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Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada

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Le Quotidien


Le lundi 30 avril 2007

La plupart des nouveaux immigrants sont heureux de vivre ici et ils ont une opinion favorable du climat social et politique qui règne au Canada. Toutefois, après quatre années au pays, leurs plus grandes difficultés sont encore de trouver un emploi approprié et de composer avec la barrière linguistique, selon deux nouveaux rapports fondés sur le troisième cycle de l'Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC).

Le premier rapport, intitulé «Perspectives des immigrants sur leurs quatre premières années au Canada», porte sur la façon dont les immigrants perçoivent la vie au Canada et les difficultés auxquelles ils se heurtent ici.

Quatre ans après leur arrivée au Canada, la majorité des nouveaux immigrants (84 %) étaient heureux de leur décision de venir ici.

Lorsqu'on leur a demandé quelle était la raison la plus importante pour s'établir en permanence au Canada, la plupart ont répondu que c'est la qualité de la vie ici (32 %), le désir d'être près de sa famille et de ses amis (20 %), les perspectives d'avenir pour la famille au Canada (18 %) et le caractère pacifique du pays (9 %).

Selon le rapport, les deux tiers des nouveaux immigrants ont dit que la vie au Canada a répondu à leurs attentes.

On a aussi demandé à ces nouveaux immigrants quelles avaient été leurs plus grandes difficultés depuis leur arrivée. Celle qui a été mentionnée par le plus d'immigrants est la recherche d'un emploi approprié (46 %), suivie de l'apprentissage du français ou de l'anglais (26 %).

Le deuxième rapport intitulé Connaissance des langues officielles par les nouveaux immigrants : à quel point est-ce important sur le marché du travail?, examine en détail ces deux difficultés. On y analyse la relation entre la connaissance des langues officielles chez les nouveaux immigrants et leurs chances d'occuper un emploi «approprié».

On constate que le taux d'emploi des immigrants croît avec leur capacité à parler anglais.

De plus, la capacité à parler anglais est liée au type d'emploi occupé par les immigrants puisque ceux qui ont déclaré bien ou très bien parler anglais, comparativement à ceux qui ont déclaré le parler moins bien, sont plus susceptibles d'occuper un emploi «approprié». Cependant, le lien entre la capacité autodéclarée à parler français et les chances d'occuper un emploi «approprié» n'était pas aussi clair.

Les deux tiers ont dit que le Canada a répondu à leurs attentes

Le premier rapport, intitulé «Perspectives des immigrants sur leurs quatre premières années au Canada», porte sur l'opinion et la perception subjectives qu'ont les immigrants de la vie au Canada et des difficultés auxquelles ils se heurtent.


Note aux lecteurs

Le présent communiqué présente un sommaire des résultats de deux rapports fondés sur les données du troisième et dernier cycle de l'Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC). Cette enquête a été conçue afin d'étudier comment les nouveaux immigrants s'adaptent à la vie au Canada au fil du temps.

Au cours de la première entrevue de l'ELIC, environ 12 000 immigrants âgés de 15 ans ou plus ont été interviewés entre avril 2001 et mai 2002, soit environ six mois après leur arrivée. Au cours de la deuxième entrevue de l'ELIC, environ 9 300 des mêmes immigrants ont été interviewés à nouveau en 2003, soit environ deux ans après leur arrivée. En 2005, environ 7 700 de ces mêmes immigrants ont été interviewés une troisième fois, environ quatre ans après leur arrivée.


Les immigrants arrivent au Canada avec des attentes, qu'elles soient réalistes ou non, à l'égard de ce que sera leur vie. On a demandé aux répondants de l'ELIC si la vie au Canada est meilleure, à peu près la même ou pire que ce à quoi ils s'attendaient.

Environ les deux tiers des nouveaux immigrants ont indiqué une correspondance assez favorable entre leurs attentes relatives à la vie au Canada et l'expérience qu'ils ont vécue ici, alors qu'environ un tiers a indiqué un degré de concordance faible ou à la baisse entre les attentes et leur expérience. Les immigrants dans les diverses catégories d'admission ont différentes opinions à cet égard. En effet, 15 % des immigrants économiques ont déclaré que leurs attentes à l'égard de la vie au Canada avaient été constamment dépassées, alors que c'est le cas pour environ le tiers des immigrants de la catégorie de la famille et des réfugiés.

