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L'homicide au Canada

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La police a déclaré 610 homicides en 2009, soit un nombre pratiquement inchangé par rapport à 2008. Le nombre d'homicides attribuables à des gangs a diminué de 10 % par rapport à l'année précédente, mais il correspondait toujours à 1 homicide sur 5 en 2009.

 Le taux d'homicides a atteint un sommet au milieu des années 1970

Après avoir atteint un sommet au milieu des années 1970, le taux national d'homicides pour 100 000 habitants a suivi une tendance générale à la baisse jusqu'en 1999, pour se stabiliser par la suite.

En 2009, les victimes d'homicide étaient plus souvent poignardées. La police a dénombré 210 homicides commis avec une arme pointue, 179 à l'aide d'une arme à feu, 116 au moyen d'une volée de coups et 43 par étranglement ou étouffement. Dans environ les deux tiers des homicides commis à l'aide d'une arme à feu, une arme de poing avait été utilisée.

Comme on l'avait constaté au cours des années antérieures, la vaste majorité des victimes connaissaient leur tueur. Sur les 454 victimes d'homicides résolus par la police en 2009, 14 % ont été tuées par un conjoint, 19 %, par un autre membre de la famille, 39 %, par une connaissance, 9 %, par une personne qu'elles avaient connue dans le cadre d'une relation criminelle et 18 %, par un étranger.

Parmi les provinces, le Manitoba a enregistré le taux d'homicides le plus élevé pour une troisième année consécutive; il était suivi de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. L'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador ont connu les taux les plus faibles.

Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR), Abbotsford–Mission affichait le plus fort taux d'homicides pour une deuxième année d'affilée, suivie de Thunder Bay et de Winnipeg.

En 2009, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans qui étaient les auteurs présumés d'homicides s'est élevé à 78, soit 23 de plus qu'en 2008. Ce nombre représentait le deuxième taux pour 100 000 jeunes en importance en plus de 30 ans.

Les homicides attribuables à des gangs sont en baisse

La police a dénombré 124 homicides attribuables à des gangs en 2009, soit 14 de moins qu'en 2008. Ce recul était surtout dû à la diminution observée en Alberta, où les homicides attribuables à des gangs ont diminué pour passer de 35 en 2008 à 13 en 2009.

Parmi les 10 plus grandes RMR, Winnipeg a affiché le taux le plus élevé d'homicides attribuables à des gangs, suivie de Vancouver. La police a déclaré 30 homicides attribuables à des gangs à Toronto, soit le nombre le plus élevé de toutes les RMR. Toutefois, compte tenu de la population, le taux pour 100 000 habitants de cette dernière ville était le troisième en importance.

Les homicides commis à l'aide d'une arme à feu diminuent

La police a dénombré 179 homicides commis à l'aide d'une arme à feu en 2009, soit 21 de moins qu'en 2008. Exprimé en un taux, le recul se situait à 12 %, renversant la tendance à la hausse enregistrée entre 2002 et 2008. Avant 2002, les taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu étaient en recul depuis le milieu des années 1970.

Sur les 179 homicides commis à l'aide d'une arme à feu, 112 mettaient en cause une arme de poing, 29, une carabine ou un fusil de chasse et 14, une carabine ou un fusil de chasse à canon tronqué. Ces trois catégories ont affiché un déclin en 2009.

Parmi les 10 plus grandes RMR, Vancouver et Toronto ont enregistré les plus forts taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu en 2009. Les armes de poing étaient toujours les armes à feu les plus souvent utilisées pour perpétrer des homicides dans les grandes régions métropolitaines.

Les deux tiers des armes à feu récupérées ne sont pas enregistrées

Entre 2005 et 2009, la police a récupéré 253 armes à feu ayant servi dans des homicides et pour lesquelles l'état d'enregistrement de l'arme à feu auprès du Registre canadien des armes à feu était connu.

De celles-ci, 31 % étaient enregistrées alors que 69 % ne l'étaient pas. Sur les armes à feu qui étaient enregistrées, 67 % étaient des carabines ou des fusils de chasse, 22 % étaient des armes de poing et 12 % étaient des carabines ou des fusils de chasse à canon tronqué.

