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Le Quotidien


Le vendredi 23 mars 2007

Les grossistes ont connu une autre année d'excellente croissance de leurs recettes d'exploitation en 2005, dans une large mesure grâce à deux fortes progressions d'affilée observées dans le secteur du pétrole.

Les recettes d'exploitation des grossistes ont atteint 626,5 milliards de dollars en 2005, en hausse de 7,6 % par rapport à 2004. Le taux de croissance a été légèrement inférieur à celui de 9,1 % observé l'année précédente.

De 2000 à 2005, le taux de croissance annuel moyen des recettes d'exploitation a été d'environ 5,9 %. Les recettes ont augmenté rapidement chaque année depuis l'arrivée du millénaire, si l'on fait abstraction d'un ralentissement en 2001 et en 2003.

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Les grossistes du secteur du pétrole ont été à l'origine de plus de la moitié de l'augmentation annuelle des recettes d'exploitation totales de l'industrie en 2005.


Note aux lecteurs

Les données du présent communiqué sont fondées sur le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN).

On obtient la marge brute en soustrayant le coût des biens vendus du total des recettes d'exploitation. Le ratio s'exprime sous forme de pourcentage du total des recettes d'exploitation. Cette mesure s'appelle également la rentabilité d'exploitation.

On obtient le bénéfice d'exploitation en soustrayant du total des recettes d'exploitation le total des dépenses d'exploitation, majorées pour tenir compte du coût des biens vendus (les stocks d'ouverture plus les achats et les coûts directs moins les stocks de fermeture). Le ratio s'exprime sous forme de pourcentage du total des recettes d'exploitation.

On obtient le ratio dépenses-recettes d'exploitation en divisant le total des dépenses d'exploitation par le total des recettes d'exploitation. Ce rapport s'exprime sous forme de pourcentage du total des recettes d'exploitation.


Les recettes des grossistes de pétrole ont fait un bond de 25,0 % par rapport à 2004 et ont atteint 114,6 milliards de dollars, sous l'effet surtout de l'accroissement des prix du pétrole brut. Cette augmentation arrivait après une progression de 29,5 % l'année précédente.

En 2005, les recettes des grossistes dans ce secteur ont représenté 18 % des recettes totales de l'industrie, la meilleure part parmi les 17 groupes de l'industrie. Cette proportion était en hausse par rapport à celle de 16 % notée en 2004.

La solide performance du groupe du pétrole a compensé dans une large mesure le ralentissement de la croissance dans deux autres groupes (les produits métalliques et le bois d'oeuvre), dans lesquels les recettes avaient connu de fortes progressions d'au moins 10 % en 2004. En outre, les recettes du troisième groupe de grossistes en importance, celui des grossistes de véhicules automobiles, ont encore une fois fléchi en 2005.

Le commerce de gros du Canada représente environ 6,4 % de la production économique mesurée par le produit intérieur brut.

Plusieurs facteurs économiques ont eu une incidence sur l'ensemble du commerce de gros au Canada en 2005. Les grossistes canadiens ont été extrêmement avantagés par une augmentation des exportations, qui ont progressé de 5,6 % malgré le raffermissement du dollar canadien. Bien que ce rythme ait été plus lent qu'en 2004, les exportations d'énergie ont enregistré la plus vigoureuse croissance de tous les produits d'exportation en 2005.

En outre, les importations ont augmenté de 6,8 % en 2005, après avoir affiché une hausse de 6,1 % en 2004. Les grossistes sont à l'origine d'une forte proportion de tous les produits importés. Pour une deuxième année consécutive, le raffermissement du dollar canadien a donné lieu à une augmentation des investissements en machines et matériel étrangers, ainsi qu'à un accroissement de la demande canadienne de produits d'origine étrangère.

La croissance du secteur de gros reflète la mondialisation sous d'autres rapports également. À mesure que les activités manufacturières canadiennes se réimplantent à l'étranger, de nombreux grossistes-distributeurs se voient forcés de s'adapter à un environnement d'exploitation très différent.

Pour fournir des biens et services à leurs clients, un grand nombre de ces grossistes ont dû assumer des responsabilités d'impartition et gérer une logistique et des activités d'entreposage beaucoup plus complexes. Ces nouvelles fonctions ont contribué à la croissance du secteur et ont accru son importance pour l'économie.