Quatre ans après leur arrivée au Canada, la majorité des nouveaux immigrants (84 %) étaient heureux de leur décision de venir ici. Toutefois, ceux qui pensaient que leurs attentes à l'égard de la vie au Canada n'avaient pas été comblées étaient moins susceptibles que les autres d'être de cet avis.

Lorsqu'on leur a demandé quelle était la raison la plus importante pour s'établir en permanence au Canada, la plupart ont répondu que c'est la qualité de la vie ici (32 %), le désir d'être près de sa famille et de ses amis (20 %), les perspectives d'avenir pour la famille au Canada (18 %) et le caractère pacifique du pays (9 %). Moins de 5 % ont mentionné des raisons liées à l'emploi.

Les immigrants eux-mêmes font état de difficultés sur le marché du travail

Au cours des 15 dernières années, de nombreuses études ont fait état de difficultés sur le marché du travail pour les nouveaux immigrants. Les résultats de ces études ont été mentionnés par les immigrants eux-mêmes dans les données de l'ELIC.

Selon l'étude, entre 7 et 24 mois après leur arrivée, 62 % de tous les nouveaux immigrants de 25 à 44 ans avaient cherché un emploi, tandis que durant la période de 25 à 48 mois après leur arrivée, 53 % en avaient cherché un. La majorité des chercheurs d'emploi ont déclaré qu'ils se sont heurtés à un problème ou à une difficulté dans la recherche d'un emploi.

Parmi l'ensemble des difficultés mentionnées dans la recherche d'un emploi, le motif le plus fréquemment mentionné (50 %) a été le manque d'expérience de travail au Canada, suivi du manque de contacts sur le marché de l'emploi (37 %), de la non-reconnaissance de l'expérience acquise à l'étranger (37%), de la non-reconnaissance des titres de compétence acquis à l'étranger (35 %) et de la barrière linguistique (32 %).

Il arrive souvent que les nouveaux immigrants se heurtent à de multiples problèmes dans la recherche de travail. Par exemple, près des deux tiers des chercheurs d'emploi qui ont indiqué un problème de langue ont aussi mentionné que le manque d'expérience de travail pose une difficulté.

Les plus grandes difficultés depuis l'arrivée

Quatre années après leur arrivée au Canada, on a demandé aux nouveaux immigrants quelles avaient été les plus grandes difficultés auxquelles ils s'étaient heurtés. Deux difficultés en particulier ressortent : 46 % ont dit que c'est la recherche d'un emploi approprié, et 26 % ont dit que c'est l'apprentissage de l'anglais ou du français.

Parmi tous les nouveaux immigrants admis dans la catégorie économique, près de la moitié (45 %) ont dit que la recherche d'un emploi a été leur plus grande difficulté et 15 % ont dit que c'est l'apprentissage de l'anglais ou du français. Parmi les réfugiés, 26 % ont dit que leur plus grande difficulté a été la recherche d'un emploi, et 30 %, l'apprentissage de l'anglais ou du français.

Le rapport intitulé «Perspectives des immigrants sur leurs quatre premières années au Canada», publié aujourd'hui dans une édition spéciale de Tendances sociales canadiennes (11-008-XWF, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web. Pour obtenir plus de renseignements sur ce rapport ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Hélène Maheux au 613-951-6892, Division de la statistique sociale et autochtone.

Langue : capacité autodéclarée à parler français et anglais

Le deuxième rapport, intitulé Connaissance des langues officielles par les nouveaux immigrants : à quel point est-ce important sur le marché du travail?, examine en détail les deux plus grandes difficultés auxquelles se sont heurtés les nouveaux immigrants depuis leur arrivée : se trouver un emploi approprié et apprendre l'anglais ou le français. On examine la capacité autodéclarée des immigrants à parler chaque langue officielle et on analyse la relation entre la connaissance des langues chez les nouveaux immigrants et leurs chances d'occuper un emploi «approprié».

Dans l'enquête, on a demandé aux immigrants d'évaluer à quel point ils pouvaient parler chaque langue officielle, et ce, à trois moments, soit six mois, deux ans et quatre ans après leur arrivée.

