![]() |
|
![]() | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
Consulter la version la plus récente.
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
|
Le jeudi 8 juin 2006 Productivité du travail, rémunération horaire et coût unitaire de main-d'oeuvre
La productivité du travail dans le secteur des entreprises canadiennes s'est accrue de 0,5 % entre janvier et mars, soit un rythme de croissance similaire à la moyenne trimestrielle enregistrée au cours de l'année 2005. Parallèlement, les coûts unitaires de main-d'oeuvre, une mesure clé des pressions inflationnistes sur les salaires, ont ralenti pour la première fois en plus d'un an. Les coûts unitaires de main-d'oeuvre dans les entreprises ont augmenté de seulement 0,3 % au cours du premier trimestre de 2006, comparativement à la croissance de 1,1 % affichée au trimestre précédent. Il s'agissait du taux de croissance le plus lent depuis le troisième trimestre de 2004.
La hausse de 0,5 % de la productivité provenait d'un rythme de croissance trois fois plus rapide de la production que celui observé pour les heures travaillées. Le rythme de croissance de la productivité était équivalent à la hausse trimestrielle moyenne des quatre trimestres de 2005.
La productivité du travail, telle que mesurée par le produit intérieur brut (PIB) réel par heure travaillée, est importante car elle influe directement sur le niveau de vie de la population à long terme. Le coût unitaire de main-d'oeuvre représente le coût des salaires et des avantages sociaux des travailleurs par unité de production. Depuis le troisième trimestre de 2004, la croissance du PIB au Canada a dépassé celle des heures travaillées consacrées à cette production, ce qui a entraîné des progressions de productivité au cours des sept derniers trimestres. La productivité dans les entreprises canadiennes s'est accrue en moyenne de 0,7 % par trimestre durant cette période. Par ailleurs, la productivité du travail des entreprises américaines a augmenté de 1,0 % entre janvier et mars, soit un rythme deux fois plus rapide qu'au Canada. Cet écart en faveur des États-Unis au cours du premier trimestre provenait surtout d'une croissance plus forte du PIB au sud de la frontière. Sur l'ensemble de 2005, la productivité du travail au Canada a crû de 2,3 %, soit sa meilleure performance annuelle depuis 2000. Il s'agit d'un rythme de croissance légèrement inférieur à celui de 2,6 % observé aux États-Unis durant la même année, soit la croissance la plus lente enregistrée dans ce pays depuis 2001. La croissance du PIB canadien et américain s'accélère, mais le rythme est moins prononcé iciLa croissance économique s'est accélérée au Canada et aux États-Unis, mais son rythme a été plus lent au Canada. Bien que la tendance à la hausse des heures travaillées au Canada et aux États-Unis se soit maintenue au premier trimestre, le redressement net du PIB au sud de la frontière a permis aux entreprises américaines d'afficher de meilleures progressions de la productivité. La productivité dans les entreprises américaines a rebondi au premier trimestre, après avoir stagné au quatrième trimestre de 2005. La progression de 1,0 % enregistrée au premier trimestre était le double de celle du Canada (+0,5 %). Au cours du dernier trimestre de 2005, la croissance de la productivité au Canada avait été supérieure à celle des États-Unis. Au Canada, la croissance du PIB réel a atteint 0,9 % au premier trimestre de 2006, après avoir augmenté de 0,6 % au trimestre précédent. Il s'agit d'une augmentation semblable à la croissance moyenne de 0,8 % enregistrée au cours des quatre trimestres de 2005. Au Canada, la vigueur de l'activité économique au premier trimestre provenait essentiellement des dépenses de consommation des ménages. En effet, les Canadiens ont beaucoup dépensé en biens durables, tels que les appareils ménagers, et en biens semi-durables, tels que les vêtements et les chaussures. La forte reprise de l'investissement en construction résidentielle a également contribué à la croissance économique.
