autochtones est en partie compensé par le fait que les langues autochtones sont apprises comme langues secondes.

Un quart (24 %) de la population autochtone au Canada pouvait parler ou comprendre une langue autochtone, par rapport à 29 % en 1996. Cette diminution est principalement attribuable au déclin de la population dont la langue maternelle est autochtone.

Cependant, cette perte est en partie compensée par le nombre accru de personnes apprenant une langue autochtone comme langue seconde. Selon le Recensement de 2001, 20 % de tous les locuteurs autochtones, soit plus de 47 100 personnes, avaient appris la langue comme langue seconde.

En outre, les personnes parlant une langue autochtone comme langue seconde ont tendance à être beaucoup plus jeunes que celles dont c'est la langue maternelle. Chez les moins de 25 ans, 45 % l'avaient apprise comme langue seconde, comparativement à 38 %, comme langue maternelle.

Fait intéressant, les générations plus jeunes vivant hors des collectivités autochtones, en particulier celles vivant dans les régions urbaines, étaient aussi de plus en plus susceptibles d'apprendre leur langue comme langue seconde plutôt que comme langue maternelle.

Par exemple, parmi les Indiens inscrits vivant hors réserve, 165 enfants de 10 à 14 ans parlaient une langue autochtone pour chaque 100 enfants ayant une langue maternelle autochtone.

La croissance d'une population de jeunes locuteurs de langue seconde pourrait avoir une grande importance pour la viabilité à long terme des langues autochtones, en particulier celles qu'on considère menacées.

Parmi les langues les plus menacées, par exemple, le tlingit, le Haïda et les langues salishennes peu répandues, les personnes les ayant apprises comme langues secondes représentaient plus de la moitié des locuteurs.

De nouvelles données sur les langues autochtones provenant du Recensement de la population de 2006 seront publiées en décembre 2007.

Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 3901 et 4503.

Les études «Les bourreaux de travail et leur perception du temps» et «Langues autochtones au Canada : nouvelles tendances et perspectives sur l'acquisition d'une langue seconde» sont offertes dans le numéro de mai 2007 de la publication Tendances sociales canadiennes, no 83 (11-008-XWF, gratuite), laquelle est accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-5979 (sasd-dssea@statcan.gc.ca), Division de la statistique sociale et autochtone.