Également au cours de cette période de cinq ans, la police a pu déterminer qui était le propriétaire de l'arme dans 212 affaires d'homicide. De ces armes, 49 % appartenaient à l'auteur présumé, 8 %, à la victime et 43 %, à une autre personne.

Les homicides entre conjoints augmentent un peu

La police a déclaré 65 homicides entre conjoints en 2009, soit 3 de plus qu'en 2008. En dépit de cette hausse, le taux d'homicides entre conjoints suit une tendance générale à la baisse depuis le milieu des années 1970.

Les femmes sont toujours environ trois fois plus susceptibles que les hommes d'être les victimes d'un homicide aux mains d'un conjoint. En 2009, 49 femmes ont été tuées par un conjoint actuel ou ancien, c'est-à-dire 4 de plus qu'en 2008. Par comparaison, 15 hommes ont été tués par une conjointe, à savoir 2 de moins qu'en 2008. En outre, on a dénombré 1 homicide entre conjoints du même sexe.

De plus, les femmes continuent d'être davantage à risque de se faire tuer par un ex-conjoint. En 2009, 14 des 49 conjointes victimes ont été tuées par un conjoint séparé ou divorcé, comparativement à 2 des 15 conjoints victimes.

Données stockées dans CANSIM : tableaux 253-0001 à 253-0006.

Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3315.

L'article de Juristat : «L'homicide au Canada, 2009», vol. 30, no 3 (85-002-X, gratuit), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Ressource clé. Choisissez Tous les sujets, ensuite Crime et justice, puis Juristat.

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec les Services à la clientèle au 613-951-9023 ou composez sans frais le 1-800-387-2231, Centre canadien de la statistique juridique.

Tableau 1

Homicides selon la région métropolitaine de recensement
Région métropolitaine de recensement 2009
  nombre taux1
500 000 habitants et plus    
Winnipeg 32 4,15
Vancouver 61 2,62
Edmonton 30 2,58
Calgary 24 1,95
Toronto 90 1,61
Hamilton 9 1,26
Montréal 44 1,15
Ottawa² 10 1,08
Kitchener–Cambridge–Waterloo 4 0,77
Québec 2 0,27
100 000 à moins de 500 000 habitants    
Abbotsford–Mission 9 5,22
Thunder Bay 6 5,01
Saguenay 5 3,44
Halifax 12 3,01
Kingston 4 2,52
Grand Sudbury 4 2,43
Saskatoon 6 2,26
Trois-Rivières 3 2,02
Regina 4 1,88
Kelowna 3 1,68
Windsor 5 1,51
Moncton 2 1,49
Brantford 2 1,44
St. Catharines–Niagara 5 1,13
Victoria 3 0,85
Peterborough 1 0,82
Guelph 1 0,81
Oshawa 3 0,75
Gatineau³ 2 0,66
London 3 0,61
Sherbrooke 1 0,54
Barrie 1 0,51
St. John's 0 0,00
Saint John 0 0,00
Les taux sont calculés pour 100 000 habitants.
Ottawa correspond à la partie ontarienne de la région métropolitaine de recensement d'Ottawa–Gatineau.
Gatineau correspond à la partie québécoise de la région métropolitaine de recensement d'Ottawa–Gatineau.

Tableau 2

Homicides selon la province ou le territoire
  2009 
  nombre taux1
Canada 610 1,81
Terre-Neuve-et-Labrador 1 0,20
Île-du-Prince-Édouard 0 0,00
Nouvelle-Écosse 15 1,60
Nouveau-Brunswick 12 1,60
Québec 88 1,12
Ontario 178 1,36
Manitoba 57 4,66
Saskatchewan 36 3,49
Alberta 95 2,58
Colombie-Britannique 118 2,65
Yukon 2 5,94
Territoires du Nord-Ouest 2 4,60
Nunavut 6 18,64
Les taux sont calculés pour 100 000 habitants.