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Le jeudi 18 juillet 2002 Enquête sur le lieu de travail et les employés: de meilleurs emplois dans la nouvelle économie?1999Les travailleurs des industries axées sur le savoir reçoivent des salaires relativement élevés, ont de bons avantages sociaux et bénéficient souvent de services de loisirs et de conditionnement physique, de même que de programmes d'aide aux employés. Cependant, ils sont nombreux à effectuer des heures de travail passablement longues et ceux d'entre eux qui travaillent dans le secteur des services ont rarement accès à un système de griefs officiel dans leur lieu de travail. Voilà quelques-unes des conclusions d'une nouvelle étude réalisée à l'aide des données de l'Enquête de 1999 sur le milieu de travail et les employés (EMTE). Cette étude paraît aujourd'hui dans le numéro en ligne de L'emploi et le revenu en perspective L'étude compare les emplois dans les industries qui produisent des technologies, des produits et des services axés sur le savoir avec les emplois du reste du secteur privé. En 1999, un peu plus de 7 % des emplois du secteur privé étaient dans ces industries. Plus précisément, l'étude a classé les industries en cinq groupes absolument exclusifs: le groupe des industries axées sur le savoir dans le secteur des biens (représentant 4 % des emplois du secteur privé); le groupe des industries axées sur le savoir dans le secteur des services (3 %); le groupe des autres industries productrices de biens (20 %); le groupe du commerce de détail et des services aux consommateurs (21 %); et le groupe des services professionnels et des autres services (51 %). L'étude examine les caractéristiques d'emploi comme les heures de travail, le salaire horaire, la participation à un régime de pension, les options d'achat d'actions, les programmes d'aide personnelle et familiale, le travail d'équipe, l'évaluation du rendement, les systèmes de griefs et la satisfaction au travail.
Les travailleurs des industries axées sur le savoir reçoivent des salaires relativement élevésEn moyenne, les employés des industries axées sur le savoir ont gagné 24,09 $ l'heure en 1999, soit 32 % de plus que les 18,19 $ reçus par les employés d'autres industries. L'écart salarial entre les industries axées sur le savoir et les autres industries était de 14 % pour les diplômés de l'université, comparativement à 31 % pour les travailleurs ayant une certaine éducation postsecondaire. Les employés des entreprises axées sur le savoir gagnent un salaire relativement élevé pour un certain nombre de raisons. Ils sont généralement plus instruits que les autres travailleurs et ont tendance à travailler pour de plus grandes entreprises, qui offrent habituellement des salaires plus élevés. Ils peuvent aussi recevoir un salaire plus élevé en compensation du coût de la vie relativement élevé des grands centres où ces entreprises sont souvent situées. Bon nombre de ces employés exercent une profession très payante, notamment en ingénierie et en sciences. Enfin, certains, comme les diplômés de l'université, peuvent recevoir des salaires élevés en compensation de leurs semaines de travail relativement longues. Après avoir tenu compte de ces facteurs, l'écart entre le salaire horaire des employés des entreprises axées sur le savoir et les autres employés chute de 32 % à 8 %. Il est difficile de savoir si l'écart qui reste reflète un simple avantage salarial ou plutôt une compensation pour un plus grand effort de travail ou de plus grandes responsabilités. Les employés des entreprises axées sur le savoir ont souvent des options d'achat d'actionsLes employés des entreprises axées sur le savoir n'étaient pas nécessairement mieux couverts par un régime de pension agréé que les autres travailleurs. Par exemple, 40 % des employés des entreprises de services axées sur le savoir disposaient d'un régime de retraite en 1999, comparativement à 48 % de leurs homologues des services professionnels et des autres services. Cependant, 31 % des employés des entreprises de service axées sur le savoir ont reçu des options d'achat d'actions, soit cinq fois la proportion de 6 % des employés des services professionnels et des autres services. En moyenne, les employés des entreprises axées sur le savoir avaient, plus souvent que les autres, une assurance-vie et invalidité, une assurance médicale supplémentaire et un régime d'assurance dentaire. Ils étaient aussi plus susceptibles d'avoir un régime de participation aux bénéfices. Les employés des entreprises axées sur le savoir bénéficient souvent de services de conditionnement physique et de programmes d'aide aux