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Le lundi 23 juin 2003 La fracture numérique dans les écoles : l'accès des élèves à l'utilisation de l'ordinateurD'après l'un des premiers documents de recherche publiés dans le cadre du nouveau Programme des centres de données de recherche, les écoles semblent jouer un rôle essentiel pour compenser la «fracture numérique» entre les élèves des écoles secondaires rurales et urbaines au chapitre de l'accès à l'ordinateur et de sa fréquence d'utilisation. Toutefois, il semble en aller autrement en ce qui concerne deux autres formes de fracture numérique, soit l'écart entre les garçons et les filles et l'écart entre les élèves dont les parents sont peu instruits et ceux dont les parents sont très instruits. Les filles, en particulier, ont tendance à posséder des niveaux d'habileté inférieurs à l'égard de l'ordinateur. La grande majorité des jeunes urbains et des jeunes ruraux, soit environ 96 % dans les deux cas, ont déclaré avoir utilisé un ordinateur au cours des 12 mois précédant l'Enquête sociale générale (ESG) de 2000, qui recueillait des renseignements sur l'utilisation de la technologie. Toutefois, l'étude révèle que les élèves des écoles secondaires rurales sont proportionnellement moins nombreux à disposer d'un ordinateur à la maison que leurs homologues des régions urbaines. Les données de l'Enquête auprès des jeunes en transition montrent que seulement 8 % des ménages comptant des élèves de 15 et 16 ans dans les villes de 100 000 habitants et plus ont affirmé ne pas avoir d'ordinateur à la maison. Toutefois, la proportion est deux fois plus élevée, soit environ 18 %, chez les élèves des villages de moins de 3 000 habitants.
Par contre, 29 % des élèves qui vivent dans un village rural ont déclaré avoir utilisé l'ordinateur à l'école presque chaque jour, contre seulement 19 % de leurs homologues des villes. De plus, 8 % des jeunes de milieu rural ont déclaré avoir utilisé l'ordinateur à la bibliothèque presque chaque jour, contre seulement 4 % des élèves de milieu urbain. Cette tendance semble indiquer que les écoles et les localités rurales ont réussi à offrir l'accès à l'ordinateur aux élèves des régions rurales qui n'ont pas d'ordinateur à la maison. D'après l'ESG, 60 % des élèves ruraux ont appris à se servir de l'ordinateur dans le cadre du programme scolaire, contre seulement 45 % des élèves urbains. En outre, les jeunes urbains sont proportionnellement plus nombreux à affirmer avoir appris par intérêt personnel. Les élèves des régions rurales sont relativement désavantagésÀ partir des données du volet canadien de la Deuxième étude internationale sur la technologie en éducation, on a mesuré l'utilisation des ressources technologiques dans les écoles. Dans l'ensemble, d'après les réponses des directeurs d'école et des professeurs d'informatique, les écoles rurales semblent, à divers égards, être désavantagées par rapport aux écoles urbaines. Les écoles rurales sont proportionnellement moins nombreuses à disposer d'un spécialiste chevronné ou d'un professeur spécialement affecté à l'enseignement de l'informatique. Les écoles rurales ont déclaré avoir moins accès à des didacticiels et utiliser moins de types de logiciels ciblés et spécialisés que les écoles urbaines. De plus, elles sont moins susceptibles d'offrir aux professeurs d'informatique une formation technique diversifiée. Par contre, les écoles rurales semblent disposer d'un plus grand nombre d'ordinateurs par élève. On observe également un léger écart dans les types de tâches pour lesquelles les jeunes ruraux et les jeunes urbains utilisent l'ordinateur. Si les élèves ruraux et les élèves urbains semblent s'adonner aux mêmes types d'activités liées aux TIC, les jeunes urbains sont cependant plus nombreux que leurs homologues ruraux à déclarer avoir navigué sur Internet et utilisé le courrier électronique au cours de l'année précédente. L'écart dans l'accès à l'ordinateur selon le sexe et le statut socioéconomiqueLa fracture numérique entre les sexes au chapitre de l'accès à l'ordinateur est peu prononcée. Les données de l'ESG montrent que 97 % des garçons et des filles ont utilisé l'ordinateur au cours de l'année précédant l'enquête. En outre, les données de l'Enquête auprès des jeunes en transition révèlent que 13 % des filles ont déclaré ne pas disposer d'ordinateur à la maison, contre 11 % de leurs homologues masculins. Toutefois, même si les garçons et les filles déclarent des niveaux relativement similaires d'utilisation, les garçons ont tendance à utiliser les ordinateurs de façon plus diversifiée, telle que la programmation, l'utilisation des programmes graphiques et des tableurs électroniques, et de logiciel d'édition électronique. Environ 57 % des étudiants ont affirmé utiliser leur ordinateur domestique tous les jours, contre seulement 45 % des étudiantes. Les données révèlent que les étudiantes et les jeunes dont les parents ont un faible niveau d'instruction sont proportionnellement moins nombreux à avoir accès à l'ordinateur à la maison. (Pour les besoins de l'étude, on a mesuré le statut socioéconomique en fonction du niveau d'instruction des parents.) Le tiers des jeunes dont les parents étaient peu instruits ont déclaré ne pas avoir d'ordinateur à la maison, contre 13 % des jeunes dont les parents avaient fait des études secondaires. Seulement 7 % des jeunes dont les parents avaient fait des études postsecondaires ont affirmé ne pas avoir d'ordinateur à la maison. Les élèves ayant déclaré ne pas avoir utilisé d'ordinateur au cours des 12 mois précédant l'ESG étaient habituellement issus de familles dont au moins un des parents avait un faible niveau d'instruction. Ces jeunes dont les parents ont un faible niveau d'instruction semblent avoir accès à l'ordinateur à l'école ou à la bibliothèque autant que les élèves qui proviennent des ménages plus scolarisés. Cette tendance semble indiquer que les étudiantes et les jeunes issus de ménages dont les parents sont moins instruits ne sont pas désavantagés à l'école. Toutefois, ces élèves ne compensent pas l'absence d'ordinateur à la maison en utilisant davantage l'ordinateur à l'école ou à la bibliothèque. Définitions, source de données et méthodes : numéros d'enquête, y compris ceux des enquêtes connexes, 4435 et 4505. Le document de recherche La fracture numérique dans les écoles canadiennes : facteurs qui ont des répercussions sur l'accès aux technologies de l'information et leur utilisation par les élèves Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Patrice de Broucker au (613) 951-3852. Pour plus de renseignements sur le Programme des centres de données de recherche, communiquez avec Gustave Goldmann au (613) 951-1472, Programme des centres de données de recherche. |
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