Du côté des entreprises américaines, le PIB réel a progressé de 1,5 % au premier trimestre de 2006, ce qui représentait une nette accélération par rapport à la progression affichée au trimestre précédent (+0,5 %). Il s'agit de la plus forte hausse trimestrielle du PIB américain depuis le troisième trimestre de 2003 (+2,3 %). Pratiquement toutes les composantes du PIB américain qui avaient ralenti au quatrième trimestre de 2005 ont rebondi au premier trimestre. Les dépenses de consommation des ménages, qui ont fortement augmenté leurs achats de biens durables, se sont accrues de 1,3 % au premier trimestre après avoir progressé de seulement 0,2 % au quatrième trimestre de 2005. Les heures travaillées dans les deux pays ont continué de progresser légèrement, quoiqu'un peu plus lentement au Canada. Au Canada, la croissance de l'activité économique a été accompagnée d'un marché du travail assez stable. Les heures travaillées consacrées à la production dans les entreprises canadiennes ont crû de 0,3 % au premier trimestre, comparativement à la hausse de 0,2 % enregistrée au dernier trimestre de 2005. La progression du travail à temps partiel (+0,8 %) a nettement dépassé celle des emplois à temps plein (+0,3 %). Après s'être accrues de 0,4 % au quatrième trimestre de 2005, les heures travaillées aux États-Unis ont augmenté de 0,6 % au premier trimestre, soit un rythme deux fois plus élevé que celui au Canada. Les coûts unitaires de main-d'oeuvre canadienne en dollars américains s'affaiblissentSans tenir compte du taux de change, les coûts unitaires de main-d'oeuvre au Canada et aux États-Unis ont grimpé au même rythme (+0,3 %) durant le premier trimestre. (Le coût unitaire de main-d'oeuvre représente le coût salarial et les avantages sociaux des travailleurs par unité de production économique.) Au Canada, il s'agit d'un net ralentissement du coût de main-d'oeuvre par unité du PIB des entreprises canadiennes, celui-ci ayant crû de 1,1 % au quatrième trimestre de 2005. En revanche, pour les États-Unis, ce taux trimestriel représentait une légère accélération par rapport au trimestre précédent, lorsque le coût unitaire de main-d'oeuvre avait reculé de 0,2 %. La croissance de la rémunération horaire au Canada a diminué de la moitié au cours du premier trimestre (+0,8 %). Celle-ci avait atteint un taux de 1,6 % au cours du dernier trimestre de 2005. Par comparaison, le rythme de croissance de la rémunération horaire versée aux travailleurs du secteur des entreprises américaines est passé d'une baisse de 0,2 % au dernier trimestre de 2005 à une hausse de 1,3 % au premier trimestre de 2006.
Lorsque l'on tient compte du taux de change, la position devient davantage favorable aux entreprises américaines. Après avoir plafonné au cours de la première moitié de 2005, le dollar canadien s'est apprécié au cours des trois derniers trimestres. L'appréciation de 1,5 % du dollar canadien face à la devise américaine au premier trimestre de 2006 a entraîné une hausse de 1,9 % du coût unitaire de main-d'oeuvre canadien exprimé en dollars américains au premier trimestre, comparativement à une augmentation moyenne de 4,0 % observée au cours des deux trimestres précédents. Les révisions récentes des chiffres de productivité au Canada n'ont eu presque aucun impact sur l'écart Canada/États-UnisLes données diffusées aujourd'hui comprennent les révisions annuelles du PIB au Canada pour la période de 2002 à 2005. Les révisions des données américaines devraient paraître en septembre prochain. Dans l'ensemble, les révisions de 2002 à 2005 ont eu pour effet de diminuer le taux de croissance de la productivité du travail au Canada pour 2003 et de l'augmenter pour 2004 et 2005.
Ces révisions ont eu tendance à s'annuler l'une par rapport à l'autre. L'ampleur de ces révisions n'a donc eu aucun effet sur l'écart de productivité entre le Canada et les États-Unis durant la période suivant l'année 2000. En 2005, la productivité dans les entreprises canadiennes a été révisée légèrement à la hausse, passant de 2,2 % à 2,3 %. En tenant compte de cette révision, l'écart de croissance de productivité entre le Canada et les États-Unis s'est établi à seulement 0,3 point de pourcentage, soit l'écart le plus faible des cinq dernières années. Entre 2000 et 2005, le taux de croissance annuel moyen de la productivité américaine a été de 3,3 %, soit un rythme plus de trois fois plus rapide que celui de 1,0 % enregistré au Canada. Au cours de la période allant de 2000 à 2005, la croissance du PIB au Canada était en moyenne de 2,5 %, alors que celle des heures travaillées était de 1,4 %. Par comparaison, le PIB aux États-Unis a progressé en moyenne de 2,8 %, tandis que les heures travaillées ont décliné de 0,5 % durant la même période. Données stockées dans CANSIM : tableaux 383-0008 et 383-0012. Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 5042. Pour obtenir une analyse plus détaillée de la parution d'aujourd'hui sur la productivité, de même que des graphiques et des tableaux additionnels, consultez le numéro du premier trimestre de 2006 de la Revue trimestrielle des comptes économiques canadiens (13-010-XIF, gratuite) qui est accessible sur notre site Web. À partir de la page Nos produits et services, sous Publications gratuites offertes sur Internet choisissez Comptes nationaux. Les données du deuxième trimestre sur la productivité du travail, la rémunération horaire et le coût unitaire de main-d'oeuvre seront diffusées le 13 septembre. Pour obtenir des données ou des renseignements généraux, communiquez avec le Service à la clientèle (productivite.mesures@statcan.gc.ca). Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Jean-Pierre Maynard au (613) 951-3654 (maynard@statcan.gc.ca), Division de l'analyse microéconomique. Télécopieur : (613) 951-3292.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|