employésLes rapports des media portent à croire que les établissements de technologie de pointe offrent des installations de conditionnement physique pour aider les employés à composer avec les semaines de travail relativement longues. Cette étude a confirmé ce point de vue. Environ 25 % des employés des entreprises axées sur le savoir travaillaient dans un endroit qui offrait des services de conditionnement physique et de loisirs (sur place ou non). Les chiffres correspondants pour les autres industries productrices de biens, les services professionnels et les autres services ainsi que le commerce de détail et les services aux consommateurs étaient de 15 %, de 17 % et de 5 % respectivement. De plus, 40 % des employés des entreprises axées sur le savoir avaient accès à des programmes d'aide aux employés (consultation, services d'intervention en toxicomanie, aide financière ou juridique). Des programmes de ce genre étaient mis à la disposition de 35 %, de 29 % et de 8 % des salariés des services professionnels et des autres services, des autres industries de biens ainsi que des commerces de détail et des services aux consommateurs, respectivement. Les diplômés de l'université dans les entreprises axées sur le savoir effectuent beaucoup d'heures de travailComparativement à leurs homologues du reste des secteurs de l'économie, les diplômés de l'université qui travaillaient à temps plein dans les entreprises axées sur le savoir effectuaient soit plus d'heures, soit plus d'heures supplémentaires non rémunérées. Leur semaine de travail, comprenant les heures supplémentaires non rémunérées, était en moyenne de 46,6 heures. Ils travaillent donc au moins deux heures de plus que les employés des services professionnels et des autres services (44,3) ou que ceux du commerce de détail et des services aux consommateurs (44,4). Les diplômés de l'université travaillant à temps plein dans des entreprises axées sur le savoir n'ont pas effectué plus d'heures de travail que leurs homologues des autres industries de production de biens (46,7), mais ils ont effectué plus d'heures supplémentaires non rémunérées (5,3 contre 3,7). Ces tendances ne s'appliquent pas à tous les niveaux d'instruction. En fait, l'étude a montré que les employés à temps plein des entreprises axées sur le savoir qui avaient une certaine instruction postsecondaire ou une formation moindre n'effectuaient pas, en moyenne, plus d'heures que leurs homologues des autres industries. Dans le secteur des services, peu ont accès à un système de griefs officielEn 1999, 20 % des employés des entreprises axées sur le savoir étaient syndiqués, comparativement à 13 % des employés du commerce de détail et des services aux consommateurs, et à 33 % des employés des services professionnels et des autres services ou des autres industries de production de biens. Toutefois, il existe des différences importantes à l'intérieur des entreprises axées sur le savoir. Environ 14 % des employés des entreprises de production de services étaient syndiqués, comparativement à 25 % dans les entreprises de production de biens. Par conséquent, seulement 18 % des employés des entreprises de services axées sur le savoir ont dit avoir accès à un système de griefs officiel comme un comité de gestion de la main-d'oeuvre ou un arbitre provenant de l'extérieur. En revanche, 46 % des employés des entreprises de biens axées sur le savoir, 41 % des employés des services professionnels et des autres services et 38 % des employés des autres industries de production de biens ont dit avoir accès à un système de ce genre. L'évaluation du rendement est plus fréquente dans les entreprises axées sur le savoirAu moins 65 % des employés des entreprises axées sur le savoir se sont soumis à une évaluation de leur rendement par un processus standard, comparativement à seulement 45 % à 58 % des salariés des autres secteurs. De plus, les employés des entreprises axées sur le savoir voyaient leur salaire ou leurs avantages sociaux modifiés par les résultats d'une évaluation de leur rendement deux fois plus souvent que les autres employés. L'évaluation du rendement était donc plus systématique dans le secteur axé sur le savoir que dans d'autres secteurs. L'article «De meilleurs emplois dans la nouvelle économie?» paraît aujourd'hui dans la version en ligne de juillet 2002 de L'emploi et le revenu en perspective, vol. 3, no 7 (75-001-XIF, 5 $ / 48 $). Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec René Morissette au (613) 951-3608 (rene.morissette@statcan.gc.ca), Division de l'analyse des entreprises et du marché du travail. |
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