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Le mercredi 26 janvier 2005 Étude : Les bons emplois disparaissent-ils au Canada?1981 à 2004Les salaires horaires ont été très stables au cours des deux dernières décennies et la proportion de travailleurs détenant des emplois faiblement rémunérés ou bien rémunérés a peu changé. Une nouvelle étude intitulée Les bons emplois disparaissent-ils au Canada ? révèle cependant que les travailleurs nouvellement embauchés ont vu leur salaire diminuer de façon importante par rapport à celui des autres travailleurs. Des articles récents publiés dans les médias aux États-Unis et au Canada ont évoqué la possibilité que de nouvelles formes de délocalisation, qui impliquent des emplois dans le secteur des services exigeant des qualifications élevées, pourraient avoir chassé des emplois à l'étranger et contribué à l'élimination des emplois bien rémunérés au Canada. Bien que cette étude n'examine pas de façon directe le lien entre la délocalisation et la perte d'emplois, elle ne trouve que peu d'éléments probants indiquant que les emplois bien rémunérés disparaissent au Canada depuis quelques années ou depuis le début des années 1980. En 2004, 11 % de tous les employés âgés de 25 à 64 ans occupaient des postes rémunérés à 30 $ l'heure ou plus. Ce pourcentage est supérieur au taux de 9 % observé en 1981.
Toutefois, les travailleurs nouvellement embauchés, soit ceux qui ont deux ans d'ancienneté ou moins, ont perdu du terrain par rapport à leurs collègues ayant plus d'ancienneté au cours de la même période. Par exemple, les hommes nouvellement embauchés âgés de 25 à 64 ans ont vu leur salaire médian chuter de 13 % de 1981 à 2004. Par ailleurs, leurs collègues ayant plus de deux ans d'ancienneté ont vu leur salaire augmenter de 4 %. En général, les travailleurs et les travailleuses nouvellement embauchés, jeunes ou vieux, ont subi un recul de leur salaire comparativement à leurs collègues ayant plus d'ancienneté. Les salaires relatifs des nouveaux employés ont diminué chez les diplômés universitaires ainsi que chez les travailleurs moins instruits. Ils ont également diminué dans le secteur manufacturier et dans d'autres industries.
L'étude a également démontré que les travailleurs nouvellement embauchés ont occupé de plus en plus d'emplois temporaires depuis la fin des années 1980. De tous les employés du secteur privé récemment embauchés en 1989, 11 % occupaient un emploi temporaire. En 2004, la proportion correspondante était de 21 %, soit près du double. Alors que le pourcentage de travailleurs canadiens qui occupent des postes bien rémunérés n'a pas diminué depuis les deux dernières décennies, le pourcentage de travailleurs couverts par un régime de pension agréé (RPA) a diminué dans l'ensemble. La baisse de la participation à un RPA n'a pas été uniforme entre les divers groupes de travailleurs. La participation à un RPA a diminué considérablement chez les hommes âgés de 25 ans et plus, tandis qu'elle a diminué légèrement chez les femmes âgées de 25 à 34 ans. Toutefois, la participation a augmenté chez les femmes âgées de 45 à 54 ans. On ne sait pas si le recul de la participation à un RPA chez les hommes a été entièrement compensé par une augmentation de la participation à un régime enregistré d'épargne retraite collectif (REER collectif). Toutefois, ce recul implique que les employés de sexe masculin participent moins souvent à un régime à prestations déterminées que leurs collègues du début des années 1980. Cela s'explique par le fait que les REER collectifs, contrairement à la plupart des RPA, ne garantissent pas aux travailleurs des prestations déterminées au moment où ces derniers prennent leur retraite. Aucun recul de l'importance relative des emplois bien rémunérésLe salaire médian des travailleurs canadiens a peu varié au cours des deux dernières décennies. Malgré les progrès accomplis par la main-d'oeuvre en ce qui concerne l'expérience et le niveau de scolarité, le salaire médian des employés âgés de 25 à 64 ans n'a été, en 2004, que de 2 % supérieur à celui de 1981. Au cours de cette période, l'importance relative des emplois bien rémunérés sur le marché du travail au Canada n'a pas