La majorité des groupes du commerce de gros affichent des hausses

Les recettes d'exploitation de 12 des 17 groupes, qui représentent environ 81 % des recettes totales, ont dégagé une hausse. Les seuls groupes à accuser des baisses ont été ceux des produits agricoles, de l'alcool et du tabac, des véhicules automobiles, du bois d'oeuvre et menuiseries ainsi que celui des agents et courtiers.

En plus des grossistes de produits pétroliers, les recettes d'exploitation des grossistes de produits métalliques, qui occupent une place importante dans la construction, ont augmenté de 16,5 % en 2005, ce qui ne correspond, toutefois, qu'à la moitié du taux de croissance de l'année précédente. L'affaissement des prix de l'acier, qui avait commencé en 2005 après l'arrivée de la Chine sur le marché d'exportation, a été en partie neutralisé par la forte demande découlant de nombreux investissements en construction non résidentielle dans l'Ouest canadien.

Les grossistes de machines et équipement ont affiché des recettes de plus de 47,7 milliards de dollars, en hausse de 14,9 % par rapport à 2004. Il s'agit de la quatrième augmentation annuelle consécutive. Depuis 2003, la vigueur du dollar canadien a fait baisser les prix des importations, les entreprises canadiennes substituant des produits étrangers moins coûteux aux biens fabriqués au Canada.

Pour le groupe des véhicules automobiles, c'était la troisième diminution annuelle d'affilée. Ses recettes ont chuté de 2,0 % par rapport à 2004 pour s'établir à 72,4 milliards de dollars. Le groupe des véhicules automobiles a représenté 12 % des recettes totales en 2005, contre environ 13 % l'année précédente.

À part le pétrole, les grossistes de produits métalliques et de bois d'oeuvre et de menuiseries expliquent largement l'augmentation totale des recettes en 2004, ayant affiché des hausses de 35,0 % et de 17,7 % respectivement. En 2005, les deux groupes ont accusé un ralentissement.

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Après avoir réalisé leur meilleure croissance des trois dernières années en 2004 (+17,7 %), les recettes des grossistes du groupe du bois d'oeuvre et des menuiseries se sont repliées de 0,3 % pour se situer à 14,4 milliards de dollars. Le ralentissement venait en partie des prix du bois d'oeuvre, qui ont fléchi d'environ 8,6 %. Entre-temps, la Société canadienne d'hypothèques et de logement annonçait une diminution du nombre de mises en chantier d'habitations en 2005. En outre, les exportations de bois d'oeuvre ont chuté de 9,7 %. Les grossistes représentent près du tiers des exportations de produits du bois d'oeuvre.

Léger repli de la marge brute des grossistes

La marge brute en proportion des recettes d'exploitation pour l'ensemble des grossistes est passée de 17,5 % en 2004 à 17,4 % en 2005. La croissance de la marge brute révèle la mesure dans laquelle les grossistes réussissent à augmenter leurs recettes tout en payant les plus bas prix pour les marchandises qu'ils achètent pour la revente.

À l'exception des agents et courtiers, qui, par définition, n'assument pas la propriété des biens qu'ils revendent, 11 des 16 autres groupes de commerce ont obtenu une meilleure marge brute que la moyenne nationale (17,4 %). En particulier, les grossistes d'habillement (33,3 %), de machines de bureau et d'usage professionnel (32,9 %), d'articles ménagers et personnels (28,5 %) et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles (27,1 %) ont affiché une marge brute supérieure.

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Léger repli de la marge bénéficiaire en 2005

Les marges bénéficiaires globales des grossistes en pourcentage des recettes totales d'exploitation sont passées de 4,7 % en 2004 à 4,6 % en 2005. Il y a eu, par contre, des augmentations chez les grossistes d'habillement, d'alcool et de produits du tabac et d'autres produits.

Malgré ces hausses, certains groupes importants du commerce de gros n'ont pas aussi bien fait en 2005 qu'en 2004, notamment les agents et courtiers, les produits métalliques, le bois d'oeuvre et menuiseries et les industries des produits pharmaceutiques.

Données stockées dans CANSIM : tableau 081-0005.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 2445.

Pour obtenir des données ou des renseignements généraux, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-3549 ou composez sans frais le 1-877-421-3067 (grossistesinfo@statcan.gc.ca).

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Pierre Desjardins au 613-951-9682, Division de la statistique du commerce.

Tableaux. Tableau(x).