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Le jeudi 7 avril 2005

Enquête nationale sur la santé de la population - Obésité : un enjeu en croissance

1994-1995 à 2002-2003

Selon une nouvelle étude de l'obésité chez les Canadiens, une fois qu'une personne fait de l'embonpoint, elle est plus susceptible de prendre d'autres kilos que d'en perdre.

L'étude a révélé que presque le quart des Canadiens faisant de l'embonpoint en 1994-1995 étaient obèses en 2002-2003. Par contre, une proportion deux fois plus faible, soit environ 10 %, de personnes qui faisaient de l'embonpoint au départ avaient un poids santé huit ans plus tard.

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Ainsi, au cours des huit années à l'étude, plus de 1,1 million de Canadiens adultes se sont joints à la catégorie sans cesse grandissante des personnes obèses. Les femmes, les hommes plus jeunes et les membres de ménages à faible revenu étaient les plus susceptibles de devenir obèses.

L'étude est fondée sur des données longitudinales tirées de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) permettant de suivre le même groupe de personnes tous les deux ans pendant huit années. Au départ, les participants étaient âgés de 20 à 56 ans et, la dernière année de l'enquête, de 28 à 64 ans.

Les résultats de l'étude vont dans le sens des conclusions de recherches antérieures - et de ce que de nombreuses personnes ont déjà constaté - soit qu'il semble plus facile de prendre du poids que d'en perdre. Par conséquent, les interventions axées sur la prévention pourraient être plus efficaces que les programmes de perte de poids.

Les Canadiens faisant de l'embonpoint n'étaient pas les seuls à avoir pris du poids. L'étude a montré qu'entre 1994-1995 et 2002-2003, le tiers des personnes qui avaient un poids santé au début de la période ont commencé à faire de l'embonpoint.

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Profil différent chez l'homme et chez la femme

Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de passer d'un poids santé à l'embonpoint. À la fin des huit années, 38 % des hommes ayant un poids santé en 1994-1995 faisaient de l'embonpoint, comparativement à 28 % des femmes.

Cependant, la probabilité de passer de l'embonpoint à l'obésité était plus forte chez les femmes. En 2002-2003, 28 % des femmes qui faisaient de l'embonpoint au départ étaient obèses, comparativement à 20 % des hommes. Néanmoins, même dans le cas des hommes, étant donné le grand nombre qui faisaient de l'embonpoint en 1994-1995 (3,1 millions), cette proportion se traduisait par plus de 600 000 nouveaux cas d'obésité chez les hommes en moins d'une décennie, comparativement à près de 500 000 chez les femmes.

Bien que l'étude ne porte pas sur les enfants, les auteurs signalent que l'obésité des parents augmente significativement le risque d'obésité chez les enfants.

Plus grand risque d'obésité chez les hommes plus jeunes et les fumeurs

Parmi les personnes qui faisaient de l'embonpoint en 1994-1995, les jeunes adultes, particulièrement les hommes, couraient un risque plus élevé de devenir obèses.

Durant la période de huit ans étudiée, les hommes dans la vingtaine et la trentaine faisant de l'embonpoint étaient plus susceptibles de devenir obèses que ceux dans la cinquantaine. Le risque de devenir obèse était légèrement plus élevé chez les femmes faisant de l'embonpoint dans la vingtaine que chez celles dans la cinquantaine.

Les hommes faisant de l'embonpoint qui fumaient quotidiennement en 1994-1995 étaient près de 50 % plus susceptibles d'être obèses en 2002-2003 que ceux n'ayant jamais fumé.

Ce résultat semble être en contradiction avec ceux d'autres études selon lesquelles les fumeurs étaient moins susceptibles d'être obèses que ceux n'ayant jamais fumé. Toutefois, une analyse plus poussée des données de l'ENSP a également mis en évidence une prise de poids chez les personnes qui avaient cessé de fumer depuis 1994-1995.

Revenu plus élevé, risque d'obésité plus faible

Pour les hommes et pour les femmes, le fait d'être membre d'un ménage à revenu élevé était associé à un risque plus faible de devenir obèse.

Les hommes faisant de l'embonpoint et vivant dans les ménages appartenant aux catégories supérieures de revenu couraient un risque moindre que leurs homologues appartenant à la catégorie de revenu inférieure. Le risque de devenir obèse était d'environ 40 % plus faible pour les hommes dans les catégories supérieures de revenu que pour ceux dans la catégorie inférieure de revenu.

De même, les femmes appartenant aux catégories supérieures de revenu du ménage étaient moins susceptibles de devenir obèses que celles membres de ménages dans la catégorie de revenu inférieure. De nouveau, le risque de devenir obèse était de 40 % plus faible pour les femmes appartenant aux groupes à revenu supérieur.

L'activité physique et la consommation occasionnelle d'alcool offrent une certaine protection

Fait qui n'a rien de surprenant, les personnes faisant de l'embonpoint et ayant une limitation d'activité couraient un plus grand risque de devenir obèses.

L'étude a révélé une association statistiquement significative chez les hommes. À cause de leurs limitations physiques, certaines personnes peuvent être relativement inactives, ce qui accroît le risque de prendre du poids.

L'activité physique modérée, y compris marcher et se tenir debout, offre aux femmes qui font de l'embonpoint une certaine protection contre l'obésité.

Le risque de devenir obèse était près de 50 % plus faible chez les femmes faisant de l'embonpoint et qui consommaient de l'alcool à l'occasion que chez celles qui n'avaient jamais bu.

Bien qu'on observe une tendance comparable chez les hommes, l'association n'est pas statistiquement significative.

L'étude a également porté sur des différences géographiques, mais n'a révélé aucune association entre la région de résidence et le risque de devenir obèse.

Les résultats de cette étude étaient fondés sur des mesures de la taille et du poids autodéclarées par les participants à l'enquête. D'autres études ont montré que les hommes et les femmes qui participent à des enquêtes sur la santé ont tendance à sous-estimer leur poids et surestimer leur taille, ce qui peut aboutir à des sous-estimations des taux d'obésité et d'embonpoint. Il n'est pas clair quel en serait l'effet sur cette étude.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3225.

Le présent communiqué est fondé sur l'article intitulé Obésité : un enjeu en croissance (82-618-MWF2005003, gratuit), qui peut maintenant être consulté en ligne. Il s'agit du troisième de quatre articles à paraître dans la publication électronique En santé aujourd'hui, en santé demain? Résultats de l'Enquête nationale sur la santé de la population (82-618-MWF, gratuit). Le prochain article de la série portera sur le vieillissement en santé.

Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données de cet article, communiquez avec Jean-Marie Berthelot au (613) 951-3760 (jean-marie.berthelot@statcan.gc.ca) ou avec Christel Le Petit au (613) 951-3856 (christel.le-petit@statcan.gc.ca), Groupe d'analyse et de mesures de la santé.

Les microdonnées de l'ENSP sont disponibles dans les centres de données de recherche de Statistique Canada. Pour plus d'information, consultez la page Le programme des centres de données de recherche de notre site Web.

Pour commander des totalisations spéciales, communiquez avec les Services à la clientèle au (613) 951-1746 (hd-ds@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.

Pour plus de renseignements sur l'ENSP ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Mario Bédard au (613) 951-8933 (mario.bedard@statcan.gc.ca) ou avec France Bilocq au (613) 951-6956 (france.bilocq@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.



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Date de modification : 2005-04-07 Avis importants