diminué. De tous les travailleurs âgés de 25 à 64 ans, 22 % ont gagné 25 $ ou plus l'heure en 2004. En 1981, on en comptait 18 %. Tandis que le pourcentage de travailleurs canadiens occupant des emplois bien rémunérés n'a pas diminué, la proportion de ceux qui occupaient des emplois faiblement rémunérés n'a pas crû. En 2004, 16 % des employés âgés de 25 à 64 ans gagnaient moins de 10 $ l'heure. En 1981, 17 % des employés touchaient ces taux de rémunération. Les nouveaux employés ont perdu du terrainBien que le pourcentage de travailleurs canadiens occupant des emplois bien rémunérés n'ait pas diminué, les nouveaux employés ont perdu du terrain comparativement à leurs collègues qui comptent plus d'ancienneté. Par exemple, le salaire médian des femmes nouvellement embauchées a chuté de 2 % entre 1981 et 2004. À l'opposé, celui de leurs collègues ayant plus de deux ans d'ancienneté a augmenté de 14 %. Sauf pour les femmes âgées de 25 à 34 ans, le salaire des hommes et des femmes nouvellement embauchés a reculé par rapport à celui des autres travailleurs de tous les groupes d'âge. Par exemple, les salaires médians des hommes et des femmes nouvellement embauchés âgés de 45 à 64 ans ont stagné ou bien reculé entre 1981 et 2004. Par contre, ceux de leurs collègues ayant plus d'ancienneté ont augmenté, ayant enregistré une augmentation variant de 14 % à 22 %. Le recul des salaires des nouveaux employés ne s'observe pas que dans une industrie en particulier. Les hommes nouvellement embauchés dans le secteur manufacturier ont vu leur salaire médian chuter de 19 % entre 1981 et 2004, comparativement à une baisse de 11 % pour ceux des industries non manufacturières.
De plus en plus, les nouveaux employés sont affectés à des emplois temporairesTandis que les salaires offerts aux nouveaux employés ont diminué par rapport à ceux offerts pour d'autres employés, le genre d'emplois qu'on leur offre a également changé.
Les nouveaux employés se sont vu offrir de plus en plus d'emplois temporaires. De toutes les femmes nouvellement embauchées en 2004, 23 % occupaient des emplois temporaires, soit plus de deux fois le taux de 11 % enregistré en 1989. En ce qui concerne leurs collègues de sexe masculin, 20 % occupaient des emplois temporaires en 2004, comparativement à seulement 12 % en 1989. De même, les nouveaux employés ont occupé de plus en plus des postes non syndiqués. Par exemple, le taux de syndicalisation des hommes nouvellement embauchés a diminué de près de 20 points de pourcentage, étant passé de 38 % en 1981 à 19 % en 2004. Cela équivaut au double de la chute d'adhésion syndicale observée chez les autres employés de sexe masculin. Pour ce groupe, le taux de syndicalisation a diminué pour passer de 48 % en 1981 à 39 % en 2004. Chute de la participation à un régime de pensionEntre-temps, la proportion de travailleurs canadiens couverts par un RPA a diminué. En 2000, 41 % de tous les employés (y compris ceux âgés de moins de 25 ans) bénéficiaient d'un RPA, comparativement à 47 % en 1981. Dans l'ensemble, les hommes ont vu leur taux de couverture par un RPA diminuer de plus de 10 points de pourcentage au cours des deux dernières décennies. En 2000, 42 % de tous les employés de sexe masculin avaient un RPA, soit bien moins que la proportion de 54 % enregistrée en 1981. Par ailleurs, les femmes ont connu une légère augmentation de leur participation à un RPA durant la même période. Toutefois, cette hausse n'a pas été observée dans tous les groupes d'âge. La participation à un régime de pension a diminué légèrement chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, et elle a augmenté chez celles âgées de 45 à 54 ans. Le document de recherche Les bons emplois disparaissent-ils au Canada? (11F0019MIF2005239, gratuit) est maintenant accessible en ligne. À partir de la page d'accueil, sélectionnez Études, sous Parcourir les périodiques et les séries analytiques, choisissez Gratuits et payants, puis, sous Séries, sélectionnez Direction des études analytiques. Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec René Morissette au (613) 951-3608, Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail. |
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