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Le jeudi 27 avril 2006 Questions d'éducation : Les étudiants sur le marché du travail2005 Les taux d'emploi des étudiants, durant l'été et tout au long de l'année scolaire, se sont améliorés au cours des huit dernières années. Cependant, en 2005, ces taux étaient toujours très inférieurs aux niveaux record de la grande époque de la fin des années 1980, selon une nouvelle étude. Cette étude porte sur l'évolution de l'emploi, de la rémunération et des heures de travail des étudiants qui avaient un emploi d'été et ceux qui conjuguaient les études et le travail durant l'année scolaire. L'étude a révélé que le marché des emplois d'été a connu une croissance beaucoup plus lente au cours des dernières années que le marché de l'emploi des étudiants qui occupaient un emploi durant l'année scolaire. À l'été 2005, le taux d'emploi des étudiants qui prévoyaient retourner aux études à l'automne était en moyenne de 51,7 %. Il s'agissait d'une progression modérée de 4,8 points de pourcentage par rapport au taux de 46,9 % enregistré à l'été 1998, alors que le marché du travail pour les étudiants avait commencé à reprendre de la vigueur. Durant l'année scolaire 2004-2005, les étudiants avaient un taux d'emploi moyen de 38,9 %, en hausse de 7,0 points de pourcentage comparativement à l'année scolaire 1997-1998. Dans les deux cas, les taux d'emploi étaient inférieurs aux sommets enregistrés juste avant la récession de 1991, particulièrement durant les mois d'été. À l'été 1989, 61,4 % des étudiants en moyenne avaient un emploi. Durant l'année scolaire 1989-1990, cette proportion était de 41,7 %.
L'étude a également indiqué que les étudiants plus âgés étaient beaucoup plus susceptibles que les adolescents de conjuguer les études et le travail en 2004-2005. Les étudiantes étaient plus susceptibles d'avoir un emploi que leurs homologues de sexe masculin, en partie parce que les secteurs du commerce de détail, de l'hébergement et des services d'alimentation, soit des secteurs où les femmes sont plus susceptibles d'occuper un emploi, offraient de meilleures occasions d'emploi. En ce qui concerne l'emploi d'été, les occasions d'emploi se sont améliorées de façon modérée tant pour les étudiants plus jeunes que pour les étudiants plus âgés. Là encore, toutefois, les filles ont été les principales bénéficiaires de la croissance de l'emploi et, en 2005, elles étaient beaucoup plus susceptibles que les garçons d'avoir un emploi d'été. Corrigés pour tenir compte de l'inflation, les salaires horaires moyens des étudiants à plein temps qui avaient un emploi durant l'année scolaire sont demeurés inchangés tout au long des huit dernières années. Mais, étant donné que les étudiants ont travaillé en moyenne une heure de plus par semaine durant l'année scolaire 2004-2005 comparativement à 1997-1998, leurs salaires hebdomadaires totaux ont augmenté légèrement. À l'été 2005, les étudiants plus jeunes ont touché un salaire inférieur et ont travaillé moins d'heures qu'en 1998. Par ailleurs, les étudiants plus âgés ont gagné plus qu'il y a huit ans en raison des périodes de travail plus longues et d'un salaire de base moyen plus élevé. Conjuguer les études et le travail : écart important entre les adolescents et les étudiants plus âgés ainsi qu'entre les étudiants et les étudiantesTravailler durant l'année scolaire est un phénomène de plus en plus répandu. Au cours de l'année scolaire 2004-2005, on a estimé que 939 000 des 2,4 millions d'étudiants à plein temps âgés de 15 à 24 ans avaient un emploi tout en poursuivant des études. Avant 1990, les taux d'emploi des jeunes de 15 à 17 ans et du groupe des 18 à 24 ans étaient similaires. Toutefois, la récession du début des années 1990 a frappé plus durement les 15 à 17 ans, et il existe toujours un écart entre les deux groupes. En 2005, les étudiants de tous les âges étaient plus susceptibles de travailler qu'ils ne l'étaient en 1997-1998, mais les étudiants plus âgés étaient beaucoup plus susceptibles d'avoir un emploi que les plus jeunes. Un taux record de 45,9 % des étudiants de 18 à 24 ans ont travaillé durant l'année scolaire 2004-2005. En comparaison, les étudiants de 15 à 17 ans avaient un taux d'emploi de 31,2 %, ce qui constitue un résultat bien inférieur au sommet d'emploi de 40,8 % enregistré en 1989-1990. Il existe aussi un écart entre le taux d'emploi des étudiants de sexe masculin et de sexe féminin, et cet écart n'a jamais été aussi important. Durant l'année scolaire 2004-2005, 34,3 % des étudiantes de 15 à 17 ans avaient un emploi, contre 28,2 % des étudiants de sexe masculin du même âge. L'écart entre les sexes était encore plus important chez les étudiants plus âgés. Un peu plus de la moitié (50,5 %) des étudiantes de 18 à 24 ans avaient un emploi, comparativement à 40,7 % des étudiants de sexe masculin, soit un écart record. Ce phénomène reflète la croissance de l'emploi dans le commerce de détail et dans les services d'hébergement et d'alimentation, des secteurs où les femmes sont plus susceptibles d'exercer un emploi de caissière, de vendeuse ou de serveuse. Deux secteurs combinés ont employé 6 étudiants sur 10 durant l'année scolaire 2004-2005 : le secteur des commerces de détail et de gros ainsi que les services d'hébergement et d'alimentation. Ces secteurs offrent aux étudiants une flexibilité qui leur permet de combiner les études avec un emploi à temps partiel. Toutefois, ces secteurs offrent souvent des salaires inférieurs ainsi que moins