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Étude : Départ du nid parental vers l'indépendance

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Le Quotidien


Le mardi 1er août 2006
2001

Les jeunes quittent le nid parental plus tard que l'ont fait leurs parents, selon une nouvelle étude qui examine les transitions à l'extérieur du logement familial sur cinq générations.

L'étude, publiée aujourd'hui dans l'édition électronique d'août 2006 de Tendances sociales canadiennes, met l'accent sur les membres de la première vague du baby-boom nés entre 1947 et 1956 et de la génération X, nés entre 1967 et 1976.

Ces gens ont été interviewés dans le cadre de l'Enquête sociale générale en 2001, au moment où les baby-boomers de la première vague avaient entre 45 et 54 ans et les membres de la génération X avaient entre 25 et 34 ans.

L'étude a révélé qu'un homme de la première vague du baby-boom avait eu une probabilité de 49 % à 59 % de quitter la maison pour la première fois avant son 22e anniversaire. Cependant, cette probabilité a diminué et s'est situer entre 46 % et 53 % pour des hommes de la génération X.

L'économie a constitué un facteur. En effet, la situation économique avait évolué considérablement entre ces deux périodes. Les emplois syndiqués bien rémunérés étaient loin d'être aussi abondants et les salaires réels des jeunes travailleurs avaient chuté, réduisant ainsi les incitatifs à l'indépendance du ménage familial.

(Par ailleurs, les données de recensement révèlent une tendance croissante selon laquelle les jeunes adultes demeurent dans le foyer parental ou reviennent y habiter. L'enquête montre que 41 % des 3,8 millions de jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans habitaient chez leurs parents en 2001, en hausse par rapport à 27 % en 1981. La croissance s'est surtout manifestée au début des années 1990.)

L'étude présente des facteurs socioéconomiques liés au premier départ de la maison, peu importe la génération. Bon nombre de facteurs associés au départ de la maison hâtif plutôt que tardif des enfants adultes échappent au contrôle des parents.

L'étude révèle que le fait de vivre au sein d'une famille reconstituée et d'avoir plusieurs frères et soeurs amènent à un départ hâtif.

Les femmes ayant passé au moins une partie de leur vie dans une famille reconstituée étaient plus susceptibles de quitter la maison jeune, dans une proportion de 57 %, que les femmes ayant été élevées dans une famille où les deux parents biologiques étaient présents. La probabilité de quitter la maison tôt pour les hommes ayant été élevés dans une famille reconstituée était de 30 % supérieure à celle pour les autres hommes.

Le fait de grandir dans une grande famille est également lié à l'indépendance à un plus jeune âge. Les hommes ayant trois frères ou soeurs étaient plus susceptibles, dans une proportion de 20 %, de quitter la maison que les hommes du même âge n'ayant qu'un frère ou une soeur.

Dans le même ordre d'idées, les femmes étaient plus susceptibles de quitter, dans une proportion de 13 %. Le fait d'avoir quatre frères ou soeurs à la maison augmentait davantage la probabilité d'un départ hâtif.

Parmi les autres facteurs, on trouve la région géographique, le revenu et le niveau de scolarité. Les gens ayant passé au moins une partie de leur enfance dans l'Ouest canadien étaient les plus susceptibles de quitter la maison tôt. Par rapport aux adultes ayant été élevés au Québec, les femmes des Prairies étaient plus susceptibles, dans une proportion de 64 %, de quitter le nid familial tôt. La proportion était de 54 % chez les hommes.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 4501.

Le numéro d'août 2006 de Tendances sociales canadiennes, vol. 82 (11-008-XWF, gratuit) est maintenant accessible sur notre site Web à partir de la page Nos produits et services.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec le Service à la clientèle au (613) 951-5979 (sasd-dssea@statcan.gc.ca), Division de la statistique sociale et autochtone.