Six mois après leur arrivée, 58 % des immigrants déclaraient pouvoir bien ou très bien parler anglais, et le pourcentage correspondant pour le français était de 11 %. Quatre ans après leur arrivée, 69 % pouvaient bien ou très bien parler anglais, tandis que 14 % le pouvaient pour le français.

Au Québec, 55 % des immigrants ont déclaré pouvoir bien ou très bien parler français six mois après leur arrivée. Ce pourcentage avait grimpé pour passer à 73 % quatre ans après leur arrivée. Les pourcentages correspondants pour l'anglais étaient de 40 % et 54 %.

Pour les immigrants du Québec, apprendre ou améliorer la langue de la minorité, soit l'anglais, semble tout aussi important que d'apprendre ou d'améliorer la langue de la majorité, le français.

De façon générale, 45 % des immigrants ont mentionné avoir suivi de la formation linguistique en anglais depuis leur arrivée au pays, alors que 10 % l'avaient fait pour le français. Au Québec en particulier, 42 % des immigrants avaient suivi de la formation linguistique en français depuis leur arrivée, tandis que 37 % en avaient suivie en anglais. Environ 16 % des immigrants du Québec avaient suivi une formation linguistique dans chacune des deux langues officielles.

La connaissance de l'anglais augmente les chances d'occuper un emploi «approprié»

Le taux d'emploi des immigrants a augmenté considérablement dans le temps, selon l'ELIC. Le taux d'emploi des immigrants du groupe d'activité maximale de 25 à 44 ans est passé de 51 % six mois après leur arrivée à 65 % deux ans après leur arrivée. Quatre ans après l'arrivée, il avait atteint 75 %.

Le taux d'emploi des immigrants au troisième cycle de l'enquête approchait ainsi le taux national des Canadiens du même groupe d'âge calculé pour la période équivalente, soit 81,8 %.

On peut s'attendre à ce que la connaissance des deux langues officielles soit un atout dans la recherche d'un emploi. Les données de l'ELIC ont indiqué que le taux d'emploi des immigrants de 25 à 44 ans augmentait pour ceux ayant les plus hauts niveaux autodéclarés de capacité à parler anglais, et ce, pour chaque cycle de l'enquête.

De façon générale dans l'ensemble du pays, les chances d'occuper un emploi «approprié» pour les immigrants augmentent avec leur capacité à parler anglais.

Plus particulièrement, les immigrants dont le niveau autodéclaré d'anglais parlé était bien ou très bien étaient plus susceptibles d'occuper un emploi à haut niveau de compétence, un emploi dans le domaine envisagé, un emploi similaire à celui occupé avant d'immigrer ou un emploi lié à la formation ou aux études. En outre, ils avaient des salaires plus élevés comparativement aux immigrants dont le niveau d'anglais parlé n'était pas aussi bon. Cela était vrai six mois, deux ans et quatre ans après l'arrivée des immigrants au Canada.

Toutefois, le lien entre la capacité à parler français et les chances d'occuper un emploi «approprié» n'est pas ressorti comme étant aussi fort ni aussi constant dans le temps.

Au Québec en particulier, l'effet de la langue était principalement observé sur les salaires. Les salaires horaires des immigrants qui parlaient très bien anglais, sans égard au niveau de français, étaient généralement plus élevés que ceux des immigrants ne parlant pas bien les deux langues officielles.

Au Québec, on n'a pas observé de relation entre le niveau de français parlé par les immigrants et leurs chances d'occuper un emploi «approprié».

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 4422.

Le rapport Connaissance des langues officielles chez les nouveaux immigrants : à quel point est-ce important sur le marché du travail?, 2005 (89-624-XWF, gratuit) est aussi accessible à partir du module Publications de notre site Web. Pour obtenir plus de renseignements sur ce rapport ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Chantal Grondin au 613-951-1902, Division des enquêtes spéciales.

Les données du troisième et dernier cycle de l'Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada sont maintenant disponibles.

Au cours des prochains mois, Statistique Canada prévoit diffuser les résultats d'autres études portant sur l'immigration. Parmi celles-ci, une étude fondée sur de nouvelles données de l'Enquête sur la population active examine plus en détail la situation des immigrants sur le marché du travail en 2006.