de sécurité d'emploi. Marché de l'emploi d'été : des augmentations modérées seulementBien que les hausses n'aient pas été très importantes, les occasions d'emploi d'été se sont néanmoins améliorées pour les étudiants plus jeunes et les étudiants plus âgés. Tout comme dans le cas de l'emploi durant l'année scolaire, les étudiantes ont été les principales bénéficiaires de la croissance de l'emploi d'été. Avant la récession des années 1990, les étudiants de sexe masculin inscrits à plein temps étaient plus susceptibles que les étudiantes d'occuper un emploi durant les mois d'été. La récession du début des années 1990 a frappé plus durement les étudiants que les étudiantes, et la reprise a été plus faible pour les étudiants de sexe masculin. Il s'ensuit que les étudiantes inscrites à plein temps sont maintenant beaucoup plus susceptibles que leurs homologues de sexe masculin d'occuper un emploi durant l'été. Le taux d'emploi des étudiantes a atteint 55,2 % au cours de l'été 2005, en hausse de 7,1 points de pourcentage comparativement à 1998. Ce résultat se compare à la progression de seulement 2,2 points de pourcentage pour les étudiants de sexe masculin, dont le taux d'emploi en 2005 s'est établi à 47,9 %. La réduction du rôle d'employeur du secteur de la production de biens a eu une incidence sur l'emploi d'été chez les étudiants de sexe masculin inscrits à plein temps. Les étudiants de sexe masculin inscrits à plein temps sont présentement plus susceptibles de travailler dans les secteurs des services et moins susceptibles de travailler dans les secteurs de l'agriculture, de la construction et de la fabrication. Aucune croissance de salaires pour les étudiants qui travaillent durant l'année scolaireLes salaires horaires moyens n'ont pas augmenté pour les étudiants qui conjuguaient le travail et les études tout au long des huit dernières années scolaires, même si les tendances ont été différentes pour les deux groupes d'âge. Après correction pour tenir compte de l'inflation, les salaires horaires des étudiants de 15 à 17 ans ont en fait reculé de 1,8 % par rapport à 1997-1998, alors qu'ils ont augmenté de 2,1 % pour les étudiants plus âgés. Durant l'année scolaire 2004-2005, les étudiants de 18 à 24 ans ont gagné une moyenne de 9,60 $ l'heure, comparativement à 7,82 $ l'heure pour les étudiants de 15 à 17 ans. Les salaires horaires des étudiants plus jeunes se rapprochent des taux du salaire minimum, lesquels varient selon la province, allant de 6,00 $ à 8,00 $ l'heure (en 2005). Les étudiants qui occupent un emploi durant l'année scolaire effectuent de plus longues heures que jamais auparavant. En 2004-2005, les étudiants au travail ont consacré en moyenne 15,3 heures par semaine à leur emploi principal, comparativement à 13 ou à 14 heures par semaine dans les années 1980 et 1990. Au cours de l'été 2005, les étudiants de 15 à 24 ans ont gagné en moyenne 246,84 $ par semaine, en hausse de 2 % comparativement à 1998, ce résultat étant corrigé pour tenir compte de l'inflation. Comme les étudiants plus âgés touchaient un meilleur salaire et travaillaient de plus longues heures, ils ont gagné plus que les plus jeunes. Les étudiants plus âgés ont gagné 294,98 $ par semaine en moyenne l'été dernier, et les plus jeunes, 157,37 $. L'Alberta domine sur le plan des emplois durant l'année scolaire, alors que durant l'été c'est l'Île-du-Prince-Édouard qui est en têteLa province prospère de l'Alberta a été le chef de file au pays en ce qui concerne les taux d'emploi chez les étudiants inscrits à plein temps qui conjuguaient le travail et les études. Environ 44,3 % des étudiants à plein temps en Alberta ont eu un emploi durant l'année scolaire 2004-2005, comparativement à seulement 23,0 % à Terre-Neuve-et-Labrador. Les taux d'emploi étaient supérieurs à la moyenne nationale dans les provinces des Prairies, au Québec et en Ontario en 2004-2005. Toutes les provinces ont connu une croissance du taux d'emploi des étudiants inscrits à plein temps entre 1997-1998 et 2004-2005, la croissance la plus forte ayant eu lieu au Québec et au Nouveau-Brunswick. Toutefois, durant les mois d'été, l'Île-du-Prince-Édouard a dominé tous les marchés du travail provinciaux. L'été dernier, les deux tiers des étudiants à plein temps de cette province avaient un emploi (67,1 %), principalement dans les secteurs du tourisme et de l'agriculture. Les provinces des Prairies, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick suivaient de près. Dans les trois plus grandes provinces du Canada (soit l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique), les taux d'emploi des étudiants inscrits à plein temps l'été dernier étaient égaux ou inférieurs à la moyenne nationale. Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3701. L'étude «Les étudiants sur le marché du travail» est maintenant accessible en ligne dans le numéro d'avril 2006 de Questions d'éducation : Le point sur l'éducation, l'apprentissage et la formation au Canada, vol. 3, no 1 (81-004-XIF, gratuit). Ce numéro contient en outre un article intitulé «La déréglementation des frais de scolarité : Qui paie?». À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Éducation, puis Questions d'éducation. Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec le Service à la clientèle au (613) 951-7608 ou composez sans frais le 1 800 307-3382 (educationstats@statcan.gc.ca), Centre de la statistique de l'éducation. Télécopieur : (613) 951-9040. |
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