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La production et l'emploi étaient toujours en progression au début de la nouvelle année, bien que le passage de chaleurs record à des températures sous la normale après la mi-janvier ait nui à toute interprétation des variations mensuelles.
En mars, l'emploi a crû de 0,3 %, marquant sa plus forte avance trimestrielle (+1 %) en plus de quatre ans. Toutefois, le nombre d'heures travaillées au cours du premier trimestre n'a augmenté que de 0,3 %. L'emploi à temps partiel s'en est mieux tiré que l'emploi à temps plein, au rebours de la tendance observée en 2006. C'est en partie l'effet d'une importante progression de l'emploi chez les jeunes, qui ont eu une forte préférence pour l'emploi à temps partiel.
En janvier, les voyages d'emplettes transfrontalières d'Américains au Canada ont accusé une baisse de 12 %, glissant sous la barre de 1 million pour la première fois depuis 1972. Les voyages de même jour par automobile d'Américains au Canada diminuent constamment depuis la période où ils s'établissaient à 2 millions environ, c'est-à-dire l'époque où le dollar canadien entamait son ascension il y a quatre ans. Presque toute la diminution observée en janvier a eu lieu en Ontario, qui avait été affligé par des intempéries. La diminution du nombre de voyageurs au Canada est venue amortir les ventes au détail et les services liés aux voyages, notamment les jeux de hasard (qui dépendent largement des déplacements transfrontaliers d'Américains).
Les projets d'investissement des entreprises ont crû davantage en 2007 dans les provinces centrales, après avoir ralenti la croissance des provinces de l'Ouest en 2006. (L'investissement des entreprises est définie comme le total des investissements non résidentiels moins les administrations publiques, la santé et l'éducation.) Cela reflète en grande partie l'effet d'une forte progression des services publics, d'une reprise de l'activité de la fabrication au centre du pays ainsi que d'une baisse de régime du secteur pétrolier et gazier dans l'Ouest canadien. L'investissement dans les provinces de l'Atlantique continue d'augmenter à un rythme de seulement 2 % par an.
Le Québec a prédominé pour les projets d'investissement des entrepreneurs (+8 %), après être resté en deçà de la moyenne nationale pendant quatre ans. Les mines ont frayé la voie, ayant affiché une majoration de 50 % (0,4 milliard de dollars) de leurs dépenses projetées en raison de leur vif intérêt pour les métaux dans le Nord. Les fabricants prévoient augmenter de 7 % leurs projets d'investissement par des hausses d'investissement dans les industries des ressources. En revanche, les industries de la transformation alimentaire, du textile et du vêtement prévoient réduire encore plus leurs dépenses en immobilisations. Enfin, on constate des hausses pour l'immobilier commercial, les transports et le commerce de gros dans le secteur des services.
En Ontario, les entrepreneurs prévoient dépenser 6 % de plus, soit un peu moins que l'année précédente. Les services d'électricité (ce qui comprend l'énergie éolienne) sont à l'origine une fois de plus de près de la moitié de cette croissance. Pour la plupart, les fabricants entendent dépenser davantage, si on met à part l'industrie de l'automobile, qui a déjà abondamment investi en 2006. La majorité des exploitants de services envisagent aussi des hausses de dépenses d'investissement, plus particulièrement les transporteurs, les détaillants et les services financiers.
Après avoir connu une croissance d'au moins 10 % en 2006, le taux de progression des investissements est tombé à moins de 5 % tant en Alberta qu'en Colombie-Britannique. De fortes baisses dans le pétrole et le gaz classiques (dans le gaz en particulier) expliquent l'essentiel de ce ralentissement. En Alberta, on observe en contrepartie une accélération des dépenses dans les sables bitumineux (ce qui devait garder en hausse les dépenses totales dans le secteur du pétrole et du gaz) ainsi que dans les services publics. En Colombie-Britannique, la croissance a été alimentée par les services publics et le secteur de la transformation des ressources. Les investissements dans les transports demeurent importants une fois de plus (après avoir augmenté de près de moitié en 2006). En Colombie-Britannique, les ports, les aéroports et les routes ont tous eu du mal à recevoir le flot grandissant de personnes et de marchandises en provenance de l'Asie en particulier.
Les projets d'investissement ont nettement diminué en Saskatchewan, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Nouvelle-Écosse. Dans les trois cas, c'est le résultat de réductions dans le secteur du pétrole et du gaz (valeurs respectives de 14 %, 33 % et 57 %). Au Nouveau-Brunswick et au Manitoba, les investissements ont crû rapidement, en majeure partie en raison d'une forte progression enregistrée dans les services publics et la fabrication.
Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 1301, 1901, 2152, 2306, 2406 et 3701.
La version imprimée du numéro d'avril 2007 de L'observateur économique canadien, vol. 20, no 4 (11-010-XPB, 25 $ / 243 $) est maintenant en vente. Ce numéro comprend un sommaire des principaux événements économiques survenus en mars et renferme un article intitulé «Revue de fin d'année : la ruée vers l'Ouest».
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Philip Cross au 613-951-9162 (oec@statcan.gc.ca), Groupe de l'analyse de conjoncture.